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Consultant Marchés Publics

Démarré par mighty, Octobre 25, 2008, 11:23:05 PM

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0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Elia

Citation de: fanchic le Juillet 09, 2010, 06:16:38 AM
Je travaille à mes heures perdues sur un RC lisible du plus grand nombre, agréable à l'oeil (si tant est qu'un RC peut-être agréable à l'oeil) afin de réduire au maximum les risques de dossier incomplet.

Mon cahier des charges de rédaction du RC :
Sécurisation juridique
8 pages maximum
6 premières pages, les informations essentielles à la réponse à la consultation
les 2 pages suivantes, des renseignements complémentaires permettant de sécuriser juridiquement la procédure, formulés en police de petite taille (style conditions générales de ventes)
Des pictogrammes d'alertes type "panneau attention" pour les points centraux nécessaires à la compréhension
Pas trop de surcharge de forme (trame de fond, gras) pour éviter un coût d'impression (encre) trop élevé

Si vous avez des idées intéressantes, je suis preneur.

Je vous ferai part en MP de mon travail une fois la version BETA terminée.

Est-ce que dans ces 8 pages, tu détailles l'utilisation de ta plateforme de dématérialisation ?
Au plus fort la guirlande.

fanchic

CitationEst-ce que dans ces 8 pages, tu détailles l'utilisation de ta plateforme de dématérialisation ?

Ce sera dans les 2 pages "renseignements complémentaires"
Le niveau de détail ne sera pas non plus très élevé compte tenu des fichiers d'aide présent sur la plate-forme
You're entering a world of pain...a world of pain

Elia

Moi j'ai un guide de 5 pages et les gens arrivent encore à se tromper.
Au plus fort la guirlande.

Elia

Citation de: proforma le Octobre 30, 2008, 04:37:00 PM
Si vous ne connaissez pas le secteur privé, c'est loin d'être un eldorado e sachez que la plupart des consultants, et même les bons, ne gagne pas le SMIC horaire. C'est le constat général de la plupart de mes collègues. Cela peut être viable en général lorsqu'on a déjà des revenus autres, ce qui est mon cas et pour ma part, l'argent n'était pas ma motivation première (cela tombe bien).

Pour les avocats, la situation est également peu brillante

La documentation coûte cher et les frais sociétaux ne sont pas à la portée de tout le monde, et vous devenez responsables de vos erreurs ... pas comme dans l'administration ...

Nota : il faut bien entendu être apte à exercer une profession juridique au sens de la loi de 1971

D. Fausser

Je me suis renseigné sur cette loi. je ne sais pas si j'ai bien compris le dispositif, mais il semblerait que seuls les avocats et quelques autres puissent faire du conseil juridique. Donc, un juriste diplomé ne peut pas faire de conseils en marchés publics sans être avocat ou bosser pour une entreprise qui prodigue ce genre de conseils.
Au plus fort la guirlande.

Kpiaf

@ Elia : ça fait bientôt 12 ans que je vis du consulting. Cela dit, mon champ de compétence porte sur le droit public en général et porte sur tous les contrats administratifs (MP, DSP, PPP, BEA...) et mon niveau d'expertise ne s'arrête pas, heureusement pour moi, à l'accompagnement des entreprises à la réponse aux consultations publiques (de mémoire, j'ai dû accompagner vingt boîtes tout au plus sur cette thématique en 12 ans). Cette partie là de l'activité de consulting est réellement anecdotique car les petites et moyennes entreprises ne se forment qu'une seule fois et les grosses boîtes ont les compétences en interne.
En pratique, il s'agit surtout d'assister des collectivités publiques dans le montage de contrats complexes, de former leurs agents, de les accompagner dans le cadre d'un redéploiement de leur compétence en interne ou encore de faire la "hot line" pour répondre aux questions qu'ils se posent au quotidien (ce qui implique une connaissance très précise de la réglementation, de la jurisprudence et des contraintes internes propres aux collectivités publiques).
Maintenant, il faut être clair : pour en vivre, il faut avoir énormément d'expérience (et accessoirement, de la bouteille : c'est peut-être bête mais les "jeunes", dans ce job, ne sont pas crédibles) : il m'a fallu environ 6 ans pour avoir un carnet d'adresse suffisamment étoffé pour me permettre de remplir mon agenda sur les 8/10 mois à venir ; d'autre part, Dominique Fausser a raison lorsqu'il précise qu'on ne vit pas que de cela : nombre d'entre nous enseignent en fac et cumulent avec des activités d'auteurs (personnellement j'ai commencé avec un ratio de 80 % d'enseignements purs et 20 % de consulting ; aujourd'hui mon activité est de 20 % d'enseignement pur / 70 % de consulting et 10 % d'auteur).
Bref, c'est loin d'être l'Eldorado pour celles et ceux qui débutent, surtout s'ils sont jeunes.
"Cedant arma togae"
Cicéron

lutin

@elia: tu peux faire comme moi, je fais des vacations à l'université ils cherchaient qqn pour le TD de droit administratif
autorisation de l'employeur et basta

Alf

Pas con.
Mon mastère étant assez porté sur le réseau d'anciens, donner une ou deux heures sur les MP aux étudiants actuels me semble pas impossible.
Vais réfléchir à un courrier au directeur du cursus.
Je voudrais vivre en Théorie, car en Théorie, tout fonctionne.

lutin

en l'occurence c est moi qui ait été sollicitée, par des réseaux de formation
ils cherchent de + en + dans les antennes de villes moyennes où il y a de - en - de thésards...

lutin

sinon vs pouvez etre formateur au CNFPT (si dans territorial) ou autres (c est vrai qu il y a maintenant la barriere marchés publics mais il y a bcq d'agents qui forment d'autres fonctionnaires...)

lutin

il faut savoir aussi que maintenant les avocats ont des h de formation obligatoires à faire
les vacations d'enseignement peuvent leur permettre de remplir ce quota

Naydje

sauf que pour être formateur au CNFPT il faut l'autorisation de son employeur et celle ci n'est pas toujours donné (je parle d'expérience)
l'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crane : MOMAN

Ka Mate Ka Mate ! Ka Ora Ka Ora !

We gonna bring out the dragon in you

Naydje is Chaoui!

http://www.youtube.com/watch?v=RH1s

Elia

Citation de: Kpiaf le Janvier 17, 2011, 09:40:52 AM
@ Elia : ça fait bientôt 12 ans que je vis du consulting. Cela dit, mon champ de compétence porte sur le droit public en général et porte sur tous les contrats administratifs (MP, DSP, PPP, BEA...) et mon niveau d'expertise ne s'arrête pas, heureusement pour moi, à l'accompagnement des entreprises à la réponse aux consultations publiques (de mémoire, j'ai dû accompagner vingt boîtes tout au plus sur cette thématique en 12 ans). Cette partie là de l'activité de consulting est réellement anecdotique car les petites et moyennes entreprises ne se forment qu'une seule fois et les grosses boîtes ont les compétences en interne.
En pratique, il s'agit surtout d'assister des collectivités publiques dans le montage de contrats complexes, de former leurs agents, de les accompagner dans le cadre d'un redéploiement de leur compétence en interne ou encore de faire la "hot line" pour répondre aux questions qu'ils se posent au quotidien (ce qui implique une connaissance très précise de la réglementation, de la jurisprudence et des contraintes internes propres aux collectivités publiques).
Maintenant, il faut être clair : pour en vivre, il faut avoir énormément d'expérience (et accessoirement, de la bouteille : c'est peut-être bête mais les "jeunes", dans ce job, ne sont pas crédibles) : il m'a fallu environ 6 ans pour avoir un carnet d'adresse suffisamment étoffé pour me permettre de remplir mon agenda sur les 8/10 mois à venir ; d'autre part, Dominique Fausser a raison lorsqu'il précise qu'on ne vit pas que de cela : nombre d'entre nous enseignent en fac et cumulent avec des activités d'auteurs (personnellement j'ai commencé avec un ratio de 80 % d'enseignements purs et 20 % de consulting ; aujourd'hui mon activité est de 20 % d'enseignement pur / 70 % de consulting et 10 % d'auteur).
Bref, c'est loin d'être l'Eldorado pour celles et ceux qui débutent, surtout s'ils sont jeunes.

Donc on peut être consultant auprès des collectivités sans être avocat ?

@Lutin : Je ne sais pas pour ta fac, mais la mienne c'est soit avocat, soit doctorant pour être chargé de TD.
Au plus fort la guirlande.

lutin

c est noté dans le décret: soit TD - 28 ans, soit avocat, soit professionnel

Lili

Bonjour,

Je remonte ce post car je me pose une petite question.

Le métier de consultant marchés publics indépendant entre-t-il, selon vous, dans le champ de la loi du 31 décembre 1971 (articles 54 et suivants) sur les personnes habilités à effectuer des consultations juridiques ?

Pour résumer, peut-on effectuer des prestations de conseils en matière de commande publique tout en de disposant pas de la qualité d'avocat ?

Merci par avance de vos retours

bertrand


Je pense en effet que beaucoup d'entreprises gagneraient faire potasser les RC par des personnes avisées (et notamment sur les critères d'analyse) pour optimiser leurs chances d'obtenir le marché.

Le problème d'avoir cette lecture approfondie, en particulier par un juriste, c'est que ce dernier va très vite être confronté à des problèmes d'ommission, d'imprécision, d'ambiguité voir de contradictions qui lui imposerons d'interroger abondament le client.

Il y a ainsi des chance qu'à trop vouloir bien faire l'entreprise finisse par passer pour une emmerdeuse auprès du client.

bref, tout le monde à raison.

En réalité, la même somme investie dans des frais de bouche est tout aussi efficace et même en cas d'échec laissera un meilleur souvenir à tout le monde.

un entrepreneur c'est un pragmatique.