Auditionné le 13 octobre par la commission des finances de l'Assemblée nationale, Christian Frémont, directeur du cabinet du Président de la République, a avoué l'illégalité dans laquelle la Présidence se trouve concernant ses contrats de communication et de sondages. Christian Frémont a assuré que depuis juillet 2009 (date de publication du rapport de la Cour des comptes) « il a été décidé que les commandes de sondages ne se feraient qu'après passation d'un appel d'offres ». Aveu cruel d'une situation antérieure qui ne respectait en rien les règles des marchés publics, domaine dans lequel la Présidence devrait être exemplaire. Pour information, le budget prévisionnel en matière de sondages pour le compte de l'Élysée pour 2010 s'élève 1,3 millions d'euros.
Au cours de son audition, le directeur de cabinet du Président a également révélé l'existence de certains contrats de conseil. Ainsi, comme le rapporte le Monde daté du 17 octobre, Monsieur Buisson, dirigeant du cabinet Publifact, disposerait aujourd'hui d'un contrat de conseil « pour lequel il est rémunéré à hauteur de 10 000 euros hors taxe par mois ». Quant à Monsieur Giacometti, dirigeant du cabinet Giacometti Péron et Associés il doit « fournir un certain nombre d'analyses et d'études pour lesquelles il reçoit une rémunération mensuelle de 43 500 euros ».
En cette période de restriction budgétaire, de rigueur morale affichée et de d'achats publics « vertueux », ce tableau laisse quelque peu songeur...
Source : Citia, cabinet conseil en achat public
Franchement, ça vous étonne que les donneurs de leçons soit des filous??
On va rappeler que l'Elysée fait de même depuis de nombreuses années avec le boucher du coin.
En matière de comm', Séguéla a pu s'offrir ses Rolex grâce aux "commandes" de l'Elysée.
Blasé....
bah dans mon esprit si la règle est contournée ou violée c'est qu'elle n'est pas adaptée, il faut donc la réformer ;-)
copier/coller depuis le blog 'le veilleur de jour' publié par Lemonde.fr :
"Invité d'Europe 1 ce jeudi matin, Philippe Séguin, le président de la Cour des compte, s'est fait un plaisir de décortiquer les dépenses extravagantes de ce sommet. Sylvain Lapoix rend compte dans Marianne2 des remarques de Philippe Séguin. "Interrogé sur le scandale de l'aménagement de bureaux présidentiels incluant des douches (...) , [il] fait mine d'effectuer une mise au point : « Les 245000 euros ne correspondent pas aux douches, corrige-t-il. En revanche les 245000 euros n'ont pas suffit à aménager l'ensemble du Grand Palais ! », estime le président de la Cour des comptes, hilare. La facture : 7 millions d'euros pour le montage, démontage et la location. Pour Séguin, de tels frais auraient pu être évités mais ne l'ont pas été par pur amateurisme : la présidence française était selon lui «mal programmé », les décisions «tardives », «pas d'appel d'offre»... «Les fournisseurs s'en sont donnés à coeur joie» alors que, selon lui, Sarkozy aurait pu économiser 1/3 sur la facture en mettant en concurrence les fournisseurs."
Pour le sommet de la Mediterranée il y aurait eu un repas à 5 000 ¤ par tête... c'est ce qu'on appelle l'offre économiquement la plus avantageuse !
Ca devait être très bon lol