Bonjour,
Je souhaite connaître les pratiques d'autres entités, sur les tableaux d'analyse des offres de base et offres avec variante.
A savoir que j'utilise un progiciel qui me sort un tableau d'analyse et dans ce même et unique tableau il y a les offres de bases et les offres avec variantes.
Mais de ce fait dans la formule de prix les deux ( base et variante) se confondent.
En creusant un peu je vois que dans le fiche de la DAJ il est indiqué qu « l'analyse des offres de base et des variantes s'effectue globalement, en une seule fois »
Pouvez vous me dire comment vous fonctionnez ?
Merci
exactement comme le progiciel et la DAJ ;)
on compare tout ensemble, avec des critères adaptés au fait de devoir comparer la pertinence de la variante (ce qui se fait naturellement sur le prix mais mérite davantage réflexion sur la technique), et on prend la solution la plus avantageuse au global
Citation de: Mathieu le Septembre 26, 2024, 05:04:58 PM
exactement comme le progiciel et la DAJ ;)
on compare tout ensemble, avec des critères adaptés au fait de devoir comparer la pertinence de la variante (ce qui se fait naturellement sur le prix mais mérite davantage réflexion sur la technique), et on prend la solution la plus avantageuse au global
Et si le PA ne souhaite pas retenir l'offre avec variante alors que peut être l'offre est classée en premier est ce un souci ?
J'ai eu pour habitude de faire un tableau base et un tableau variante et ensuite la CAO décide de retenir ou non les variantes
Merci pour vos réponses ????
c'est que vos variantes étaient en fait des PSE/options
la confusion sémantique entre les 2 n'est pas trop grave si votre RC était clair dans la méthode d'attribution et d'activation de ces variantes/PSE, mais était-ce le cas ?
Hé oui, si on utilise la notion de variante, on fait un seul tableau d'analyse à l'aide des mêmes critères et l'offre qui arrive première est la plus économiquement avantageuse et doit être retenue, qu'il s'agisse ou non d'une variante.
Si vous souhaitez procéder comme vous le faites, en faisant plusieurs analyses distinctes pour faire le choix discrétionnaire de retenir la meilleure offre de base ou la meilleure variante, alors il faut faire appel à la notion de PSE.
Pour aller, plus loin, à mon sens, la PSE doit être un "petit truc en plus" comme on pourrait dire "chiffrez moi la cerise sur le gateau". Si le contenu des prestations diffère de façon importante, ou que le prix diffère de façon importante (genre mes variantes coûtent 30% de plus que les offres de base) alors on est pas face à une variante ni face à une PSE, mais face à un besoin mal defini et un manque de transparence (et d'ailleurs si les écarts de prix sont vraiment importants, dans la mesure où on doit faire un seul classement avec les mêmes critères, la variante ne gagnera jamais...).
Citation de: Vivaelparaguay le Septembre 26, 2024, 05:36:44 PM
Hé oui, si on utilise la notion de variante, on fait un seul tableau d'analyse à l'aide des mêmes critères et l'offre qui arrive première est la plus économiquement avantageuse et doit être retenue, qu'il s'agisse ou non d'une variante.
Si vous souhaitez procéder comme vous le faites, en faisant plusieurs analyses distinctes pour faire le choix discrétionnaire de retenir la meilleure offre de base ou la meilleure variante, alors il faut faire appel à la notion de PSE.
Comme l'indique heureusement Vivaelparaguay dans ce qui suit ce n'est pas un problème de notion mais un problème de fond, : une variante un peu significative ne peut pas être une PSE.
Citation de: Vivaelparaguay le Septembre 26, 2024, 05:36:44 PM
Pour aller, plus loin, à mon sens, la PSE doit être un "petit truc en plus" comme on pourrait dire "chiffrez moi la cerise sur le gateau".
En revanche, je ne suit pas du tout d'accord avec la suite :
Citation de: Vivaelparaguay le Septembre 26, 2024, 05:36:44 PM
Si le contenu des prestations diffère de façon importante, ou que le prix diffère de façon importante (genre mes variantes coûtent 30% de plus que les offres de base) alors on est pas face à une variante ni face à une PSE, mais face à un besoin mal defini et un manque de transparence (et d'ailleurs si les écarts de prix sont vraiment importants, dans la mesure où on doit faire un seul classement avec les mêmes critères, la variante ne gagnera jamais...).
La variante peut très bien gagner, car tout est affaire de pondération des critères. Dans ces cas où la pondération des critères autres que le prix est suffisamment importante pour que la variante puisse l'emporter, je ne vois pas au nom de quoi on pourrait imposer à l'Acheteur de faire un choix a priori entre les deux solutions. Pour cette raison, il me semble donc que le besoin peut alors être suffisamment défini. La position inverse revient à déclarer illégale toute pondération du critère technique un tant soit peu importe.
Avec une variante d'un montant important et donc un impact très significatif sur la note prix la variante ne va presque jamais pouvoir l'emporter. Il faudrait une pondération élevée du critère technique et surtout que la variante influe considérablement sur ce critère ; ça peut être le cas par exemple avec un critère de performance chiffrée d'un produit, et une variante qui porte justement sur ce produit là, mais à ce moment là on aboutit au même résultat sans variante mais juste avec un critère bien rédigé, bien pondéré et portant sur ce même produit. Dans la très grande majorité des cas, avec les critères "un peu bidon" et peu différenciants de la vraie vie, tels que "moyens techniques et humains affectés", "méthodologie et organisation du chantier", "projet de planning cohérent avec le phasage prévu", "évacuation et traitement des déchets" alors la variante si elle est sensiblement plus chère n'aura plus ou moins aucune chance d'être retenue...
Je serais curieux de savoir quel pourcentage des marchés publics est attribués à l'offre la moins chère reçue, même avec des pondérations importante de critère technique, à mon avis, elle a encore la peau dure l'habitude d'acheter au moins cher en choisissant des critères techniques surtout pour faire joli et respecter la règlementation qui les impose...
ça laisse entendre que le PA n'est pas clair sur ce qu'il recherche en ouvrant aux variantes, chez nous c'était clairement annoncé notamment dans la pondération prix ou réduction des délais ou réduction des risques chantiers.
Et si c'est la recherche du moins disant faut rester sur une pondération à 80% pour le prix ;D
Citation de: Vivaelparaguay le Septembre 27, 2024, 09:11:37 AM...
Je serais curieux de savoir quel pourcentage des marchés publics est attribués à l'offre la moins chère reçue, même avec des pondérations importante de critère technique, à mon avis, elle a encore la peau dure l'habitude d'acheter au moins cher en choisissant des critères techniques surtout pour faire joli et respecter la règlementation qui les impose...
Cela pourrait tout aussi bien s'expliquer par le fait qu'il y a une relation de corrélation entre montant de l'offre et qualité de l'offre d'un point de vue environnemental.
D'une façon générale, il est assez souvent constaté que les offre les moins chères (hors OAB) sont très souvent celles qui reçoivent également la meilleure note technique.
Une entreprise qui a le mieux étudié le dossier peut proposer un prix plus bas ne serait-ce qu'en prenant une marge pour aléas plus faible.
Plus particulièrement concernant l'environnement puisque que ce sujet est d'actualité, la qualité environnementale peut correspondre à des économies.
Par exemple, sur des marchés de chaussées, la qualité environnementale pour ce qui est de la réduction des émissions de gaz à effet de serre est largement liée :
- aux transports externes qui se traduisent par des coûts moins importants
- aux types de centrales, or les plus modernes qui émettent moins peuvent également engendrer des réductions de coût
- aux recyclages d'agrégats qui se traduisent par des coûts moins importants en matériaux, mais également en transports et dépôts.
- aux formulations du type enrobés tièdes qui ont en outre un effet de réduction des émissions de solvants
Il est d'ailleurs à souhaiter que cette convergence environnement coût s'accroisse. Certes les mesures incitatives de taxation y contribuent déjà, mais surtout les filières devraient se réorganiser dans ce sens.