Rédigé par la Fondation iFRAP https://www.ifrap.org/etat-et-collectivites/paris-pour-une-nouvelle-organisation-budgetaire-et-territoriale
Une synthèse sur une gestion très critiquable de notre capitale, avec une dette qui passe de 507 € par habitant en 2001 à 2 835 € en fin 2018 (notons qu'en valeur constante d'inflation, 507 € en 2001 représentent 644 € en 2018), avec en filigrane les risques financiers supplémentaires engendrés par des délégations mal maîtrisées. La pénurie n'est pas pour tout le monde : une pléthore d'emplois de cabinet ! Comme quoi les structures à grosse tête sont loin d'être les plus efficaces, un mal typiquement français.
Dominique Fausser
Pour mémoire l'IFRAP étant un institut de lobbying, il dit ce qu'il aimerait bien entendre répéter par les politiques et qu'il (=sa directrice Mme Verdier Molinié) pourra aller dérouler à longueur d'année sur les chaînes type BFM et Cie.
Bref rien de nouveau sous le soleil à mon sens.
Citation de: beau temps le Août 19, 2019, 12:37:17 PM
Pour mémoire l'IFRAP étant un institut de lobbying, il dit ce qu'il aimerait bien entendre répéter par les politiques et qu'il (=sa directrice Mme Verdier Molinié) pourra aller dérouler à longueur d'année sur les chaînes type BFM et Cie.
Bref rien de nouveau sous le soleil à mon sens.
Un institut de Lobbying très à droite si je peux ajouter c'est à dire très marqué par les idées Friedmaniennes qui ont fait leurs preuves aux alentours de 2007-08
Citation de: dominique le Août 19, 2019, 11:57:40 AM
une dette qui passe de 507 € par habitant en 2001 à 2 835 € en fin 2018
:D Il est certain qu'il est extrêmement lus facile de faire des dettes que des économies ! surtout avec l'argent des autres ::)
Ils ont des postes à responsabilités, mais on ne leur à jamais exigé de savoir compter ! ::)
et beaucoup trop peu de gens connaissent l'adage "qui paie ses dettes s'enrichit" ! ;D
Vous savez que Milton Friedman trouvait justifié que la procédure de la commande publique soit plus onéreuse que celle de la commande privée car il fallait privilégier le respect de transparence, de l'égalité de traitement et la qualité des biens publics. Il estimait qu'une bonne démocratie avait nécessairement un surcoût significatif mais il fallait qu'il soit utilisé pour défendre les valeurs de la démocratie. Par contre il se méfiait des Etats trop centralisateurs et des politiques qui prônent l'intérêt général pour en réalité ne défendre que les intérêt particuliers d'une caste. Il prônait la liberté individuelle et le droit à l'émancipation par l'éducation (chèque-éducation). Or, le constat de notre système éducatif et de formation français est qu'il a plus accrus les inégalités sociales qu'il ne les a réduit.
Bref une bonne partie de sa pensée en matière de pure management public peut être largement partagée de droite et de gauche.
Quant au reste, encore heureux qu'il existe des oppositions de pensées, mais il n'y a pas un chiffre de gauche, ou un chiffre de droite. Les faits sont les faits, même si chacun peut avoir sa propre approche de leur justification, donc certaines plus faciles que d'autres.
Dominique Fausser
Citation de: dominique le Août 19, 2019, 02:18:09 PM
il n'y a pas un chiffre de gauche, ou un chiffre de droite. Les faits sont les faits
Oui et non. Sachant par ailleurs qu'il existe également des chiffres pertinents ou non, et même des "faits alternatifs" de nos jours ...
Prenons l'exemple de la fiscalité (p. 12), pour lequel on pourrait s'attendre à de la rigueur mathématique : un chiffre avancé : 1.935 € par habitant, qui prendrait en compte "l'ensemble des impôts et taxes", et en ferait la troisième métropole taxant le plus.
En examinant un peu sérieusement, on se rend compte que ce chiffre ne prend pas en compte l'ensemble des impôts et taxes, mais uniquement les contributions directes, la TEOM et la taxe de balayage. Parmi ces contributions directes, un peu moins d'un tiers sont constitués de reversement de la part de la Métropole et de la Région (correspondant uniquement à de la fiscalité sur les entreprises).
Soit une prise en compte de la fiscalité partielle, incorrecte, et non pertinente pour déterminer la pression fiscale sur les habitants.
Dans le même ordre d'idée, le passage sur les taux d'imposition, les bases plus élevées évoquées (je ne crois pas qu'il y ait eu une évolution particulière des bases cadastrales à Paris qui ferait en sorte qu'elles correspondent aux valeurs actuelles de vente au m², je peux me tromper) revues à la hausse chaque année (dans les limites de l'inflation, comme partout), sont un argument un peu faible aux taux objectivement plus bas que la moyenne (taux qui n'ont pas d'intérêt en eux-mêmes au demeurant).
Le passage sur la hausse des recettes de stationnement ne dit pas un mot de la réforme en la matière ...
Soit une présentation des chiffres et des faits au moins approximative ... Avant même de chercher une justification à ceux-ci.
Citation de: dominique le Août 19, 2019, 02:18:09 PM
Bref une bonne partie de sa pensée en matière de pure management public peut être largement partagée de droite et de gauche.
Sa pensée s'est effectivement bien traduite en Amérique du Sud et dans la dérégulation bancaire fin des 90s qui abrogea le Glass Steagal Act
Citation de: dominique le Août 19, 2019, 02:18:09 PM
Quant au reste, encore heureux qu'il existe des oppositions de pensées, mais il n'y a pas un chiffre de gauche, ou un chiffre de droite. Les faits sont les faits, même si chacun peut avoir sa propre approche de leur justification, donc certaines plus faciles que d'autres.
Bien entendu, avoir des opinions ne signifie pas non plus orienter une présentation des "faits" pour qu'ils collent à ses opinions tout en décrédibilisant celles des autres.
L'IFRAP a une fâcheuse tendance à ne présenter qu'une part du problème, celle qui frappe au foie les organisations tenues par "la gauche" (entre guillemets).
Les techniques sont rodées : nudge graphique, omission de données, ratios peu probants quand on creuse, conclusions déformantes
comment on devient érudit comme vous ?
pas en lisant des mangas et en jouant aux jeux vidéos visiblement :D
Citation de: R.J le Août 19, 2019, 05:10:22 PM
Oui et non. Sachant par ailleurs qu'il existe également des chiffres pertinents ou non, et même des "faits alternatifs" de nos jours ...
Prenons l'exemple de la fiscalité (p. 12), pour lequel on pourrait s'attendre à de la rigueur mathématique : un chiffre avancé : 1.935 € par habitant, qui prendrait en compte "l'ensemble des impôts et taxes", et en ferait la troisième métropole taxant le plus.
Chiffre sans signification véritable au demeurant, sachant que beaucoup de ces habitants ne sont pas imposables.... mais vous me rétorquerez à juste raison qu'il faut bien s'appuyer sur des bases à comparer.... ;D ;D ;)
Citation de: dominique le Août 19, 2019, 11:57:40 AM
Une synthèse sur une gestion très critiquable de notre capitale, avec une dette qui passe de 507 € par habitant en 2001 à 2 835 € en fin 2018 (notons qu'en valeur constante d'inflation, 507 € en 2001 représentent 644 € en 2018),
Ah cette fameuse question de la dette...
Il était une fois un grand pays dont le niveau de dette faisait fantasmer ses voisins méridionaux. Toujours carré dans le respect des règles d'or des traités supranationaux.
Les rapports budgétaires adressés à l'organisation continentale lui conféraient le statut de 1er de cordée. Et il se moquait alors des autres surtout de son petit camarade habillé toute de blanc et bleu et portant des spartiates.
Hélas, la dette n'est qu'un flux... Une information utile mais bien insuffisante pour vérifier l'état de santé économique (au sens large, pas que le PIB : le bien être, l'utilité) d'un Etat.
Ce grand pays n'avait pas de dette ou si peu, tout simplement parce qu'il ne dépensait pas grand chose pour maintenir ses infrastructures ni véritablement en matière de dépense sociale.
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Pour Paris, on peut suivre une autre interprétation : Les années CHIRAC-TIBERI ont été moins dépensières ce qui a engendré une dégradation du stock (le patrimoine, l'actif) qui a du être compensées ensuite par les mandatures DELANOE-HIDALGO
"la dette est un flux"
je comprends qu'elle peut être refourguée à son voisin ou à la génération future, ou qu'au pire on pourra revendre les murs
ouf ! c'est rassurant :D
C'est marrant dites donc, l'argument des "générations futures qu'on pénalise" est seriné à longueur de temps pour agiter l'épouvantail de la dette (pas bien ouh là, grave) et justifier des politiques austéritaires, alors qu'on se contre-fout des mêmes générations futures dans nos politiques contre-environnementales.
Il doit y avoir une raison, mais laquelle, oui, laquelle? ::) ::)
Citation de: beau temps le Août 21, 2019, 09:38:56 AM
Il doit y avoir une raison, mais laquelle, oui, laquelle? ::) ::)
OUI l'adage universel : "après moi le déluge" ! climatique, environnemental, financier, . . . "m'en fou, je ne serais plus là" ! :-[ pensent-ils ::)
j'imagine que le capital a besoin de travailleurs pauvres via l'austérité et d'usines partout via les politiques contre-environnementales ?
j'ai bon ?
on parle bien de la France là ?
J'ai pas mis mon nez dans la politique depuis une décennie. Friedman, c'est celui qui propose comme modèle de développement nos anciennes colonies d'Afrique ? Des individus, des gros groupes économiques et rien entre les deux ? Je grossis un peu trop le trait mais c'est ce que j'avais retenu.