Bonjour,
Dans le cadre d'une démarche de développement durable, ma Collectivité souhaite mettre en place un marché (éventuellement un accord-cadre) de fournitures de denrées alimentaires dont certains lots (fruits et légumes frais par exemple) auraient la particularité de favoriser les « circuits courts ».
En fait, il est souhaité de dynamiser la production locale et de limiter les déplacements de ces marchandises.
J'ai beaucoup de difficultés à définir des critères de jugement des offres me permettant d'atteindre cet objectif. Cela revient presque à tenter de définir le « poids carbone » de ces denrées pour les comparer et mesurer la distance entre le lieu de production et le lieu de livraison.
Si quelqu'un a des idées ..........
Pas même une petite idée ......
Je ne pense pas qu'on puisse, même au motif de favoriser le développement durable, privilégier des producteurs locaux par ce biais du "circuit court".
Par contre, tu peux demander, effectivement, le "poids carbone" ou "l'empreinte écologique" des produits que tu comptes acquérir.
Si je prends le cas particulier des légumes frais, je pense identifier un critère "poids carbone" qui, a un coefficient prés, est simplement la distance entre le lieu de production et celui de livraison; mais cela me gène car, sous cet habillage "écologique", on pourrait alors dénoncer une préférence locale.
Qu'en pensez-vous ?
voir critère "coût du transport" (http://agorapublix.localjuris.com.fr/index.php?topic=939.msg17152#msg17152)
nombre de km parcourus à inclure dans un critère carbone ?
Attention à ma mention de l'article 53: il faut que le critère soit lié à l'objet du marché.
Concernant la fourniture de produits frais, un critère de proximité peut s'entendre. Mais attention au critère de proximité déguisé, attention aussi de ne pas mettre un critère développement durable juste pour le principe, et sans lien avec l'objet du marché.
Citation de: JC le Mars 06, 2009, 02:44:24 PM
Attention à ma mention de l'article 53: il faut que le critère soit lié à l'objet du marché.
Concernant la fourniture de produits frais, un critère de proximité peut s'entendre. Mais attention au critère de proximité déguisé, attention aussi de ne pas mettre un critère développement durable juste pour le principe, et sans lien avec l'objet du marché.
+1
pour un produit frais, le cout carbone est largement plus que le cout : il peut représenter 20 à 30% du total,
le mode de production, selon qu'il s'agit de produits de saison, de produit bio, peut varier de 1 à 5, et largement dépasser le cout transport ( encore l'exemple du kg de tomates fraiches, cultivées à 100m de la cantine, mais sous serre chauffée au fioul).