Bonjour tout le monde ;D
Je m'interroge sur la forme que doit prendre un de nos marchés :
Nous avons constaté dans un de nos musées que certaines œuvres souffraient d'une contamination fongique.
Ceci est lié en grande partie à taux d'humidité dans le musée que nous n'arrivons pas à faire redescendre malgré des déshumidificateurs professionnels.
Le musée souhaite lancer une consultation pour :
- faire un état des lieux du bâtiment et œuvres contaminées
- effectuer des préconisations pour améliorer le climat dans le batiment
-elaborer plusieurs scenarri de décontamination des collections et des espaces
- effectuer un chiffrage de l'ensemble
- rédaction de protocoles de conservation
-redaction du cahier des charges pour les futures consultations publiques
-Analyse des offres
-suivi de la réalisation des travaux et de la décontamination des oeuvres
j'ai tendance à me dire qu'un marché de maitrise d'œuvre pourrait correspondre ? Qu'en pensez vous ?
Le service en question propose un découpage comme ceci :
- tranche ferme : étude de faisabilité
-tranche optionnelle 1 : rédaction du cahier des charges techniques pour les consultations
-tranche optionnelle 2 : assisstance à maitrise d'ouvrage pour les travaux et le suivi de la décontamination
Je pense qu'un découpage en phases APS/APD/PRO etc pourrait correspondre à cela non ?
je suis preneuse de votre avis :-)
Effectivement procéder à des études avant de passer à la phase travaux est indispensable. C'est un marché de maîtrise d'oeuvre pour la part Bâtiment, et assimilable pour les oeuvres...
j'ai des interrogations qui pourrait être levées par du sourcing :
1 existe t il des BET compétents pour faire les études et suivi sur le bâtiment ET sur les œuvres ? (allotissement ou de fait réponses en groupements ?)
2 y a t il des considérations "Monument Historique" et ou "Œuvres classées " donc des compétences règlementées ? (informations obligatoires dans l'AAPC)
Pourquoi s'embêter avec la codification des missions de loi MOP ?
Selon moi, il y a deux problèmes : celui du bâtiment et celui des œuvres.
Pour le bâtiment, il existe des bureaux d'études spécialisées mais avant, il me semble indispensable d'identifier, par un laboratoire agréé, le type de contamination pour adapter les équipements nécessaires (ventilation, filtre, etc...)
Pour les œuvres, il existe des entreprises spécialisées car c'est assez "classique" comme problèmes.
Les Archives Départementales sont souvent confrontées à ce type de contamination...
La grande difficulté sera de stocker (ou déménager) les œuvres avant et après la décontamination et pendant les travaux.
l'intéret de codifier les missions évite de réinventer l'eau tiède ...
l'intérêt de globaliser c'est de pouvoir exiger une solidarité en cas de groupement de BET et d'exiger une rélle efficacité sur 20 à 30 ans avec une garantie appuyée par une assurance spécifique qui sera possible de mettre en jeu même en cas de disparition d'une entreprise de travaux ....
reste que oui un diag technique préalable sur l'aspect "attaque fongique" serait utile.
Ma crainte de "reproduire" la loi MOP vient du CCAG Moe qui n'est pas vraiment adapté à ce genre d'opération...
Citation de: lepouch le Mai 12, 2026, 11:48:49 AMMa crainte de "reproduire" la loi MOP vient du CCAG Moe qui n'est pas vraiment adapté à ce genre d'opération...
tu peux détailler ? merci
Les points de vue relevés par chacun pourront être éclaircis grâce à l'étude de faisabilité qui au vu du contexte et des spécifications du site et autres contraintes, conseillera sur les actes/procédures à réaliser.
Avant d'aller éventuellement sur le terrain d'un MOE, il conviendrait de faire le préalable avec un AMO.
Le CCAG Moe est basé sur le principe d'un engagement sur un programme que le maitre d'ouvrage doit détailler et chiffrer.
Cela me parait difficile pour cette opération...
Un marché visant le CCAG PI me semble plus adapté pour proposer des modifications d'équipements de filtrage et ventilation.
Dans un second temps, si les locaux nécessitent des aménagements ou des autorisations particulières, le recours à un "vrai" marché de maitrise d'oeuvre sera peut-être la seule solution.
Mais, tous d'abord, il faut analyser le problème d'humidité des locaux...
résumons
1 en préalable un diagnostic fiable de " l'attaque fongique" et un inventaire clair des lieux et œuvres concernés
2 une étude préalable de faisabilité pour cerner l'environnement règlementaire et les coûts
3 une opération pour partie MOE de type loi MOP avec engagement sur le coût des travaux de Bâtiment et une partie "études spécifique et suivi de restauration" sans engagement sur le coût de restauration des oeuvres.
vous feriez un marché d'AMO et ensuite un marché de maitrise d'oeuvre ?
ça peut se discuter car si vous allez sur un seul marché direct vous ne savez pas où vous vous engagez au niveau financier .... ni accessoirement en planning ....
S'il n'y a pas urgence, j'aurais tendance à séparer ce qui relève de la décontamination œuvres de ce qui concerne l'assainissement du bâtiment. La partie commune serait un diagnostic de la contamination des oeuvres avec détermination des causes et objectifs à atteindre pour chacun des deux volets.
Je comprends que l'on puisse souhaiter de globaliser pour n'avoir qu'un seul responsable mais ce regroupement me semble trop artificiel. En outre il risque de conduire à une mission très peu cadrée en amont.
Pour ce qui concerne le bâtiment, une fois les objectifs de condition de conservation déterminés, il me semble que l'on retombe en terrain connu Diag, etc.
Citation de: marine29850 le Mai 12, 2026, 12:28:59 PMvous feriez un marché d'AMO et ensuite un marché de maitrise d'oeuvre ?
Comme le sujet a l'air particulièrement complexe et qu'en plus, il est assez flou pour votre structure, oui je ferai d'abord l'AMO.
De plus, qui va faire le programme de la MOE, si vous êtes dans le flou ?