Coucou les amis, vous utilisez une fiche d'expression des besoins ? Vous auriez des modèles à transmettre sur le forum pour les personnes intéressées ?
1ère question : qu'attendez-vous ? ;D
2ème question : quelles pénalités (drastiques et dissuasives) appliqueriez-vous en absence de "résultat" de ce qui est attendus. ? 8)
Ben je sais que certaines personnes utilisent une fiche d'expression des besoins pour accompagner les référents dans leur expression du besoin. Donc je voulais savoir si vous aviez un modèle actif ? :)
J'utilise parfois ce genre de fiche ...
Côté prescripteur comme côté acheteur je ne trouve pas d'intérêt à cette fiche en terme de fonction "d'accompagnement"
@Lepouch : merci
Après sur l'intérêt cela peut être relatif. Néanmoins pour des jeunots cela permet de cadrer et d'avoir un canevas pour ne rien oublier :)
Ca permet aussi de définir en interne qui est responsable de quelle donnée, et de fixer les choses une fois pour toute.
Par exemple chez nous la fiche d'expression des besoins comporte très peu d'éléments relatifs à la consultation (date de remise des offres par exemple) car là dessus c'est le service achat qui décide et arbitre en fonction des priorités, du montant et de la complexité du dossier (bien qu'on puisse en débattre avec le prescripteur).
Cela dit, il faut bien faire attention à y mettre les éléments pertinents avant lancement de la consultation : par exemple sur le modèle de Lepouch (désolé, c'est toi qui a fourni un exemple ;) ) je trouve contre productif de demander avant publication la forme et le contenu de la négo envisagée : les contours pertinents d'une négociation se définissent au vu des offres, surtout pas avant.
Il faut aussi demander au prescripteur ce qu'il peut donner au vu de son acculturation à la matière commande publique, et ce qui présente un intérêt à lui demander : la variation des prix ou l'avance dans mon établissement ça serait à décider par le service achat au vu du montant, durée et objet du marché. En revanche ce qui me semble utile, c'est de demander au prescripteur de choisir sur quel indice/index se calculera la révision des prix, en fonction de la structure des prix de son marché, car là, ça n'est pas le service achat qui pourra dire que tel lot comporte tel type de prestations et doit donc être révisé sur telle base.
Tout ça dépend du niveau de collaboration et de proximité entre prescripteur et acheteur.
Citation de: Vivaelparaguay le Mai 14, 2019, 09:35:11 AM
....par exemple sur le modèle de Lepouch (désolé, c'est toi qui a fourni un exemple ;) ) je trouve contre productif de demander avant publication la forme et le contenu de la négo envisagée : les contours pertinents d'une négociation se définissent au vu des offres, surtout pas avant....
Dans ce document, l'idée est de simplement demander si la procédure de négociation est à 1 tour ou 2 tours ...
Pour des travaux, la procédure MAPA est "ouverte" : les candidats fournissent une offre financière et technique qui fait l'objet de négociations.
Pour des services et/ou des fournitures, on peut procéder en 2 tours (procédure restreinte) : sélection de candidats (short list) avec lesquels on discute avant qu'ils ne remettent une offre.
Il faudrait que je précise cela dans le document ...
Idem : plutôt que de se contraindre à l'avance, autant se laisser la possibilité de faire un ou plusieurs tours de négo en fonction du contenu des offres et de ce que ça a donné au fil des négociations ;D
Lorsque j'avais dirigé un service financier en 1982 (22 ans jeune attaché) avant même de créer deux ans plus tard dans cette collectivité un service d'achat contrôle de gestion, j'avais établi les règles suivantes :
Un budget n'est que l'expression de besoins traduits en terme monétaire et pas une somme sur laquelle on puise pour satisfaire des besoins.
Donc c'est au moment de l'établissement du budget que chaque gestionnaire doit exposer ses besoins aux politiques dans les commissions thématiques et d'arbitrages budgétaires où j'apportais aussi mon éclairage notamment sur les consommations antérieures des crédits et l'usage qui en a été fait.
Si au cours de l'exécution du budget la satisfaction du besoin était remplie, le gestionnaire ne disposait plus du reliquat de crédit. Pour les utiliser, il devait refaire redécider les autorités politiques pour satisfaire de nouveaux besoins (en l'espèce par l'élu en charge du secteur et les élus de la commission travaux et finances)
Ces règles qui ne sont pourtant que de la simple logique d'organisation et révélateur d'un bon exercice de la démocratie et une garantie de bon usage des deniers publics. Elle est très structurante, évite les petits arrangements et la tricherie sur l'usage des crédits (évite que les services surestiment des crédits pour échapper au contrôle politique de leur usage), ou que les services consomment inutilement des crédits de peur qu'on ne les réallouent pas l'année suivante.
Donc faire exprimer des besoins c'est bien, mais cet acte devrait trouver son origine dans la construction budgétaire et son suivi.
Donc en pratique, pas de crédit budgétaire sans numéro séquentiel de besoin et une demande de besoin qui s'y attache. Les décideurs (en collectivités territoriales les élus en général en commission) n'ont nul besoin de connaître la classification budgétaire qui ne fait qu'obscurcir les débats. Cette classification budgétaire n'intéresse que les élus en charge des grands équilibres.
Dominique Fausser
J'en ai une dans ma collectivité.
Ca demande aux services techniques de se poser quelques questions aussi...
dans ma collectivité, cela permet au service de l'achat de faire le lien avec les marchés déjà existants et l'opportunité de recourir à des centrales d'achat plutôt que de faire un marché par exemple