Bonjour,
Dans le contexte "développement durable", on me demande de trouver un critère de jugement des offres qui prenne en compte le coût du transport, sa durée et par conséquent son taux d'émission de CO², tout en sachant que ce critère ne doit pas être discriminatoire.... Comment prendre en compte le coût global du transport et son impact sur l'environnement, sans favoriser de fait, les entreprises locales? Comment le juger, sur quels éléments?
Avez-vous un critère "magique"????
J'ai le même genre de problématique et pour le moment je n'ai rien trouvé. Mais si quelqu'un a quelque chose je suis aussi preneuse.
Ma version de juriste c'est que c'est impossible sans faire de la discrimination.
Et pour le moment, je ne sais pas comment travailler en coût global, donc j'ai du mal à me servir de cet outil.
Peut être qu'une des solutions pourrait être de demander que les véhicules chargés de faire le transports soient estampillées EURO 6, c'est une référence européenne qui va de 0 (véhicules très vieux et très polluant) à 6 véhicules tout neuf et moins polluant. Mais il faudrait que ce critère ou cette clause soit justifiable avec l'objet du marché, donc à voir au cas par cas.
Dans le cadre d'un marché de transport on peut tout à fait le mettre sans que ca pose de problème juridique, me semble-t-il.
c'est antinomique critère et non-discrimination !!!
on met des critères pour départager !!!!
Et çà ne résout toujours pas le débat de l'empreinte environnementale globale du produit (totalité des rejets de polluants au cours de la durée de vie du bien, y compris sa fabrication et son élimination).
Citation de: speedy le Octobre 08, 2008, 10:04:35 AM
c'est antinomique critère et non-discrimination !!!
on met des critères pour départager !!!!
avec un critère de limitation d'émission de CO², tu vas forcément te retrouver à favoriser les transports locaux....non ???
Citation de: Blie le Octobre 08, 2008, 10:13:17 AM
avec un critère de limitation d'émission de CO², tu vas forcément te retrouver à favoriser les transports locaux....non ???
sauf le prestataire qui transporte en ferroutage ou par zeppelin :-)
et alors ? ce n'est qu'une conséquence et non votre objectif (ou alors ....)
quand vous notez vous n'avez pas l'impression de faire du favoritisme à chaque fois qu'un local a une bonne note sur les autres critères , si ?
faudrait il encore connaitre le cas précis de votre marché .....
suis ok avec speedy...en toute matière nécessitaznt transport (de fourniture, de personnes d'engins etc) le local est favorisé...
Citation de: le biscuit le Octobre 08, 2008, 10:24:19 AM
suis ok avec speedy...en toute matière nécessitaznt transport (de fourniture, de personnes d'engins etc) le local est favorisé...
et ca ne pose pas de problème juridique ca ????
genre non respect de concurrence ???
Je précise que je ne suis pas spécialiste marché, et que je pose réellement la question, surement naive, mais question quand même.
vous ne faites pas un critère de proximité !!!
en effet vous n'interdisez à personne d'ouvrir une succursale sur place et vous ne les obligez pas à en crrée une avant de répondre .....
ok avec speedy
quand vous mettez un critère de rapidité d'intervention, vous favorisez les locaux ... ou les entreprises qui ouvrent une succursale à côté
Citation de: MG le Octobre 09, 2008, 09:29:01 AM
ok avec speedy
quand vous mettez un critère de rapidité d'intervention, vous favorisez les locaux ... ou les entreprises qui ouvrent une succursale à côté
pas forcément, le titulaire peut sous-traiter ces interventions à un prestataire local.
quand vous mettez des critères vous favorisez les meilleurs.
ce qui est interdit, c'est de prendre qqun par ce qu'il est du coin. mais si c'est en raison de sa rapidité d'intervention, de son mode de transport non polluant, ou d'une clause sociale, cela ne pose pas de pb.
après il faudra vérifier la réalité de ce qui a été retenu lors de l'exécution du marché.
La notion de coût global est généralement utilisée dans le contexte des achats pour la somme du coût d'acquisition et du le coût d'utilisation de l'acquéreur. Vous l'utilisez dans sens différent celui du coût environnemental global. Il me semble qu'il conviendrait alors de prendre en compte non seulement l'incidence des transports mais également celles de la fabrication et celles de l'élimination, soit le bilan sur le cycle de vie.
Même si l'on se limite aux incidences des seuls transports il serait me semble t-il risqué de ne prendre en compte que les trajets liés à la dernière livraison. En cas de fabrication dans la même usine en Chine, par exemple, il ne faudrait pas que ce critère puisse favoriser le fournisseur/revendeur proche d'un fournisserr/revendeur situé à Rotterdam.
Conclusion : Ce critère me semble difficle à mettre en oeuvre sauf dans certains cas particuliers comme la fourniture de granulats ou d'autres produits essentiellement primaires (extraction, agriculture, ...), ce qui d'une part limite l'intégration d'éléments et d'autre part concerne sans doute des produitions pour lesquelles l'intensité énergétique n'est pas trop variable quisue dans le cas de l'agriculture ... Même dans ces cas, il pourrait peut être être contesté si la ressource n'est pas inépuisable ou quasiment inépuisable si la demande est forte, puisqu'alors, à terme, la ressource sera totalement consommée même si ce n'est pas au titre de ce contrat.
Introduire des critères portant sur l'environnement global comme les GES conduit , irrémédiablement me semble t-il, à devoir raisonner de façon globale
Dans le même ordre d'idées, voir Acheter local ? (http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/11/15/1460-acheter-local) sur econoclaste.org (http://econo.free.fr/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1), très bon blog incidemment.
Dans les liens voir notamment Reason Online / The Food Miles Mistake (http://www.reason.com/news/show/129855.html).
il est assez amusant de constater que mon raisonnement sur la relative stabilité de l'intensité énergétique dans le cas de l'agriculture semble totalement faux.