Le logiciel de l'Europe est basé sur le monde d'avant : la régulation de l'équilibre entre offre et demande se fait par le marché. Or ceci n'est vrai que si le marché est parfait c'est à dire multitude d'offreurs et multitude d'acheteurs. Dès que cet équilibre est rompu le résultat est désastreux par les dérives des monopoles qui concentrent les richesses entre quelques mains. C'est la réalité qu'il faut regarder en face, cf les GAFA, les quelques groupes dans la plupart des domaines : BTP, Santé , alimentation ..... disparition du tissu local tant industriel que commercial et que dire de la gestion du secteur social par des entreprises à but uniquement lucratif ....
le logiciel doit changer pour permettre de prendre en compte
1 une interdiction de faire gérer un secteur social par des organismes à but lucratif
2 une prise en compte des dégâts environnements et climatiques même simplifiée par la prise en compte par exemple des KM parcourus de transports pour la viande entre lieu de naissance , lieux d'élevage, lieu d'abattage, lieux de transformation et lieux de stockages puis lieux de circuit de distribution et lieu final de consommation. On peut imaginer pour les minéraux de changer lieu de naissance par lieu d'extraction etc
Quel prix sommes nous prêt à payer pour assurer nos circuits d'approvisionnements stratégiques : indépendance énergétique, alimentaire, santé publique, défense ?
Ce n'est pas un problème d'Europe, mais un problème de volonté nationale.
Pour les services sociaux, les gestions en régies ont de tout temps permis de limiter les bénéficies ; les critères environnementaux font partis depuis bien longtemps des outils reconnus par le droit Européen, de même que le droit européen reste très vigilent sur le respect des règles de réciprocité dans l'application des traités l'acheteur ayant aussi sa part à jouer.
C'est donc surtout une question de volonté de politique nationale.
Ensuite en France, le capitalisme n'est pas une forme juridique imposée. Les formes sociétales coopératives sont reconnues depuis longtemps et si les anticapitalistes ou collectivistes prenaient autant de leur temps à construire ce type de modèle par un rôle d'expertise et de conseil plutôt qu'à critiquer le modèle capitaliste, on n'en serait pas là. Bref c'est le résultat de la fainéantise intellectuelle typiquement française : critiquer, faire reposer la responsabilité sur les autres, tout cela pour ne pas agir.
Hélas les partis politiques sont autocentrés sur une seule logique principale : celle d'obtenir des mandats électifs, c'est aussi pour cela qu'ils ne sont pas représentatifs (bien moins en terme de rapport d'adhérent que les syndicats), et la crise de la démocratie est déjà celle des partis politiques.
Dominique Fausser
je ne crois pas que ce soit aussi noir ou blanc, probablement gris ,
Il est certain qu'il y a un manque de volonté politique ...
pour avoir un début de solution, il faut, à mon avis, commencer par identifier et (écarter ???) ceux " à qui profite le crime" ;D ;)
avez vous lu "Mémo sur la nouvelle classe écologique" de Bruno LATOUR et Nikolaj SCHULTZ - éditions les empêcheurs de penser en rond ?
et « Ecoarchie – Manifeste pour la fin des démocraties capitalistes néolibérales » de Albin WAGENER - éditions du Croquant ?