Bonjour,
Une grande 1ère pour moi :
A l'issue d'un AOO, je viens d'annoncer au titulaire que le marché commencera début février et j'ai envoyé les rejets.
Le service revient vers moi pour m'indiquer que les prix en jours-hommes du titulaire sont quand même assez élevés car, sur une des missions, un senior sera mobilisé plutôt qu'un junior ou un tandem junior/senior. Il veut interroger les coûts du titulaire, voire les négocier. Cette partie de mission est un prix forfaitaire pour un audit.
Cela aurait lieu lors de la réunion de lancement...
Je ne vois pas comment on pourrait faire... question de loyauté contractuelle... et aucune question n'avait été posée au titulaire lors de l'analyse de son offre...
Voyez-vous une solution ?
oui : licencier ces hurluberlus ! et embauchez des gens sérieux ;D
plus sérieusement les inscrire à un stage de formation en commande publique pour les nuls !
je ne vais même pas parler du juridique
mais du technique ; ça ressemble vaguement à de la PI/étude, c'est HORS DE QUESTION d'avoir un audit mal branlé parce qu'on a voulu mettre un junior sur une des parties les plus importantes, le diagnostic. Comme chez le toubib, si le diagnostic n'est pas bon, c'est tout le reste qui va puer du cul.
moi faire des économies je suis pas contre, mais si dès le début ça commence à bidouiller de partout...
;D ;D ;D
les techniques devaient faire l'analyse de l'offre, non ? y avait un ou des critères à noter d'après le mémoire technique, non ?
ils n'ont qu'à s'en prendre à eux même, après l'heure ce n'est plus l'heure et dites qu'un avenant ne sera pas possible car remettrait en cause l'analyse des offres avec risque de favoritisme voir de corruption même passive ....
Merci pour vos réactions, qui rejoignent la mienne.
Je vais calmer leurs ardeurs.
en fait je ne suis pas contre les mises aux points et essayer de gratter un peu si on peut (sans remettre en cause le classement bien sûr !! et en espérant un titulaire trop bon trop c*n)
en soit c'est pas interdit - sous conditions
mais la méthode du service ne m'inspire pas... le problème n'est visiblement pas relevé au stade analyse, ni au stade mise au point, on met les pieds dans le plat à la réunion de démarrage sans prévenir, en espérant que le titulaire accepte de baisser son slip... pour gratter quoi...
Citation de: speedy le Janvier 23, 2025, 04:47:27 PMvoir de corruption même passive ....
Petite précision qui n'a rien à voir avec la commande publique
Techniquement, la distinction entre corruption active et passive ne porte pas, contrairement à ce qui est généralement compris, entre l'acteur qui est à l'initiative et celui qui ne l'est pas.
Cette distinction porte sur le rôle des deux acteurs(*) dans le pacte de corruption :
- Corruption active : celui qui donne, promet...
- Corruption passive : celui qui demande, reçoit...
Ainsi dans un scenario d'achats, la corruption sera toujours(**) passive concernant l'acheteur et active pour le vendeur. Cela indépendamment de qui est à l'initiative.
*) Il peut y avoir d'autres acteurs, sans que cela soit exhaustif :
- le bénéficiaire de la corruption, sans doute le receleur au sens juridique, peut être distinct de l'acteur passif.
- le "fournisseur du moyen",
Exemple : un acheteur (rôle passif) demande au prestataire (rôle actif) qu'une entreprise ("fournisseur du moyen") sur lequel ce dernier à de l'influence embauche son fils (bénéficiaire) .
**) on peut imaginer sans doute des scénarios plus compliqués.
Citation de: Piko le Janvier 23, 2025, 04:22:37 PMLe service revient vers moi pour m'indiquer que les prix en jours-hommes du titulaire sont quand même assez élevés car, sur une des missions, un senior sera mobilisé plutôt qu'un junior ou un tandem junior/senior. Il veut interroger les coûts du titulaire, voire les négocier. Cette partie de mission est un prix forfaitaire pour un audit.
Cela aurait lieu lors de la réunion de lancement...
Rappeler qu'en cas de résiliation du marché, il faudra indemniser le titulaire des frais engagés. Ceux-ci se rajouteront au coût d'une nouvelle mise en concurrence et du coût du montant proposé par le nouveau titulaire.
Alors râler pour 500 € de trop quand la relance va générer a minima 5 à 10 fois plus de coût supplémentaire, faudrait voir à pas trop dérailler.