Le Conseil d'Etat censure, à mon avis à juste titre, une pratique pourtant largement répandue : en cours de négociation, la collectivité demande aux candidats de proposer une option supplémentaire dans l'exercice de sa mission (l'encaissement directe des amendes de police en l'occurrence).
Pour le choix de l'attributaire, la collectivité décide, sans en informer les candidats donc sans leur laisser la possibilité d'adapter leur proposition, d'abandonner l'option et de ne juger qu'à partir de l'offre de base.
Nous avons assez peu d'arrêt clair sur la conduite de la négociation pour les concessions. Cette jurisprudence est, donc, intéressante.
https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000034900558&fastReqId=228105378&fastPos=1
Arrêt traitant de faits sous régime des DSP avant la réforme, mais sans incidence sur la solution.
Difficile toutefois d'en tirer les conclusions quant au périmètre de la négociation. Ce n'est pas tant l'intégration en cours de négociation d'une option qui a été sanctionnée (on a d'ailleurs du mal à vraiment déterminer quelles étaient les différences entre les conditions initiales et celles découlant de la dernière version du RC) que le fait d'avoir procédé à une analyse partielle (hors scénario optionnel) sans en avoir informé les candidats.
Annulation pour violation des trois principes de la commande publique en bloc, tant il est vrai que la consultation a été menée de manière chaotique.
J'ose tout de même espérer que de telles pratiques ne sont pas si répandues ...
"une pratique pourtant largement répandue"
Évitons de faire d'un cas particulier ou de sa propre expérience une généralité svp
Dont acte
Ne soyons pas trop susceptibles entre nous ;)
J'en profite pour remercier tous les membres du forum qui prennent, régulièrement, la peine de rédiger un message pour partager qui une jurisprudence, qui un article de doctrine, qui une expérience. Ils ne sont pas si nombreux que cela ;)
Merci ;)