Bonjour à tous,
Soit un besoin de gardiennage dans un ERP qui va subir des travaux importants durant la prochaine période de renouvellement du marché. Nous avions jusqu'à présent un AC à part forfaitaire pour la mission de "base" avec un forfait annuel et une part à BDC pour les renforts ponctuels liés à notre activé. L'ennui est qu'on ne sait pas comment vont évoluer les travaux (allongement de la durée, réouverture de certaines zones, fermetures au public, etc.) et cela me semble plus compliqué de gérer des réductions de forfait, d'agents sur site, etc.
Mon idée est simple, AC tout à BDC. On précise dans le CCTP les contraintes du site sur les X prochaines années du marché, la fréquence habituelle de surveillance des agents sur place, le fait qu'il risque d'y avoir des aléas en cours de marché (baisse de la demande ou hausse), on demande une souplesse au candidat tout en précisant que les BDC seront établis le plus en amont possible du besoin, on claque un max raisonnable au marché mais pas de mini et c'est parti !
Qu'en pensez-vous?
Merci pour vos retours éclairés :)
Bonne journée !
c'est tentant mais vous avez un autre problème avec la reprise du personnel selon le code du travail puisque cun renouvellement de contrat soumis à ce dispositif ....
Je suppose pour la suite que "prochaine période de renouvellement du marché" signifie "période d'exécution du marché de remplacement résultant d'une nouvelle concsultation".
Il faut comme l'incite Speedy prendre en compte de l'ensemble des aspects et pas la seule simplification de la vie de l'acheteur.
A ce titre, si l'Acheteur souhaite une mise en concurrence saine conduisant à un contrat prenant en compte les coûts et les marges pour le futur attributaire, il doit mettre les candidats en position de chiffrer la prestation.
Après, on ne peut réellement en discuter sans connaitre la structure de rémunération prévue.
Cependant le montage proposé pour lequel vous auriez sans doute, j'en conviens, des offres alors que l'attributaire supporte un ensemble de risques sur lesquels il n'a pas de moyen d'action, ne me parais pas optimum. En effet, en toute logique, les soumissionnaires vont prévoir une marge pour risques, et ce n'est pas le seul problème.
Je suis toujours réservé quant à l'utilisation de clauses dont la portée réelle reste floue, du type "meilleur effort" de l'acheteur.
C'est notamment le cas de la disposition précisant que "les bons de commande seront établis le plus en amont possible du besoin", sans qu'un délai minimal de prévenance ne soit clairement défini. Or, il serait tout à fait envisageable d'introduire une telle garantie sur la base d'un sourcing préalable. Celui-ci permettrait, si nécessaire, d'adapter les modalités du contrat en fonction des retours des opérateurs économiques, en prévoyant par exemple des compensations spécifiques pour la gestion des situations où le délai minimal ne pourrait être respecté.
Sur l'absence de mini, même si elle est assez fréquente, je suis tout aussi réticent, mais je m'en suis fait une raison pour ce qui est des impacts financiers.
Mais ce qui me préoccupe le plus, ce sont les impacts de ces incertitudes sur les salariés.
Tel que cela est proposé, en allant au bout de l'interrogation de
Sspeedy, l'absence de minimum est-elle compatible avec une reprise des personnels ?
Comment le titulaire est-il censé passer ses contrats de travail pour générer les fluctuations d'activité ?
Note1 : Sans que cela ait nécessairement à s'appliquer dans ce cas, la réponse nécessitant la prise en compte de données sociales, il est de la responsabilité de l'Acheteur de prévoir des prestations qui puissent être réalisées dans le respect du cadre légal et également, pour ce qui me concerne, socialement respectueux. Je vise ici notamment les horaires imposés pour le nettoyage.
Note2: Quand le besoin est compliqué, il est toujours tentant de vouloir faire au plus simple, mais c'est rarement la meilleure solution.