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contrats passés en moyenne par an

Démarré par Elia, Décembre 22, 2017, 12:03:38 PM

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0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

fanchic

Citation de: Vivaelparaguay le Janvier 15, 2018, 02:16:18 PM
C'est à peu près ça, même si il faut BEAUCOUP aider les moe dans l'analyse, l'expression des besoins, la réponse aux questions pendant consultation...Mais pour les marchés moins "habituels" on peut se charger du sourcing, de l'expression de besoins, de l'analyse.

Se pose la question de confier la mission ACT aux MOE... Malheureusement en bâti elle n'est pas sécable de la mission de base

Quand on leur lâche 3K, 6K, 10K et plus pour des analyses lacunaires, voir erronées, çà me fout en rogne

Quand j'étais seul "acheteur" chez un bailleur social, j'étais également à 30-40 consultations annuelles pour 100 contrats signés environ, avec effectivement pas mal de SAV en exécution et pas mal de reprises d'ACT de MOE
You're entering a world of pain...a world of pain

Dorca

Citation de: fanchic le Janvier 16, 2018, 06:21:17 AM
Se pose la question de confier la mission ACT aux MOE... Malheureusement en bâti elle n'est pas sécable de la mission de base

Quand on leur lâche 3K, 6K, 10K et plus pour des analyses lacunaires, voir erronées, çà me fout en rogne

Quand j'étais seul "acheteur" chez un bailleur social, j'étais également à 30-40 consultations annuelles pour 100 contrats signés environ, avec effectivement pas mal de SAV en exécution et pas mal de reprises d'ACT de MOE

+8000 Là ou je suis actuellement, pour encore peu de temps, je commence à évoquer la possibilité d'appliquer des réfactions sur l'élément de mission quand on estime que ça ne correspond pas au niveau de prestation que l'on peut légitimement attendre (c'est politiquement chaud et il faut assumer le relationnel derrière avec le MOE... mais je rejoins fanchic... on parle d'argent public et payer plein bu une prestation bien souvent faite qu'en partie... je trouve ça gênant à titre personnel)...

Parce que finalement l'ACT, s'agissant de certaines opérations, elle s'apparente davantage à nous contacter pour nous demander ce qu'on peut/doit faire ou à nous demander de trouver des solutions quand il y a un problème, qu'à faire un vrai travail en la matière (et bien souvent pour la mission DCE on est un peu dans le même registre...) (attention je ne généralise pas, nous avons des MOe qui sont juridiquement très pointus ou disposent de juristes/service juridique ultra compétent, mais globalement, surtout en bâtiment, c'est un peu léger... je revois des RACO avec une analyse de 4 lignes s'agissant de la valeur technique pour des lots présentant une vraie complexité/technicité et des offres pour le moins hétérogènes et ce, pour des montants loin d'être anodins... bref...).

Vivaelparaguay

D'accord avec vous, mais le constat est inquiétant dans la mesure où on fait face à BEAUCOUP plus d'ACT bâclées, erronées, et relevant du risque pénal pour le pouvoir adjudicateur que d'ACT correctement réalisées par les MOE.

Ils ne connaissent pas les principes, ça ne les intéresse pas, il est difficile de leur faire faire ce travail, et comme partout et tout le monde, on est bien les seuls clients du monde entier à les emmerder avec ça  ::)

hpchavaz

#33
Citation de: Dorca le Janvier 16, 2018, 09:31:56 AM...
Parce que finalement l'ACT, s'agissant de certaines opérations, elle s'apparente davantage à nous contacter pour nous demander ce qu'on peut/doit faire ou à nous demander de trouver des solutions quand il y a un problème, qu'à faire un vrai travail en la matière (et bien souvent pour la mission DCE on est un peu dans le même registre...) (attention je ne généralise pas, nous avons des MOe qui sont juridiquement très pointus ou disposent de juristes/service juridique ultra compétent, mais globalement, surtout en bâtiment, c'est un peu léger... je revois des RACO avec une analyse de 4 lignes s'agissant de la valeur technique pour des lots présentant une vraie complexité/technicité et des offres pour le moins hétérogènes et ce, pour des montants loin d'être anodins... bref...).
A la décharge des MOE, chaque Acheteur ayant ses "pratiques", il est assez normal qu'ils demandent "ce qu'on peut/doit faire" et quelles solutions  peuvent être retenues.
Disclaimer : Mes contributions ne sont pas des avis juridiques ; elles ne sont que l'avis d'un praticien.

Vivaelparaguay

Il est moins normal qu'ils ne le fassent pas ou mal une fois qu'on le leur a expliqué trois fois, en plus du document synthétique qui dit la même chose, mais par écrit  ;D

Dorca

Citation de: Vivaelparaguay le Janvier 17, 2018, 03:14:12 PM
Il est moins normal qu'ils ne le fassent pas ou mal une fois qu'on le leur a expliqué trois fois, en plus du document synthétique qui dit la même chose, mais par écrit  ;D

Et surtout avant cela qu'ils ne nous donnent pas au moins leur avis de "sachant" et fassent des propositions au titre de leur devoir de conseil ;D

Vivaelparaguay

#36
J'ai rédigé dernièrement un document en cherchant à être le plus succinct et clair possible, sur les méthodes de notation. Comment faire, quoi éviter, avec des principes et des exemples.... Les techniciens m'expliquent que leurs moe ne s'y retrouveront jamais, ne comprendront pas, et même, ne lirons pas le document car il est trop long. Il faut faire des illustrations en deux pages maxi avec des petits bonshommes, "tu sais, comme les publications de la com".

Rappelez moi, architecte c'est quel niveau d'étude ? Je m'adresse à des enfants de 8 ans dans le but de les distraire ou je donne des indications à des professionnels formés et compétents, dans le cadre d'un travail rémunéré ?

Je suis de plus en plus régulièrement confronté à ça, l'usage d'un français correct qui exprime les choses de manière précises et nuancées est de moins en moins toléré, les gens n'ont pas honte de dire qu'une page de texte c'est trop, et que si on dépasse les trois syllabes ou les constructions type "sujet verbe complément" ils ne comprennent pas.

Vous voyez ça chez vous aussi ? Jusqu'à maintenant ma maîtrise du français a toujours été un atout, c'est en train de changer.

Ponta

C'est tristement vrai.
Je commence de plus en plus à éviter les nuances. A la place, je mets choix 1, choix 2, choix 3... Ca parle mieux à mes élus...... :-[
La simplification a des vertus mais la simplification est parfois incomplète voire inexacte.
Agoraddicted

Qui fait le malin, finit dans le ravin.
Bon, ça ne s'écrit pas avec un C.

hpchavaz

Les difficultés en phase d'analyse ont généralement pour origine :

I/ Candidatures
En l'absence de référentiel, Jusqu'où et comment la capacité des candidats doit-elle appréciée ?

II/ Offres

a) Conformité
Au-delà de la conformité réglementaire et des pratiques de l'Acheteur en matière de régularisation (systématique ou non, avec quelle limite), la conformité technique n'est pas toujours aussi binaire que l'on pourrait le croire(*)
Remarque : les variantes sont sources de nombreux problèmes tant en ce qui concerne la conformité que la notation.

b) Notation
Lors de la réflexion amont notamment lors de la définition des critères et de la pondération, il faut demander comment ces critères seront mis en oeuvre dans le détail i.e. qu'elle sera la méthode de notation pour chaque critère/sous-critère/élément d'analyse.
Cela est non seulement nécessaire opérationnellement dans tous les cas mais à défaut d'être  juridiquement obligatoire(**), cela est une précaution utile.

c) PSE
Au vu des débats sur ce site, on peut comprendre la difficulté des moe

*) par exemple quand on indique un référence « ou équivalent » jusqu'où va l'équivalence ?
**) et encore, cela se discute
Disclaimer : Mes contributions ne sont pas des avis juridiques ; elles ne sont que l'avis d'un praticien.

fanchic

Citation de: Vivaelparaguay le Janvier 17, 2018, 05:59:30 PM
J'ai rédigé dernièrement un document en cherchant à être le plus succinct et clair possible, sur les méthodes de notation. Comment faire, quoi éviter, avec des principes et des exemples.... Les techniciens m'expliquent que leurs moe ne s'y retrouveront jamais, ne comprendront pas, et même, ne lirons pas le document car il est trop long. Il faut faire des illustrations en deux pages maxi avec des petits bonshommes, "tu sais, comme les publications de la com".

Rappelez moi, architecte c'est quel niveau d'étude ? Je m'adresse à des enfants de 8 ans dans le but de les distraire ou je donne des indications à des professionnels formés et compétents, dans le cadre d'un travail rémunéré ?

Je suis de plus en plus régulièrement confronté à ça, l'usage d'un français correct qui exprime les choses de manière précises et nuancées est de moins en moins toléré, les gens n'ont pas honte de dire qu'une page de texte c'est trop, et que si on dépasse les trois syllabes ou les constructions type "sujet verbe complément" ils ne comprennent pas.

Vous voyez ça chez vous aussi ? Jusqu'à maintenant ma maîtrise du français a toujours été un atout, c'est en train de changer.


A mon sens, ce n'est pas une question de compétence mais une question de rapport de forces.

Le MOE (BET, ARCHI, Interne) a l'appui de l'opérationnel du MOA, qui lui est souvent technicien ou ingénieur, corps de la FP considéré supérieur aux administratifs (il suffit de constater cela via la rémunération et les conditions d'accès aux concours).
Nous autres, administratifs, on a l'appui de personne.

résultat : "ben on a toujours fait comme çà"

Il y a peu, pour un marché de MOE 3 candidats : Un à 225 000 € (A représenté par un BET de notoriété mondiale) un autre à  350 000€ (B représenté par un BET de notoriété mondiale) (critères Prix 40% VT 60%) et bien le technicien veut B.
Dans son rapport, des formules alambiquées du style "il semble que", "tel paragraphe sous-tend", "on pourrait envisager", "on ne peut pas très bien savoir si la contrainte a été appréhendée"

B**rdel mais soyons précis, soyons intelligible, soyons catégorique et si on ne sait pas et bien on DEMANDE DES PRECISIONS!
You're entering a world of pain...a world of pain

hpchavaz

Citation de: fanchic le Janvier 26, 2018, 05:26:00 AMsoyons précis, soyons intelligible, soyons catégorique et si on ne sait pas et bien on DEMANDE DES PRECISIONS!
Au dela du caractère un peu évasif de certaines réponses d'entrerpses et des ressources (y.c. temps)  nécessaires pour en faire l'analyse et démander des précisions, il n'est reste pas moins que les critères sont souvent la source du problème.

Pour être caricatural :
1) Les règles de passation résultent de la prises en compte de contraintes qui éloigne les méthodes qui en resultent des méthodes les plus fondées d'un point de vue scientifique/universitaire
2) Les pratiques qui permettraient de remédier au moins en partie aux problèmes qui résultent du 1)  ne sont jugées illégales

Pour l'analyse et in fine pour la notation des critères, il en résulte un choix entre une approche mécanique au risque de ne pas retenir l'OEPA et une définition un peu lache qui permet de régler la plupart des cas dans des conditions satisfaisantes.

Il est donc naturel que certains dossiers posent des difficultés.
Disclaimer : Mes contributions ne sont pas des avis juridiques ; elles ne sont que l'avis d'un praticien.