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Pourquoi les MP et la GC sont devenus si difficiles

Démarré par hpchavaz, Juin 02, 2026, 06:23:52 PM

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0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

hpchavaz

Pour une fois sur linkedin, un article court et interessant qui nous changeun peu des leçons de morales
Pourquoi les MP et la GC sont devenus si difficiles 
Van Berkum (2026) Why Public Procurement and Contract Management Have Become So Difficult

Concepts  mis en avant :
  • Tension intégrité/agilité : Dualité entre le besoin de rapidité dicté par l'évolution technologique et les obligations de contrôle visant à sécuriser les deniers publics.
  • Evolution de la dynamique des biens achetés: Transition d'une logique d'achat de biens durables et figés vers l'acquisition de solutions technologiques évolutives (plateformes, infrastructures scalables).
  • Standardisation des spécifications  vs spécifications détaillées : Stratégie consistant à privilégier les solutions existantes sur le marché ("off-the-shelf") au détriment des cahiers des charges sur-mesure, afin de réduire les coûts et accélérer le déploiement.
  • Contract management vs gestion statique des risques : Suivi actif de la relation contractuelle après l'attribution du marché, identifié comme le levier principal pour absorber les changements technologiques et stratégiques.
  • Tolérance au risque politique : Frontière définie par les élus déterminant le niveau d'échec ou d'incertitude acceptable face à la nécessité d'innover.

Bien qu'un peu tourné vers les acquisitions de biens technologiques, cela pose de réelles questions dont notamment :
* l'alignement entre les décideurs et les acheteurs ,
* la différenciation des besoins de souplesse selon les types d'achats.
Disclaimer : Mes contributions ne sont pas des avis juridiques ; elles ne sont que l'avis d'un praticien.

hpchavaz

Dans la ligne du mesage précédent, un post sur LinkedIn du même intervenant :
Gestion des contrats publics : gouverner la redevabilité dans un cadre fortement contraint
Van Berkum (2026) Contract Management in the Governmental Sector: Governing Accountability in a System Built on Constraint

Dans le secteur public, le contract management n'est pas une simple fonction d'exécution. C'est un instrument de gouvernance, car la variable déterminante n'est pas la complexité technique... mais la contrainte (juridique, constitutionnelle, politique) et surtout l'absence de liberté commerciale (choisir, renégocier, sortir facilement).

Concepts mis en avant :
  • Équité = principe constitutionnel (égalité de traitement, transparence, non-discrimination) : chaque décision post-attribution doit rester juridiquement défendable ; un avenant "pragmatique" peut devenir une irrégularité.
  • Commande publique comme architecture anti-corruption : la phase post-award est moins visible, donc plus exposée aux dérives (dérive du périmètre, tolérance informelle, relâchement des exigences). D'où le rôle central de la traçabilité.
  • Dimension politique : contrats longs vs alternances, médias, assemblées; forte tension entre priorités du moment et continuité juridique du contrat.
  • Fracture sourcing / contract management : le sourcing produit souvent des contrats "contentieux-proof" mais parfois difficiles à piloter sur la durée.
  • Relation founisseur  sans le levier de sortie : la relation fournisseur se gère moins par la menace de remplacement (procédures longues) que par la qualité du cadre contractuel (KPI, sanctions, change control), la gestion du marché et la transparence.
  • « Vide post-attribution » : après l'attribution, l'organisation relâche l'effort ; la valeur se gagne/perd ensuite.

Questions que cela pose  :
- Quelles compétences "hybrides" (droit public + pilotage fournisseur + reporting) doit-on outiller côté opérationnel ?
- Comment éviter que la conformité procédurale à l'amont ne produise des contrats ingérables par la suite ?
- Quel niveau de transparence assumer sur la performance fournisseur (et avec quels effets) ?
Disclaimer : Mes contributions ne sont pas des avis juridiques ; elles ne sont que l'avis d'un praticien.