Je suis en train de relire certains DCE et je m'aperçois que nous avons différentes formules de révision des prix.. et je n'y comprends rien :D
quand utiliser la formule
cn = 1,125 + 0,875 (in/io)
et quand utiliser formule
cn = in/io
pour un marché reconductible : année 1 ferme et années suivantes : révision.
pour un marché de travaux : on prévoit une formule d'actualisation parce qu'on va surement démarrer les tvx à + de 3 mois après la réception des offres (si notre mois 0 = DLRO)
Sur un marché de travaux : il faut prévoir la révision mensuellement ?
et pour un marché de MO : également ?
pour nous juristes et pas forcément spécialistes, le choix se fait un peu au doigt mouillé, ou au regard des avis de nos techniciens... pour des travaux standard pas trop longs vous pouvez partir sur une actualisation, pour des travaux plus long sur une révision, à voir avec votre MOE
concernant vos 2 formules : la première a une part fixe de 12,5% (attention votre formule contient une erreur, c'est 0.125 pas 1.125, sinon vous doublez le prix à la première révision)
l'intérêt de la part fixe est de ne pas faire varier la part du prix que vous estimez être la marge de l'entreprise ; seule la part de ses coûts varie
ça suppose d'avoir une idée des marges pratiquées dans le secteur, ce qui se fait aussi au doigt mouillé (dans mon cas en tous cas...)
Citation de: Mathieu le Juillet 05, 2018, 02:55:57 PM
seule la part de ses coûts varie
je dirais coûts directement affectables ou encore appelés coûts directs, les autres points étant les frais généraux (direction générale, finances , ressources humains etc puis aléas et bénéfice)
Citation de: Mathieu le Juillet 05, 2018, 02:55:57 PM
pour nous juristes et pas forcément spécialistes, le choix se fait un peu au doigt mouillé
+1000.
@anneclaudie : De toutes façons, avez-vous regardé/calculé des révisions de prix ? Sauf marchés de sommes folles, la révision des prix donnent souvent des micro-augmentations ou micro-réductions des prix originels. Donc la partie fixe ou son absence ne change pas grand chose, je trouve.
Un peu d'histoire ...
A une époque où l'inflation était galopante (Plus de 14% par an), un éminent économiste est devenu 1er Ministre.
Il s'appelait Raymond Barre et était originaire de la Réunion.
Il avait pensé à un système permettant aux marchés publics de ne pas suivre à 100 % la courbe de l'inflation, de manière à ce que tous les donneurs d'ordre publics participent à la lutte contre l'inflation.
C'est la fameuse formule à "part fixe" comme par exemple 0,125 + 0,875 ...
Et depuis Raymond Barre (années 70) ... on fait du copié-collé ...
On peut excuser les Réunionnais ... mais les autres doivent tendre vers une simplification (formule 2) car notre inflation frise les 1 %.
Citation de: lepouch le Juillet 06, 2018, 01:11:28 PM
Un peu d'histoire ...
A une époque où l'inflation était galopante (Plus de 14% par an), un éminent économiste est devenu 1er Ministre.
Il s'appelait Raymond Barre et était originaire de la Réunion.
Il avait pensé à un système permettant aux marchés publics de ne pas suivre à 100 % la courbe de l'inflation, de manière à ce que tous les donneurs d'ordre publics participent à la lutte contre l'inflation.
C'est la fameuse formule à "part fixe" comme par exemple 0,125 + 0,875 ...
Et depuis Raymond Barre (années 70) ... on fait du copié-collé ...
On peut excuser les Réunionnais ... mais les autres doivent tendre vers une simplification (formule 2) car notre inflation frise les 1 %.
L'histoire est jolie mais je ne suis pas certain qu'elle soit exacte sur tous les points.
Il avait pensé à un système permettant aux marchés publics de ne pas suivre à 100 % la courbe de l'inflation, de manière à ce que tous les donneurs d'ordre publics participent à la lutte contre l'inflation.. Si cela permet à la commande publique de paraître(*) lutter contre l'inflation, dans les faits ce sont plutôt les opérateurs économiques qui participent(*) à cette lutte.
*) Les OE pourraient anticiper l'effet de la partie fixe dans leurs offres.
pour moi il s'agit d'un autre élément : prendre en compte qu'à cette époque les entreprises gagnaient en efficacité (rendements) par une évolution rapide des méthodes et mécanisation donc les pouvoirs publics entendaient profiter d'une partie de l'économie réalisée entre l'offre et la réalisation des prestations en ne prenant pas l'inflation à 100%
Citation de: speedy le Juillet 06, 2018, 05:59:45 PMpour moi il s'agit d'un autre élément : prendre en compte qu'à cette époque les entreprises gagnaient en efficacité (rendements) par une évolution rapide des méthodes et mécanisation donc les pouvoirs publics entendaient profiter d'une partie de l'économie réalisée entre l'offre et la réalisation des prestations en ne prenant pas l'inflation à 100%
Cela me rappelle quelque chose en effet, mais je n'ai jamais été convaincu du lien avec la partie fixe dans les révisions :
les améliorations de productivité sur la durée d'une contrat sont en première approche totalement indépendantes de l'inflation, il suffit d'introduire une clause minorant les montants par un coefficient du type (1-k)^n (*) avec k l'amélioration de la productivité, n l'indice de l'année.
*) ou 1 - n k ce qui revient approximativement au même pour k petit