Bonjour,
Soit un MAPA pour de l'éclairage. Nous n'autorisons pas les variantes car le besoin est bien défini.
Dans le CCTP nous demandons 24 points lumineux, et un candidat nous propose 18 points lumineux sans avoir répondu à notre demande qui est de 24 points lumineux.
Pour lui, 18 points suffisent à remplir nos besoins. Pour nous il en faut 24.
. Évidemment, avec 1 tiers de points lumineux en moins, il est moins cher.
1°) Peut-on considérer cette offre comme une variante ? Si oui son offre doit être rejetée.
Une offre qui propose une variante non autorisée peut aussi être considérée comme irrégulière.
En MAPA la régularisation des offres irrégulières est possible quand ce n'est pas sur un élément substantiel.
2°) Peut-on lui proposer de régulariser et de transformer sa variante en offre de base en proposant 24 points lumineux comme tout le monde ?
En fait pour moi la régularisation porterait sur un élément substantiel. Mais la négo est prévue dans le RC. Du coup ça vous paraît choquant de proposer de repêcher ce soumissionnaire envertu de l'article R2152-1 du code qui dit que :
Article R2152-1
Dans les procédures adaptées sans négociation et les procédures d'appel d'offres, les offres irrégulières, inappropriées ou inacceptables sont éliminées.
Dans les autres procédures, les offres inappropriées sont éliminées. Les offres irrégulières ou inacceptables peuvent devenir régulières ou acceptables au cours de la négociation ou du dialogue, à condition qu'elles ne soient pas anormalement basses. Lorsque la négociation ou le dialogue a pris fin, les offres qui demeurent irrégulières ou inacceptables sont éliminées.
Merci de me dire ce que vous en pensez.
vous êtes en MAPA, vous ne pouvez pas dire inappropriée donc elle reste dans le tour de négociation.
nota : qu'est-ce qui vous gêne dans l'offre ? l'implantation plus lointaine des passages piétons et points singuliers ? la puissance plus élevée ? le manque d'uniformité dans l'éclairage ? il faudra des arguments pour la déclarer irrégulière s'il ne s'aligne pas .....
pareil que speedy, aucun problème à négocier pour le faire revenir dans la lumière 8)
PGF ? unitaire ?
Merci pour vos retours. Du coup je vais lui demander de régulariser.
Nous sommes sur des prix forfaitaires pour éclairer un équipement sportif dans les règles. On demande 24 projecteurs car c'était la solution la plus qualitative, et la plus modulable si on a besoin de tamiser l'ambiance. On ne souhaitait pas particulièrement avoir à refaire des études pour, une fois l'équipement de 18 projos en place, se faire entendre dire que finalement 24 ça aurait été mieux...
Ah, les marchés d'éclairage public. Ils sont très instructifs, au point d'avoir conduit certains acheteurs chez le juge d'instruction.
Le dernier dont j'ai eu à m'occuper était en coût complet : **TCO** (Total Cost of Ownership) plus des externalités. Cela a également participé à l'instruction des participants.
Tout cela serait une autre histoire, si ce n'est qu'une des particularités de ces opérations est que leur coût dépend fortement d'un élément assez marginal financièrement : le luminaire. Non pas le mât, mais le "réflecteur" : une tôle d'aluminium polie ou laquée qui façonne le flux lumineux émis par les LED pour obtenir la distribution photométrique voulue sur l'espace à éclairer.
Donc le nombre de points lumineux dépend du réflecteur (et d'autres facteurs : hauteurs de mâts et paramètres tels que le confort visuel).
Chaque marque a naturellement ses réflecteurs qui ont des caractéristiques phtométriques différentes.
Ainsi, quand on écrit que le besoin correspond à 24 points lumineux, on a en fait choisi peu ou prou le fournisseur des réflecteurs et, plus généralement, du bloc optique.
Donc sur le fond, il se peut que l'offre qui vous est faite soit optimisée.
Si la procédure est une proécdure avec négociation ou un MAPA, à moins de particularités de rédaction (dont la limitation du nombre d'offres admises à la négociation), l'article R. 2152-1 indique effectivement que seules les offres inappropriées sont éliminées.
Bonjour,
Merci pour vos retours.
Chaque marque a plusieurs produits qu'on peut combiner en fonction des besoins de chaque acheteur.
Je suis d'accord que mon soumissionnaire optimise, mais dans la mesure où on n'a pas souhaité de variante, je ne pense pas qu'on puisse ouvrir aux variantes une fois qu'on a reçu les offres ?
Bonne journée.
non, on ne peut pas.
idem ce serait un manquement aux conditions de mise en concurrence et de publicité ...
nota : pour prendre en compte des variantes il faut soit une équivalence technique et reste que le prix comme différenciation , soit les critères techniques permettent de noter différencier sans modifier ni les critères ni la pondération annoncée.
Citation de: hpchavaz le Mars 03, 2026, 04:05:54 PMAh, les marchés d'éclairage public. Ils sont très instructifs, au point d'avoir conduit certains acheteurs chez le juge d'instruction.
Le dernier dont j'ai eu à m'occuper était en coût complet : **TCO** (Total Cost of Ownership) plus des externalités. Cela a également participé à l'instruction des participants.
Tout cela serait une autre histoire, si ce n'est qu'une des particularités de ces opérations est que leur coût dépend fortement d'un élément assez marginal financièrement : le luminaire. Non pas le mât, mais le "réflecteur" : une tôle d'aluminium polie ou laquée qui façonne le flux lumineux émis par les LED pour obtenir la distribution photométrique voulue sur l'espace à éclairer.
Donc le nombre de points lumineux dépend du réflecteur (et d'autres facteurs : hauteurs de mâts et paramètres tels que le confort visuel).
Chaque marque a naturellement ses réflecteurs qui ont des caractéristiques phtométriques différentes.
Ainsi, quand on écrit que le besoin correspond à 24 points lumineux, on a en fait choisi peu ou prou le fournisseur des réflecteurs et, plus généralement, du bloc optique.
Donc sur le fond, il se peut que l'offre qui vous est faites soit optimisée.
Si la procédure est une proécdure avec négociation ou un MAPA, à moins de particularités de rédaction (dont la limitation du nombre d'offres admises à la négociation), l'article R. 2152-1 indique effectivement que seules les offres inappropriées sont éliminées.
Très intéressant!
C'est bien de prévoir la négociation en MAPA...
C'est mieux de prévoir des éléments techniques sur lesquels l'entreprise peut varianter !
Ça évite de ramener la négociation à une simple discussion sur le prix.
D'ailleurs, ce "marchandage" est normalement interdit...
Citation de: lepouch le Mars 04, 2026, 02:47:47 PMce "marchandage" est normalement interdit...
je ne me rappelle plus exactement où.
le marchandage concerne la main d'oeuvre, non ?
Effectivement, le délit de marchandage concerne la main d'oeuvre.
J'ai utilisé le mot entre guillemets pour signifier qu'une négociation loyale ne peut pas se contenter d'une remise à titre commercial.
Il faut nécessairement la mener en discutant des caractéristiques techniques, des indicateurs de qualité, etc ...
Mais je suis incapable d'appuyer cette bonne pratique sur une décision d'un TA ou autre...
Citation de: lepouch le Mars 04, 2026, 03:19:41 PM'une négociation loyale ne peut pas se contenter d'une remise à titre commercial.
Et pourquoi donc, s'il n'y a rien d'autre à négocier.
parce que négocier ça suppose des contreparties réciproques, réclamer un rabais en échange de rien ça n'est pas négocier.
un rabais commercial, ça existe, non ?
oui, moi j'ai pas dit que c'est interdit, je ne le pense pas d'ailleurs, je dis juste que ça n'est pas ça qu'on appelle négocier ;)
OK
Citation de: Vivaelparaguay le Mars 04, 2026, 03:51:55 PMparce que négocier ça suppose des contreparties réciproques, réclamer un rabais en échange de rien ça n'est pas négocier.
Les concessions réciproques c'est plutôt du domaine de la transaction que de la négociation... On joue sur les mots... J'aime çà ;D
Citation de: fanchic le Mars 05, 2026, 06:36:02 AMCitation de: Vivaelparaguay le Mars 04, 2026, 03:51:55 PMparce que négocier ça suppose des contreparties réciproques, réclamer un rabais en échange de rien ça n'est pas négocier.
Les concessions réciproques c'est plutôt du domaine de la transaction que de la négociation... On joue sur les mots... J'aime çà ;D
Alors allons y, les contreparties réciproques c'est de la négo. Les concessions réciproques c'est de la transaction 8)
Cas assez classique :
Marché de fournitures : les critères portent sur la qualité technique desdites fournitures sous différents aspects. La logistique et autres points faisant l'objet de spécifications.
Une des offres est celle d'un redistributeur tenu par la gamme de ce qu'il distribue, qui ne comprend qu'une possibilité pour ce type de besoin.
AO « infructueux » qui part en négo.
Vous négociez quoi en dehors du prix en ce qui concerne cette offre ?
Mon propos n'est pas de dire que les négociations ne portant que sur le prix sont celles qui offrent le plus de marge, mais simplement de défendre que rien ne les interdit. Mais il me semble que nous sommes tous d'accord.
Oui, je pense que nous sommes d'accord.
Mais je pense aussi qu'il est bon de donner des consignes aux services opérationnels pour qu'ils ne se contentent pas de négocier en demandant simplement une remise commerciale.
Ce n'est pas un avis juridique, c'est juste une recherche d'efficacité...