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exclusion pour fautes et examen des mesures correctives

Démarré par speedy, Octobre 09, 2024, 09:04:00 AM

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0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

speedy

pas d'exclusion pour fautes antérieures  sans examen des mesures correctives mises en place pour éviter le renouvellement des fautes en question.
CJUE, n° T-126/23, Arrêt du Tribunal, VC contre Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, 2 octobre 2024
https://www.doctrine.fr/d/CJUE/2024/CJUE62023TJ0126
si le comptable n'a pas besoin de calculette pour calculer ta retraite .....  c'est pas bon signe  !

hpchavaz

#1
Très interessant, en ce qu'il détaille , certes dans le cadre d'un examen limité, l'examen par le Tribunal des mesures correctrices mise en place par le requérant. In fine Le Tribunal ne pas remet pas en cause l'appréciation de [l'acheteur] sur les mesures et rejette le recours.

Pour savoir un peu de quoi il s'agit:

Notice automatisée de l'arrêt T-126/23 : VC contre l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA)

Introduction :
Cet arrêt du Tribunal de première instance de l'Union européenne, rendu le 2 octobre 2024, concerne un contentieux entre VC et l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA). Le litige porte sur l'exclusion de VC de la participation aux procédures de marchés publics et à l'octroi de subventions européennes pour une période de deux ans, en raison d'une « faute professionnelle grave ». Cette exclusion trouve sa source dans une décision prise par les autorités espagnoles en matière de droit de la concurrence, accusant la requérante d'infraction aux règles de concurrence dans ce pays.

Problématique juridique :
La problématique principale porte sur la légalité et la proportionnalité de la décision de l'EU-OSHA d'exclure VC des marchés publics européens, ainsi que sur l'articulation entre une telle décision et une décision de suspension de la sanction au niveau national espagnol. La requérante invoque plusieurs moyens pour contester cette décision, parmi lesquels une violation du principe de proportionnalité et une insuffisance de motivation.

Solution juridique :

  • Arguments des parties :

    • La requérante fait valoir que l'exclusion décidée par l'EU-OSHA est disproportionnée, compte tenu notamment de la suspension de la sanction par les autorités espagnoles. Elle soutient également que l'Agence n'a pas suffisamment motivé sa décision.
    • L'EU-OSHA, quant à elle, soutient que la faute professionnelle grave, établie par la décision espagnole en matière de concurrence, justifie pleinement l'exclusion temporaire de la requérante. Elle souligne que l'Agence dispose d'une marge de manœuvre pour décider de la gravité des faits et de la sanction appropriée.
  • Analyse des textes législatifs :
    L'Agence fonde sa décision d'exclusion sur les dispositions du Règlement financier de l'UE relatif à la participation aux marchés publics et à l'octroi de subventions, en particulier les articles régissant l'exclusion en cas de « faute professionnelle grave ». Le principe de proportionnalité est également central dans ce type de contentieux, imposant aux institutions européennes de ne pas infliger de sanctions manifestement disproportionnées aux faits reprochés.

  • Analyse de la jurisprudence :
    Le Tribunal de l'Union européenne a déjà rendu plusieurs arrêts concernant les exclusions liées à des infractions au droit de la concurrence. Dans certains cas, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a souligné la nécessité pour les institutions européennes de motiver de manière précise leurs décisions et d'évaluer les sanctions au regard du principe de proportionnalité. Un arrêt de référence dans ce domaine est celui de la CJUE dans l'affaire C-440/13 P, où la Cour a insisté sur l'exigence d'une motivation détaillée lorsque des sanctions sont infligées.

  • Doctrine :
    Les commentaires doctrinaux sur ce type de contentieux mettent souvent l'accent sur la complexité des rapports entre le droit national et les sanctions imposées par les institutions européennes, notamment en matière de concurrence. Plusieurs auteurs, tels que Jacques Ziller et Jean-Claude Piris, ont analysé les tensions entre les décisions nationales et européennes, particulièrement dans les domaines où la compétence est partagée.
Conclusion :
Le Tribunal de première instance, après avoir analysé les arguments des parties, les dispositions légales applicables et la jurisprudence pertinente, a rendu une décision en confirmant l'exclusion de VC pour une durée de deux ans. Le Tribunal a jugé que l'EU-OSHA avait correctement évalué la gravité des faits et avait suffisamment motivé sa décision, rejetant ainsi les arguments de la requérante concernant la proportionnalité et l'absence de motivation.

Impact sur la pratique juridique :
Cet arrêt confirme l'autonomie des institutions européennes dans l'évaluation des fautes professionnelles graves, même lorsque des décisions nationales peuvent sembler atténuer la gravité des faits. Il souligne également l'importance pour les entreprises de respecter rigoureusement les règles de concurrence, non seulement au niveau national mais également au niveau européen, sous peine d'exclusion des marchés publics. Cela pourrait inciter à un renforcement de la conformité des entreprises en matière de concurrence, avec une attention accrue à l'impact des décisions nationales sur leur statut au niveau de l'UE.

Références :

  • Articles du Règlement financier de l'UE sur l'exclusion des marchés publics.
  • Jurisprudence de la CJUE, notamment l'arrêt C-440/13 P.
  • Doctrine de Ziller et Piris sur les interactions entre droit national et droit de l'UE en matière de concurrence.
Ce cas illustre la rigueur des mécanismes européens en matière de sanctions administratives dans le cadre des marchés publics, tout en montrant que les décisions nationales, même en suspension de sanctions, n'empêchent pas nécessairement une sanction européenne autonome.

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OpenAI "Analyse" par Henri-Pierre Chavaz - Version 2.1
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