Salut à tous, cela fait deux ans à présent que je suis responsable Marchés Publics et une question me turlupine ! Et si je devenais consultant Marchés Publics ?
Est ce que cela vous a déjà tenté ? Qu'est ce qui vous freine ? Connaissez vous des collègues qui ont tenté l'expérience ? J'aimerai bien un retour d'expérience ! Merci à vous les Z'amis !
Citation de: mighty le Octobre 25, 2008, 11:23:05 PM
Salut à tous, cela fait deux ans à présent que je suis responsable Marchés Publics et une question me turlupine ! Et si je devenais consultant Marchés Publics ?
bah avec seulement 2 ans de recul sur les marchés publics çà va pas le faire à mon avis, tu ne seras pas crédible :-) mais tu peux tenter le coup pourquoi pas.
Pour ma part, je me laisserais bien tenter par de la formation ou du consulting sur marchés et finances publics ou bosser dans une SSII (si possible une SSLL) pour travailler au développement d'un logiciel, çà rapprocherait mes compétences professionnelles d'une de mes passions personnelles.
Citation de: proforma le Octobre 26, 2008, 09:52:01 PM
Pour être un bon, il faut déjà être en capacité d'investir 90% de son temps en maintien et développement de ses connaissances.
Dominique Fausser
Il est clair que la mise à jour des connaissances est primordiale dans ce domaine, voire d'anticiper les réformes pour préparer les acheteurs publics le plus en amont possible :-)
Je précise effectivement, ce serait plus Consultant Marchés Publics orienté vers les entreprises. C'est à dire créer une boite qui aiderait les opérateurs économiques à répondre aux Marchés Publics. Les conseiller, les orienter dans leurs choix.
allons au plus simple alors!!!
Oui mais les avocats prennent chers alors que nous autres consultant n'aurions pas forcément les mêmes tarifs. Et excusez moi mais quand je vois certains avocats comment ils réagissent face aux marchés, je me dis, pourquoi pas moi !
franchement..2 ans d'expérience...commence par apprendre ton métier...ou fait consultatn junior pour ensuite te lancer ds le grand bain!!
Citation de: le biscuit le Octobre 28, 2008, 09:08:54 AM
franchement..2 ans d'expérience...commence par apprendre ton métier...ou fait consultatn junior pour ensuite te lancer ds le grand bain!!
ben petit lu? Si elle veut se lancer c'est qu'elle connait son métier non?
bon ok 2 ans c'est pas bezef et tous sont d avis pour attendre d'être au moins juriste senior donc en patientant viens nous aider sur le forum ;-)
à pas cher sont pas considérés sérieux !!!
Citation de: sailormoon le Octobre 28, 2008, 09:25:02 AM
ben petit lu? Si elle veut se lancer c'est qu'elle connait son métier non?
bon ok 2 ans c'est pas bezef et tous sont d avis pour attendre d'être au moins juriste senior donc en patientant viens nous aider sur le forum ;-)
ce n'est pas péjoratif qd je dis ça....à moins d'être un génie, et d'avoir une activité extraordinaire..tu n'as pas fait le tour du métier loin de là...
Non bien sur je n'ai pas une grande expérience ! Pour sailormoon je suis un homme ;-)
Mais quand je vois le niveau affligeant des entreprises dans mon département. je me dis c'est quand même intéressant de réhausser le niveau et de leur venir en aide !
Je ne suis pas persuadé qu'il faille une grande expérience dans les Marchés Publics pour aider les entreprises à constituer convenablement leur dossier de candidature et d'offre, proposer une offre pertinente ! Moi je parle vraiment la partie purement administrative !
Monter les groupements, les avantager financièrement (avance, acompte, nantissement etc.), faire connaître leur droit etc.
Bref pleins de "trucs" que les chefs d'entreprises ne comprennent pas forcément !
Selon toi biscuit, pourquoi cela nécessite-t-il une grande expérience ?
Ne t'inquiète pas je ne m'offusque pas pour ça !
Juriste senior équivaut à combien d'année d'expérience ?
Il y a plus simple à faire.
Si tu es contractuelle, c'est encore plus simple.
Il faut candidater non pas comme consultant mais comme collaborateur. Certaines sociétés sont souvent à la recherche de personnels capable de suivre leurs marchés. Les poste juridiques existent aussi dans le privé.
(et y parraît que c'est mieux payé)
Citation de: mighty le Octobre 28, 2008, 01:52:40 PM
Non bien sur je n'ai pas une grande expérience ! Pour sailormoon je suis un homme ;-)
Mais quand je vois le niveau affligeant des entreprises dans mon département. je me dis c'est quand même intéressant de réhausser le niveau et de leur venir en aide !
Je ne suis pas persuadé qu'il faille une grande expérience dans les Marchés Publics pour aider les entreprises à constituer convenablement leur dossier de candidature et d'offre, proposer une offre pertinente ! Moi je parle vraiment la partie purement administrative !
Monter les groupements, les avantager financièrement (avance, acompte, nantissement etc.), faire connaître leur droit etc.
Bref pleins de "trucs" que les chefs d'entreprises ne comprennent pas forcément !
Selon toi biscuit, pourquoi cela nécessite-t-il une grande expérience ?
Ne t'inquiète pas je ne m'offusque pas pour ça !
Juriste senior équivaut à combien d'année d'expérience ?
C'est vrai que 2 ans c'est un peu juste.... mais si t'as eu à régler des marchés "compliqués" .... ça peut t'avoir donné une expérience qu'aucun frais diplomé n'a pas...
Si t'es fonctionnaire, pour "voir" tu peux toujours prendre une mise en dispo et te lancer.... après tu auras toujours la possibilité de revenir...
PS : J'ai failli le faire au bout de 4 ans de MP...
Citation de: mighty le Octobre 28, 2008, 01:52:40 PM
Selon toi biscuit, pourquoi cela nécessite-t-il une grande expérience ?
et bien qui dit consultant dit conseil...haut de gamme...et donc grande de maîtrise pratique et théorique de l'ensemble des marchés...dc un peu d'expérience qd même
cecid it ça saurait si ts les consultants étaient haut de gamme..idem pour les avocats...lol
mais faut avoir une carte de visite aussi...
Citation de: le biscuit le Octobre 28, 2008, 02:31:58 PM
et bien qui dit consultant dit conseil...haut de gamme...et donc grande de maîtrise pratique et théorique de l'ensemble des marchés...dc un peu d'expérience qd même
cecid it ça saurait si ts les consultants étaient haut de gamme..idem pour les avocats...lol
mais faut avoir une carte de visite aussi...
APRES il y a le bouche a oreilles mais encore faut il que tu ai dans tes références THE référence qui fasse la différence avec les autres plus expérimentés
Croyez moi deux ans de marchés publics en tant que responsable dans un etablissement public national ça forme !!! lol
Qu'est ce qui t'as empeché de te lancer yfetrocho ?
Pourquoi c'est facile en tant que Contractuel ? Moi je suis soumis au contrat Privé. Bon. Déontologiquement parlant, je trouve ça malsain d'être des deux côtés de la barrière ! Nan ?!
En gros ça vous tenterait bien vous aussi ?
Pensez vous que les débouchées existent ?
Citation de: mighty le Octobre 28, 2008, 01:52:40 PM
Non bien sur je n'ai pas une grande expérience ! Pour sailormoon je suis un homme ;-)
Mais quand je vois le niveau affligeant des entreprises dans mon département. je me dis c'est quand même intéressant de réhausser le niveau et de leur venir en aide ! Je ne suis pas persuadé qu'il faille une grande expérience dans les Marchés Publics pour aider les entreprises à constituer convenablement leur dossier de candidature et d'offre, proposer une offre pertinente ! Moi je parle vraiment la partie purement administrative ! Monter les groupements, les avantager financièrement (avance, acompte, nantissement etc.), faire connaître leur droit etc.
Bref pleins de "trucs" que les chefs d'entreprises ne comprennent pas forcément !
Ben s'il y a plein de trucs que les entreprises ne comprennent pas, c'est peut-être pas parce que ce sont des imbéciles !!! (pourquoi les traiter de cette façon ! nous font vivre quand même !), mais peut être tout simplement parce que le marché ou le règlement de la consultation est incompréhensible ou carrément stupide (on est quand même pas mal dans notre métier à écrire des choses stupides!!!). Former les entreprises (c'est à dire se faire payer!!!) pour leur dire que quand on vous demande de remplir le formulaire DC5, c'est pour regarder votre capacité financière plutôt que de leur écrire : "donner moi votre Chiffre d'affaires de l'année 2007", ben je regrette, j'aurais honte de me faire payer pour leur enseigner ça.
Tiens au fait, fais nous passer un RC que tu as rédigé pour que l'on voit si ce sont les entreprises qui ont besoin d'être formées!!!
Suis pas sure non plus que l'on soit les mieux placés pour leur donner des cours de comptabilité !!! ou leur enseigner
ce qu'est une offre pertinente (!!! j'hallucite de lire un truc pareil!). Déjà que je doute sur la pertinence de mon métier !En tout cas, moi je ne sais pas, je ne suis pas électricienne à la place de l'électricien, et informaticienne à la place de l'informaticien. A moins que tu veuilles dire une offre complète, ce qui n'est pas du tout la même chose.
Bref une formation pour répondre à un MP, c'est une demi journée à la CCI. Il me semble que c'est largement suffisant pour faire comprendre à une petite PME pourquoi il y a une législation sur les MP et comment répondre à un appel d'offres. Parce que, sauf à considérer que ce sont des illettrés, pour répondre à un appel d'offres, il suffit de lire le règlement de la consultation !
Suis un peu méchante, mais bon il faut arrêter de croire que l'on fait tourner le monde !!! ce sont ces entreprises qui font tourner l'économie et pas nous ! c'est le terme "niveau affligeant" qui me fait sortir de mes gongs parce que c'est un terme qui s'applique surtout et à juste titre, à nous les agents de l'administration ! Et pour s'en rendre compte, il faut juste traverser la rue qui sépare l'Hôtel de ville du bar de la mairie! et ceci dans toutes les communes de France...
Bref si tu penses avoir un quelconque avenir dans la formation des entreprises privées, faut commencer à les respecter... et à faire le point sur ses propres capacités et sur la pertinence de son métier !
Je suis désolé si je t'ai énervé en disant cela mais je confirme. Je pense sincèrement faire des RC de bonnes factures en détaillant bien les attentes premières enveloppes, seconde enveloppes, en détaillant bien les méthodes de calculs des critères de jugement des offres.
Malgré ça, il n'est pas rare de voir des entreprises fournir qu'une seule enveloppe, mélangeant les pièces, ne comprenant pas si elles doivent choisir avances, ce qu'est le nantissement de créance, comment gérer son sous-traitant !
Je suis loin d'être irréprochable mais bcp de PME (vu que ce sont essentiellement ça dans mon département) et quelques grosses boites mêmes ne comprennent pas les marchés publics et ça sa voit ! Je maintiens ma position !
Déjà en MAPA tu demandes 2 enveloppes? et dans tous les cas ton RC stipule bien le contenu de la 1ère enveloppe et le contenu de la 2ème enveloppe?
Pourquoi tu leur demandes de connaître ta méthode de calcul de pondération des critères? Quel est l'intérêt de former des entreprises sur ça puisque chacun a sa méthode.
Elles t'ont posé la question sur les avances? Type : ai-je intérêt à recevoir une avance? et d'ailleurs comment répondre à cette question terriblement difficile! Il n'y a qu'elles qui savent ce que coûte une garantie à première demande ou une caution si elles sont exigées.
Sur le natissement, je suis d'accord mais pour ma part, j'explique à quoi sert l'exemplaire unique dans la lettre de notification du marché. Je fais oeuvre de pédagogie. Ben du coup j'ai pas d'appel.
Comment gérér son sous-traitant? le déclarer tu veux dire? et le payer? oui aussi pourquoi pas... mais bon faut en connaître un sacré rayon avant de se lancer sur le sujet et faut s'ajuster les crayons également entre nous. Vas tu leur enseigner par exemple que l'acte spécial de sous-traitance exige ou n'exige pas la triple signature? et pourquoi?
Au fait qu'est ce que pour toi faire une offre pertinente?
Je vois ce que tu veux dire mighty mais je ne pense pas que tu aura bcp de clients si c'est seulement pour leur dire comment il faut repondre à un marché!! ça reviendra à cher à l'entreprise si tu delivre que ce conseil là.
Honnetement, dans les boites privées ce sont souvent des secretaires ou assistantes qui préparent le dossier administratif en s occupant des dc4,dc5, AE, facturation etc...
Je le vois bien quand moi (boite privé mais juriste) nous cotraitant des missions, quand je reclame les pièces pour monter mon dossier, c'est souvent des secretaires au bout du telephone. Donc un boulot qu on peut demander à une secretaire ne sera pas demander à un consultant qui je pense prendra bien plus cher que la secretaire.
Les chefs d entreprise vont te dire : mais mon bon monsieur, pas besoin d un bac+5 pour repondre à un marché, nos secretaires le font tres bien et depuis des années!
je pense que tu devrais t orienter vers le consulting droit public en général ce qui te permettra de faire plus que des MP.
Bien d'accord avec Sailor et d'une manière générale, je pense que c'est d'abord nous qu'il faut former. Le jour où on écrira tous des RC clairs et précis, à ce moment là seulement, on pourra dire que les entreprises ont un niveau affligeant pour ne pas répondre correctement.
Je prends le pari que sur 30 forumeurs par exemple, aucun n'a la même formulation du contenu des offres pour un MAPA. On le voit bien quand on s'échange nos DCE et du coup les entreprises sont perdues et à juste titre : je ne demande pas de DC5 et la Commune d'à côté l'exige. Je demande des références alors que tu dis dans un autre post que ça sert à rien puisque l'on ne peut pas éliminer une entreprise qui n'a pas de références (ce qui est faux au demeurant). Je n'exige pas le système de la double enveloppe en MAPA et la Commune d'en face fait le contraire. Je ne demande pas à ce qu'on me retourne un CCTP signé et la Commune qui est derrière le réclame !!! Alors qui a raison ou qui a tord? Parce que finalement la formation elle va se résumer à ça : pour répondre à une consultation, faut lire le RDC, et faire ce qui est écrit même si c'est complètement imbécile... et là tu t'appercevra du niveau affligeant ... des acheteurs !
Déjà à lire les annonces légales : ça fait peur (il n'est pas rare de voir 3 fois les mêmes coordonnées dans une annonce publiée dans un JAL) sous prétexte q'une annonce publiée à la fois au JOUE et dans un JAL doit être identique !!! = je sais où partent mes impôts (10 lignes superfétatoires = la moitié de ma taxe d'habitation) !!! et c'est là où je me dis que l'administration est décidément déconnante, et qu'il y vraiment trop, beaucoup trop de gens qui ne sont pas à leur place.
C'est d'ailleurs pationnant à lire les annonces légales. Dans la canard du coin, plus les communes sont petites, plus leurs annonces sont longues !!! alors que ça doit pas être si compliqué que ça de prendre un exemple de rédaction sur un AAPC d'une commune plus importante.
Plutôt d'accord avec sailormoon et avec la virulente bellecourgette.
Mais ne nous autoflagellons pas ! Chaque forumeur a le dorit d'écrire son RC comme il l'entend !
Combien de pratiques différentes dans le privé ?
Avec un minimum de profesionnalisme n'importe qui peut répondre à un appel d'offres. (et puis y a toujours les références de qqun à appeler ou un courriel pour demander des infos)
En outre, on est vendredi à 18h, certes beaucoup de mes collègues sont partis, mais si j'appelle les entreprises j'aurai également peu de réponses, beaucoup moins que l'on croit et même à 17h !
Voilà, c'était ma minute "défense de l'efficacité de l'administration"
je crois que les deux mondes privé/public se sont beaucoup rapprochés et vont continuer à le faire ce qui est plutôt une bonne chose.
Le privé n'est pas l'eldorado, je retiens ça aussi.
Je détaille la méthode d'application des critères de jugement des offres pour faire jouer la transparence totale et pas prendre les opérateurs économiques en traitre !
Une offre pertinente est une offre qui répond à mon besoin déjà ;-) Quand je vois des entreprises qui ne joignent pas de note méthodologique ou encore celle qui ne signent pas l'Acte d'Engagement, excuse moi mais c'est écrit noir sur blanc dans mon RC.
Je ne sais pas. Finalement c'est peut être une bonne paire de lunettes ou des lentilles qu'il faudrait. C'est sur ça coute moins cher qu'un consultant. ;-)
Quant à belle courgette, je ne comprends pas pourquoi tu t'excites comme ça je lance un sujet, c'est simplement une réflexion que j'ai. Je trouve ça couillon de donner ça à une secrétaire qui ne connait pas forcément les MP et qui oublie un document, oublie de faire signer telle chose.
Je ne vous parle même pas des BPU. Je ne dis pas qu'ils sont géniaux loin de là mais on a parfois l'impression qu'ils mettent un prix au hasard. j'ai d'ailleurs négocié avec eux, et trois sur cinq m'ont dit texto "Ah, c'est une erreur, c'est pas ce prix, c'est trop faible, c'est trop élevé". Cela n'avait rien avoir avec un "j'ai pas compris votre BPU", ou "c'était mal expliqué !"
Je ne cherche pas à critiquer l'un ou l'autre (administration ou privé), je cherche à faire avancer ma réflexion, c'est tout.
D'autant que ma réflexion n'est pas hors de propos quand je vois le nombre de boites qui ont créé une section consulting MP avec aide pr monter les dossiers !
Faire ce que propose Mighty pourquoi pas. Mais le conseil pour la stricte passation du marché ca ne peut représenter que 5% de l' activité. Il faut étendre le domaine de compétence.
Après Mighty je vous conseillerais de déjà regarder les cabinets de consulting existants et de voir leur activité. A la limite vous postulez et dans quelques années vous montez votre boite.
J'apporte ma petite contribution au débat si vous le permettez. Ce n'est juste qu'un constat.
Je suis responsable du service marché (en d'un syndicat depuis moins d'un an et c'est ma première expérience de la pratique.
Au début, perdu dans la réglementation sur ce que doivent communiquer les entreprises pour un marché, on regarde autour de nous pour voir ce que demandent les collègues qui ont plus de bouteilles.
Je me rends compte aujourd'hui avec un peu de recul, que 1°) j'ai reproduit les bêtises de certains (m'a fallu qq tps pour m'en rendre compte) et 2°) j'en demandais trop aux entreprises même en MAPA. Je suis sûr qu'encore aujourd'hui, je peux améliorer mes documents d'où ma participation à ce super forum.
Tout cela pour dire, que je pense qu'il faut des années de retour d'expérience pour prendre le risque de vouloir aider les entreprises. Tout devrait commencer, comme l'explique bellecourgette, par une relecture de nos documents et se poser la question "suis-je compréhensible, lisible, trop exigent inutilement??". Et ceci, ne pourra se faire qu'avec l'expérience, je pense.
Tout à fait d'accord RV.
Mais quand même, aujourd'hui même, simple illustration, (une consultation ou pour une fois on a laissé un délai de réponse suffisant, consultation que je croyais exemplaire de par son anticipation et de par la coopération avec les techniciens)..
1 seule réponse! et totalement incomplète !
pas de mémoire, pas d'échantillon BPU et devis incomplet
C'est rageant.
J'ai le même constat pour deux de mes derniers marchés. Cela concerne particulièrement un véhicule léger et un engin de manutention.
1 dépôt pour chacun. Je ne comprends pas ou je n'ai pas toutes les connaissances du millieu. Nous sommes en "crise-récession-croissance négative" (peu importe), les usines automobiles stoppent leur activité par semaines faute de commandes suffisantes et au résultat, les occasions de refiler des véhicules les intéressent pas plus que ça!!!
Si vous avez un élément de réponse pour expliquer cette tendance parce que là....
Ben quand je vous dis que les gens ne connaissent pas les MP faut me croire ;-) Je suis content de ne pas être le seul à souffrir de ces pbr malgrè tous les détails possibles et imaginables dans le RC. La prochaine fois, j'insère une image ATTENTION avec panneau stop pr que ça attire l'oeil ! La peut être j'aurai une chance d'avoir des réponses !!
Nouveau gag : le CONTENU des enveloppes candidature et offre mélangé dans une seule enveloppe accompagné de deux enveloppes, pliées et vides avec les inscriptions "1ere enveloppe" et "2eme enveloppe" avec leur adresse !!
(il est vrai que notre RC est à revoir sur ce point)
Citation de: mighty le Octobre 25, 2008, 11:23:05 PM
Salut à tous, cela fait deux ans à présent que je suis responsable Marchés Publics et une question me turlupine ! Et si je devenais consultant Marchés Publics ?
Est ce que cela vous a déjà tenté ? Qu'est ce qui vous freine ? Connaissez vous des collègues qui ont tenté l'expérience ? J'aimerai bien un retour d'expérience ! Merci à vous les Z'amis !
Hello, tu veux être consultant ? Viens à l'Anah, mon poste est le 01 44 77 39 95, je recherche quelqu'un pour faire un audit de 15 jours en décembre sur notre marché de voyages. Tu verra en réel ce que ça fait d'être consultant...
Sinon il me semble qu'après 10 ans d'expérience en territorial dans un poste juridique, tu peux avoir l'équivalence du diplôme d'avocat(?) ou des facilités en terme de diplôme ou formation pour le devenir.
A mon avis, si t'es fonctionnaire, tente ta chance en consulting public (avec une dispo, pendant 2-3 ans).
J'avais entendu parler de ça, il y a qq tps. Un de mes profs est avocat enviro mais a été un professionnel de l'enviro avt cela. Et je crois qu'il nous avait expliqué qu'il avait eu une sorte d'équivalence.
Si qqn a des infos sur le sujet, ce serait intéressant de connaitre les modalités. Un autre plan de carrière est tjrs envisageable ;-)
Citation de: lutin le Janvier 19, 2009, 05:52:39 PM
Sinon il me semble qu'après 10 ans d'expérience en territorial dans un poste juridique, tu peux avoir l'équivalence du diplôme d'avocat(?) ou des facilités en terme de diplôme ou formation pour le devenir.
A mon avis, si t'es fonctionnaire, tente ta chance en consulting public (avec une dispo, pendant 2-3 ans).
Heu... L'équivalence du diplôme d'avocat, je ne crois pas ! ;-)
Mais, chacun peut, à loisir, s'essayer aux fonctions de consultant MP ; ça s'appelle l'auto entrepreneur et ça vous autorise à cumuler votre activité actuelle (de fonctionnaire car, a priori, rien ne s'y oppose) avec une activité libérale sans avoir besoin de vous inscrire au RCS.
Citation de: RV le Janvier 19, 2009, 06:06:30 PM
J'avais entendu parler de ça, il y a qq tps. Un de mes profs est avocat enviro mais a été un professionnel de l'enviro avt cela. Et je crois qu'il nous avait expliqué qu'il avait eu une sorte d'équivalence.
Si qqn a des infos sur le sujet, ce serait intéressant de connaitre les modalités. Un autre plan de carrière est tjrs envisageable ;-)
Il y a eu une équivalence lorsque la loi a unifié les fonctions de représentation juridique et de conseil juridique ; tous ceux qui revendiquaient la qualification de conseil juridique ont pu obtenir le titre d'avocat.
Mais aujourd'hui, pour être officiellement conseiller juridique, il faut avoir le titre d'avocat.
Citation de: Kpiaf le Janvier 19, 2009, 06:10:01 PM
Heu... L'équivalence du diplôme d'avocat, je ne crois pas ! ;-)
Mais, chacun peut, à loisir, s'essayer aux fonctions de consultant MP ; ça s'appelle l'auto entrepreneur et ça vous autorise à cumuler votre activité actuelle (de fonctionnaire car, a priori, rien ne s'y oppose) avec une activité libérale sans avoir besoin de vous inscrire au RCS.
Salut Kpiaf.
Je suis d'acc' avec toi mais d'après l'expérience de mon prof, il apparaitrait qu'une expérience pro de juriste puisse donner l'accès au diplôme d'avocat. Sous quelles conditions? Je ne sais pas.
C'est ce que soulignait lutin.
8 ans d'expérience en tant que juriste d'entreprises ou ds la focntion publique offre une passerelle vers la profession d'avocat...sous condition de validation par un Barreau + une période de stage...
Voilà. c'est de ça que je parlais!
Merci 'ti lu ;-)
Citation de: RV le Janvier 19, 2009, 06:15:26 PM
Salut Kpiaf.
Je suis d'acc' avec toi mais d'après l'expérience de mon prof, il apparaitrait qu'une expérience pro de juriste puisse donner l'accès au diplôme d'avocat. Sous quelles conditions? Je ne sais pas.
C'est ce que soulignait lutin.
En effet, je viens de vérifier (je croyais que ces dispositions n'étaient plus applicables mais je faisais erreur !) : les conditions sont les suivantes : il faut travailler, en qualité de juriste, dans un service juridique et avoir une activité qui consiste à délivrer des conseils juridiques au bénéfice du seul employeur...
Dc, les juristes en marchés publics peuvent devenir des avocats en marchés publics! Cool!!
Citation de: RV le Janvier 19, 2009, 06:35:14 PM
Dc, les juristes en marchés publics peuvent devenir des avocats en marchés publics! Cool!!
et vice versa!!!
Citation de: le biscuit le Janvier 19, 2009, 06:54:31 PM
et vice versa!!!
Le retour du Biscuit hors du défouloir se fait toujours avec grand bruit ! :-)
Je connais une boite qui recherche un consultant en marchés publics, je peux leur communiquer vos coordonnée si vous voulez...
Kpiaf --> tu peux m'en dire plus sur le fait de tenter l'expérience de consultant MP à l'extérieur sans besoin de créer sa société ?! Comment faisons nous exactement ?
pour moi tu postules dans une grosse boîte de consultant, type KP** ou P* W* C**, ou dans une petite.
non je parlais de la proposition de Kpiaf qui indiquait que l'on pouvait être fonctionnaire et exercer un job de consultant ! J'aurais aimé avoir des explications !!!!
Citation de: mighty le Février 06, 2009, 02:31:47 AM
non je parlais de la proposition de Kpiaf qui indiquait que l'on pouvait être fonctionnaire et exercer un job de consultant ! J'aurais aimé avoir des explications !!!!
C'est autorisé par le nouveau dispositif entré en vigueur le 1er janvier de cette année : l'autoentrepreneur ; ce statut te permet de cumuler ton job de fonctionnaire avec un job de consultant MP sans qu'une inscription au RCS ne soit nécessaire (donc pas besoin de créer ta boîte).
c'est quel texte ?
Citation de: speedy le Février 06, 2009, 11:05:11 PM
c'est quel texte ?
Ben c'est la LME !
Loi de modernisation de l'économie n° 2008-776 du 4 août 2008 (Titre 1, chapitre I) qui instaure le statut de l'entrepreneur individuel (date d'entrée en vigueur du dispositif 01/01/09).
Il y a plusieurs sites dédiés dont, notamment, si cela t'intéresse :
http://www.auto-entrepreneur.fr/
http://www.lautoentrepreneur.fr/
SPEEDY j'ai cherché et je n'ai pas trouvé plus d'info !!! Moi même je ne suis pas fonctionnaire. Je suis sous statut privé vu que je bosse pour un établissement public de l'état. Donc à titre accessoire je peux faire du consulting MP ? Mais alors là je viens de tomber sur une annonce dans mon département pour des petites missions. Mais c un MP. Je réponds quoi ?!!!!! Je dois créer une société enregistrée au RCS ou pas ????
Je ne comprends pas trop cette réforme
trouve toujours pas la partie du texte qui traiterait du cumul d'activités .... me semble que l'on doit la totalité de son temps à son employeur à moins de l'avoir prévu dans son contrat de travail (ou statut de fonctionnaire) ou d'obtenir son accord ....
Moi ce que j'ai compris déjà c que l'on doit travailler à 100% pr son patron si on é à 100%. Apres on peut créer sa boite mais c un an renouvelable une fois ensuite fo faire un choix.
Apres on peut aussi faire consultant MP à titre accessoire. Mais un pbr se pose comment répondre aux procédures de MP si pas de société ?
Citation de: mighty le Février 07, 2009, 06:52:18 PM
Moi ce que j'ai compris déjà c que l'on doit travailler à 100% pr son patron si on é à 100%. Apres on peut créer sa boite mais c un an renouvelable une fois ensuite fo faire un choix.
Vous évoquez là des dispositions différentes de celles auxquelles je faisais référence...
Apres on peut aussi faire consultant MP à titre accessoire. Mais un pbr se pose comment répondre aux procédures de MP si pas de société ?
Si vous êtes auto-entrepreneur, vous n'avez pas besoin d'être inscrit au RCS, donc pas d'immatriculation de société.
Cela dit, je ne sais pas encore comment cela peut se combiner avec la réponse aux consultations publiques ; ce que je peux dire, c'est que ça ne pose aucune difficulté lorsqu'il s'agit de réaliser des prestations de formation / conseil pour des OE qui répondent à des consultations publiques.
é comment factures - t-on?
Citation de: mighty le Février 07, 2009, 10:08:50 PM
é comment factures - t-on?
Vous n'êtes pas inscrit au RCS mais vous obtenez, après inscription, un num SIREN. D'autre part, la facturation se fait sans TVA (régime de la micro-entreprise).
Si vous avez d'autres questions, je vous invite à suivre les liens internet que j'avais communiqué dans ce même post.
Extrait de l'entretien d'Hervé Novelli aux Echos http://www.lesechos.fr/info/france/4826655--tous-les-fonctionnaires-pourront-bientot-devenir-autoentrepreneurs-.htm:
"Dans quelles conditions les fonctionnaires peuvent-ils créer une activité privée ?
Il y a là, également, un réservoir important d'autoentrepreneurs. Pour le moment, le cumul d'une activité privée avec un salaire de la fonction publique est subordonné à l'autorisation de l'administration, au cas par cas. Et surtout, il est réservé aux activités accessoires à l'enseignement, la formation, l'expertise et les travaux chez les particuliers. Il faut assouplir cette règle et la généraliser. Un texte sera très vite adopté en ce sens pour modifier le droit. Tous les fonctionnaires pourront donc bientôt devenir autoentrepreneurs, quel que soit le secteur d'activité."
A contrario, cela signifie que pour l'instant l'autorisation préalable de l'administration est toujours en vigueur.
Citation de: Berthold le Février 12, 2009, 03:40:44 PM
A contrario, cela signifie que pour l'instant l'autorisation préalable de l'administration est toujours en vigueur.
Bien sûr ! Et c'est légitime !
Et je ne pense pas, sincèrement, qu'un texte viendra réellement changer cette situation !
Citation de: Kpiaf le Février 12, 2009, 03:45:02 PM
Bien sûr ! Et c'est légitime !
Et je ne pense pas, sincèrement, qu'un texte viendra réellement changer cette situation !
Ma remarque visait à souligner cette phrase d'Hervé Novelli qui laissait entendre que ça allait changer.
D'autre part, l'obligation de l'accord préalable de l'administration, y compris pour ce nouveau dispositif d'auto entrepreneur, n'avait pas été rappelée dans ce fil.
Citation de: Berthold le Février 12, 2009, 04:03:57 PM
Ma remarque visait à souligner cette phrase d'Hervé Novelli qui laissait entendre que ça allait changer.
D'autre part, l'obligation de l'accord préalable de l'administration, y compris pour ce nouveau dispositif d'auto entrepreneur, n'avait pas été rappelée dans ce fil.
Keep cool ! Désolée si ma réponse a pu sembler sèche, ce n'était pas voulu ! ;-)
Cela dit, Hervé Novelli annonce beaucoup de chose... J'attends donc de voir quelque chose de concret.
Pour l'accord préalable, ça me semble tellement aller de soi que je n'ai pas songé à le préciser ; merci pour ce complément !
Je me permets de remonter ce post du tréfonds dans lequel il était tombé, car je me pose moi-même cette question : aider les PME qui répondent aux MP.
Je me demande si c'est véritablement viable (sans un job à côté).
Comment facturer les clients ? Un pourcentage si le marché est décroché par la PME aidée ? Et si la PME ne décroche pas le marché, j'ai bossé pour rien alors...
Pire, admettons j'aide une PME, je ficelle son dossier, etc. Elle obtient le marché, mais qui me dit qu'elle rappellera le prochain coup ? Elle peut très bien le faire seule désormais...
Et si le dossier part au contentieux, je suis payé quand ? Si on va jusqu'en appel, mince, je ne suis pas avocat (j'aurais dû écouter mon père...) donc, faut que j'aiguille ma PME cliente vers un collègue avocat. Bing, 8000¤ qui s'envole...
Autre point, qui va faire appel à mes services ? Sans parler des gros groupes, les grosses et moyennes PME savent monter des marchés, soit parce qu'elles ont un juriste (qui fait tout d'ailleurs, pas seulement des marchés), soit parce qu'elles ont une ou des secrétaires habituées à cela (ma maman est dans ce cas par exemple). Ca laisse un créneau de petits entrepreneurs, mais ont-ils la capacité technique et financière de postuler à un marché ? Et surtout, surtout, ont-ils la trésorerie pour payer un zouave comme moi qui va soit-disant leur permettre de décrocher le marché de carrelage de la mairie de Tataouine ?
Certes, la plupart des dossiers sont incomplets, mais soyons francs ça vient de : - les PME n'ont pas envie de se casser le beignet à fournir tout un tas de paperasses, d'où des dossiers souvent incomplets.
- Il est fort possible que le RC, sans être mal rédigé, soit tout simplement difficile à lire pour des non juristes. Déjà que le Code est imbuvable. Ca traduit donc une certaine opacité, pas une lacune intellectuelle.
- Avis perso, mais des offres incomplètes peuvent aussi être le fruit d'une entente commerciale entre les prestataires : " on envoie des dossiers pourris, comme ça t'as le marché. Au prochain coup, c'est mon tour..."
J'en suis donc venu à la conclusion qu'il faut faire d'autres choses : urbanisme, environnement, contentieux administratifs, finances publiques, formations, etc.
Mais pour faire tous ça, me faut des juristes comme quoi, du coup, c'est une SARL qu'on monte. Tant qu'à faire, il me faudrait un avocat, si jamais je dois retourner devant la CAA.
Ca revient finalement à monter un vrai cabinet de consulting.
CitationIl est fort possible que le RC, sans être mal rédigé, soit tout simplement difficile à lire pour des non juristes. Déjà que le Code est imbuvable. Ca traduit donc une certaine opacité, pas une lacune intellectuelle.
Je travaille à mes heures perdues sur un RC lisible du plus grand nombre, agréable à l'oeil (si tant est qu'un RC peut-être agréable à l'oeil) afin de réduire au maximum les risques de dossier incomplet.
Mon cahier des charges de rédaction du RC :
Sécurisation juridique
8 pages maximum
6 premières pages, les informations essentielles à la réponse à la consultation
les 2 pages suivantes, des renseignements complémentaires permettant de sécuriser juridiquement la procédure, formulés en police de petite taille (style conditions générales de ventes)
Des pictogrammes d'alertes type "panneau attention" pour les points centraux nécessaires à la compréhension
Pas trop de surcharge de forme (trame de fond, gras) pour éviter un coût d'impression (encre) trop élevé
Si vous avez des idées intéressantes, je suis preneur.
Je vous ferai part en MP de mon travail une fois la version BETA terminée.
Citation de: fanchic le Juillet 09, 2010, 06:16:38 AM
Je travaille à mes heures perdues sur un RC lisible du plus grand nombre, agréable à l'oeil (si tant est qu'un RC peut-être agréable à l'oeil) afin de réduire au maximum les risques de dossier incomplet.
Mon cahier des charges de rédaction du RC :
Sécurisation juridique
8 pages maximum
6 premières pages, les informations essentielles à la réponse à la consultation
les 2 pages suivantes, des renseignements complémentaires permettant de sécuriser juridiquement la procédure, formulés en police de petite taille (style conditions générales de ventes)
Des pictogrammes d'alertes type "panneau attention" pour les points centraux nécessaires à la compréhension
Pas trop de surcharge de forme (trame de fond, gras) pour éviter un coût d'impression (encre) trop élevé
Si vous avez des idées intéressantes, je suis preneur.
Je vous ferai part en MP de mon travail une fois la version BETA terminée.
Est-ce que dans ces 8 pages, tu détailles l'utilisation de ta plateforme de dématérialisation ?
CitationEst-ce que dans ces 8 pages, tu détailles l'utilisation de ta plateforme de dématérialisation ?
Ce sera dans les 2 pages "renseignements complémentaires"
Le niveau de détail ne sera pas non plus très élevé compte tenu des fichiers d'aide présent sur la plate-forme
Moi j'ai un guide de 5 pages et les gens arrivent encore à se tromper.
Citation de: proforma le Octobre 30, 2008, 04:37:00 PM
Si vous ne connaissez pas le secteur privé, c'est loin d'être un eldorado e sachez que la plupart des consultants, et même les bons, ne gagne pas le SMIC horaire. C'est le constat général de la plupart de mes collègues. Cela peut être viable en général lorsqu'on a déjà des revenus autres, ce qui est mon cas et pour ma part, l'argent n'était pas ma motivation première (cela tombe bien).
Pour les avocats, la situation est également peu brillante
La documentation coûte cher et les frais sociétaux ne sont pas à la portée de tout le monde, et vous devenez responsables de vos erreurs ... pas comme dans l'administration ...
Nota : il faut bien entendu être apte à exercer une profession juridique au sens de la loi de 1971
D. Fausser
Je me suis renseigné sur cette loi. je ne sais pas si j'ai bien compris le dispositif, mais il semblerait que seuls les avocats et quelques autres puissent faire du conseil juridique. Donc, un juriste diplomé ne peut pas faire de conseils en marchés publics sans être avocat ou bosser pour une entreprise qui prodigue ce genre de conseils.
@ Elia : ça fait bientôt 12 ans que je vis du consulting. Cela dit, mon champ de compétence porte sur le droit public en général et porte sur tous les contrats administratifs (MP, DSP, PPP, BEA...) et mon niveau d'expertise ne s'arrête pas, heureusement pour moi, à l'accompagnement des entreprises à la réponse aux consultations publiques (de mémoire, j'ai dû accompagner vingt boîtes tout au plus sur cette thématique en 12 ans). Cette partie là de l'activité de consulting est réellement anecdotique car les petites et moyennes entreprises ne se forment qu'une seule fois et les grosses boîtes ont les compétences en interne.
En pratique, il s'agit surtout d'assister des collectivités publiques dans le montage de contrats complexes, de former leurs agents, de les accompagner dans le cadre d'un redéploiement de leur compétence en interne ou encore de faire la "hot line" pour répondre aux questions qu'ils se posent au quotidien (ce qui implique une connaissance très précise de la réglementation, de la jurisprudence et des contraintes internes propres aux collectivités publiques).
Maintenant, il faut être clair : pour en vivre, il faut avoir énormément d'expérience (et accessoirement, de la bouteille : c'est peut-être bête mais les "jeunes", dans ce job, ne sont pas crédibles) : il m'a fallu environ 6 ans pour avoir un carnet d'adresse suffisamment étoffé pour me permettre de remplir mon agenda sur les 8/10 mois à venir ; d'autre part, Dominique Fausser a raison lorsqu'il précise qu'on ne vit pas que de cela : nombre d'entre nous enseignent en fac et cumulent avec des activités d'auteurs (personnellement j'ai commencé avec un ratio de 80 % d'enseignements purs et 20 % de consulting ; aujourd'hui mon activité est de 20 % d'enseignement pur / 70 % de consulting et 10 % d'auteur).
Bref, c'est loin d'être l'Eldorado pour celles et ceux qui débutent, surtout s'ils sont jeunes.
@elia: tu peux faire comme moi, je fais des vacations à l'université ils cherchaient qqn pour le TD de droit administratif
autorisation de l'employeur et basta
Pas con.
Mon mastère étant assez porté sur le réseau d'anciens, donner une ou deux heures sur les MP aux étudiants actuels me semble pas impossible.
Vais réfléchir à un courrier au directeur du cursus.
en l'occurence c est moi qui ait été sollicitée, par des réseaux de formation
ils cherchent de + en + dans les antennes de villes moyennes où il y a de - en - de thésards...
sinon vs pouvez etre formateur au CNFPT (si dans territorial) ou autres (c est vrai qu il y a maintenant la barriere marchés publics mais il y a bcq d'agents qui forment d'autres fonctionnaires...)
il faut savoir aussi que maintenant les avocats ont des h de formation obligatoires à faire
les vacations d'enseignement peuvent leur permettre de remplir ce quota
sauf que pour être formateur au CNFPT il faut l'autorisation de son employeur et celle ci n'est pas toujours donné (je parle d'expérience)
Citation de: Kpiaf le Janvier 17, 2011, 09:40:52 AM
@ Elia : ça fait bientôt 12 ans que je vis du consulting. Cela dit, mon champ de compétence porte sur le droit public en général et porte sur tous les contrats administratifs (MP, DSP, PPP, BEA...) et mon niveau d'expertise ne s'arrête pas, heureusement pour moi, à l'accompagnement des entreprises à la réponse aux consultations publiques (de mémoire, j'ai dû accompagner vingt boîtes tout au plus sur cette thématique en 12 ans). Cette partie là de l'activité de consulting est réellement anecdotique car les petites et moyennes entreprises ne se forment qu'une seule fois et les grosses boîtes ont les compétences en interne.
En pratique, il s'agit surtout d'assister des collectivités publiques dans le montage de contrats complexes, de former leurs agents, de les accompagner dans le cadre d'un redéploiement de leur compétence en interne ou encore de faire la "hot line" pour répondre aux questions qu'ils se posent au quotidien (ce qui implique une connaissance très précise de la réglementation, de la jurisprudence et des contraintes internes propres aux collectivités publiques).
Maintenant, il faut être clair : pour en vivre, il faut avoir énormément d'expérience (et accessoirement, de la bouteille : c'est peut-être bête mais les "jeunes", dans ce job, ne sont pas crédibles) : il m'a fallu environ 6 ans pour avoir un carnet d'adresse suffisamment étoffé pour me permettre de remplir mon agenda sur les 8/10 mois à venir ; d'autre part, Dominique Fausser a raison lorsqu'il précise qu'on ne vit pas que de cela : nombre d'entre nous enseignent en fac et cumulent avec des activités d'auteurs (personnellement j'ai commencé avec un ratio de 80 % d'enseignements purs et 20 % de consulting ; aujourd'hui mon activité est de 20 % d'enseignement pur / 70 % de consulting et 10 % d'auteur).
Bref, c'est loin d'être l'Eldorado pour celles et ceux qui débutent, surtout s'ils sont jeunes.
Donc on peut être consultant auprès des collectivités sans être avocat ?
@Lutin : Je ne sais pas pour ta fac, mais la mienne c'est soit avocat, soit doctorant pour être chargé de TD.
c est noté dans le décret: soit TD - 28 ans, soit avocat, soit professionnel
Bonjour,
Je remonte ce post car je me pose une petite question.
Le métier de consultant marchés publics indépendant entre-t-il, selon vous, dans le champ de la loi du 31 décembre 1971 (articles 54 et suivants) sur les personnes habilités à effectuer des consultations juridiques ?
Pour résumer, peut-on effectuer des prestations de conseils en matière de commande publique tout en de disposant pas de la qualité d'avocat ?
Merci par avance de vos retours
Je pense en effet que beaucoup d'entreprises gagneraient faire potasser les RC par des personnes avisées (et notamment sur les critères d'analyse) pour optimiser leurs chances d'obtenir le marché.
Le problème d'avoir cette lecture approfondie, en particulier par un juriste, c'est que ce dernier va très vite être confronté à des problèmes d'ommission, d'imprécision, d'ambiguité voir de contradictions qui lui imposerons d'interroger abondament le client.
Il y a ainsi des chance qu'à trop vouloir bien faire l'entreprise finisse par passer pour une emmerdeuse auprès du client.
bref, tout le monde à raison.
En réalité, la même somme investie dans des frais de bouche est tout aussi efficace et même en cas d'échec laissera un meilleur souvenir à tout le monde.
un entrepreneur c'est un pragmatique.
Citation de: Lili le Février 06, 2012, 11:33:23 AM
Bonjour,
Je remonte ce post car je me pose une petite question.
Le métier de consultant marchés publics indépendant entre-t-il, selon vous, dans le champ de la loi du 31 décembre 1971 (articles 54 et suivants) sur les personnes habilités à effectuer des consultations juridiques ?
Pour résumer, peut-on effectuer des prestations de conseils en matière de commande publique tout en de disposant pas de la qualité d'avocat ?
Merci par avance de vos retours
Ca dépend auprès de qui et dans quelle mesures. Mais légalement, si tu n'entres pas dans les clous de la loi de 1971, tu ne peux pas. Après, ça n'est pas vraiment contrôlé et beaucoup jouent sur le vide juridique entre assistance et conseil.
Citation de: bertrand le Février 23, 2012, 06:28:36 PM
Je pense en effet que beaucoup d'entreprises gagneraient faire potasser les RC par des personnes avisées (et notamment sur les critères d'analyse) pour optimiser leurs chances d'obtenir le marché.
Le problème d'avoir cette lecture approfondie, en particulier par un juriste, c'est que ce dernier va très vite être confronté à des problèmes d'ommission, d'imprécision, d'ambiguité voir de contradictions qui lui imposerons d'interroger abondament le client.
Il y a ainsi des chance qu'à trop vouloir bien faire l'entreprise finisse par passer pour une emmerdeuse auprès du client.
bref, tout le monde à raison.
En réalité, la même somme investie dans des frais de bouche est tout aussi efficace et même en cas d'échec laissera un meilleur souvenir à tout le monde.
un entrepreneur c'est un pragmatique.
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