Bonjour
Mes ST m'ont inventé un nouveau concept, après la conception-réalisation, on me propose la conception-fourniture.
Avant de sortir l'artillerie, j'aimerai avoir votre avis :
Soit un marché "dit" de fourniture de produit de traitement.
Le CCTP me dit qu'il faut traiter telle surface, à tel endroit pour tel résultat.
Et il demande au "fournisseur" de faire l'analyse du site, d'estimer les produits, les dosages et la planification de l'application.
Le BPU est vide (...) charge au fournisseur de le remplir avec ce qu'il aura "déterminé en fonction du plan de d'application".
C'est moi qui est borné, ou on nage en plein délire?
Le besoin en l'occurrence doit être quantifié par le PA, non?
Et si on patauge dans les quantités, nature des produits, etc - on passe un autre marché avec un expert... non?
Ce n'est pas le fournisseur qui s'auto prescrit, quand bien même on comparerait des auto-prescriptions entre elles...
Z'en pensez quoi?
Merci.
Au contraire, je trouve l'idée interessante ...
C'est un peu anglo-saxon comme contrat : s'engager sur un résultat plutôt que sur des moyens.
Obligation de résultat, certes ... Mais en fournitures, et non en service. Délicat de faire jouer une garantie (il faudra avoir bien ficelé le contrat) ...
Produit de traitement de quoi ?
Justement, le "veritable" besoin c'est peut être un service ...
Bjour,
Et l'application ?
Diagnostic - Fourniture - Mise en oeuvre
Tout en un !
Service - fourniture - travaux : je pencherais pour "travaux" et pourquoi pas avec obligation de résultat couché dans le cahier des charges ?
C'est en gros de l'engrais pour terrains sportifs.
Mais il s'agit bien d'un marché de fourniture à BDC, avec mise en oeuvre par le PA.
Pour un marché de service tout compris à prix forfaitaire, je veux bien : faites-moi de beaux terrains bien verts pour pas cher - là je comprends.
En MBC, on ne définit pas du tout le besoin, l'objectif on le connaît, mais les moyens d'y arriver nada. Pour moi, même si l'idée est sympa, ça tient plus du défaut définition (paresse) du ST.
Bonsoir.
Faites un bpu avec un prix au m2 du terrain concerné avec une obligation de résultats avec des critères : couleur de l'herbe etc.etc...
Voué...
Ce serait tentant si la mise en oeuvre était faite par le prestataire, là c'est nos services qui vont appliquer.
Et la comparaison des offres reste compliquée. Si on reste sur un objectif au m², avec liberté du fournisseur de composer le "panier" de produits à livrer pour ce m², on retient l'engagement de résultat, et on analyse les produits qui concourent à ce résultat. Soit. Mais comme mes ST semblent incapables de savoir ce qui convient, car ils demandent au fournisseur de se positionner, l'inquiétude me gagne.
De plus, si c'est toutefois possible, le fournisseur qui s'est engagé au résultat au m² produits livrés, ne s'engage pas sur l'application. Si le résultat n'est pas là, il nous dira que c'est l'application qui a été mauvaise et se dégagera de sa responsabilité.
A part un marché de travaux d'EV (Diagnostic - Fourniture - Mise en oeuvre) comme le dit TpF, je ne vois pas comme ça peut fonctionner.
Sans vouloir absolument soutenir le ST, il faut bien reconnaitre que la définition du besoin n'est pas simple ...
De nombreux produits sur le marché avec des dosages, des fréquences et des composants très différents.
La plupart du temps, le ST est convaincu d'une solution présentée par un commercial et rédige un cahier des charges "ciblé" pour qu'un seul fournisseur soit retenu.
C'est pourquoi je pense qu'une "ouverture" est interessante ...
Obliger les fournisseurs à une visite sur place et à remplir un cadre méthodologique détaillé (dosage, fréquence, composition) accompagnant le prix au m2 peut être une bonne solution.
Le besoin me semble parfaitement defini, sous réserve de précisions sur l'état du support ou d''une visite : fourniture de produit permettant d'assurer le nettoyage
"le fournisseur qui s'est engagé au résultat au m² produits livrés, ne s'engage pas sur [l'utilisation] . Si le résultat n'est pas là, il nous dira que c'est [l'utilisation] qui a été mauvaise et se dégagera de sa responsabilité."
C'est toujours le cas dans les marchés de fournitures, mais c'est sans doute encore plus vrai dans votre cas.
Il faut voir les avantages et inconvénients de la mise en oeuvre par le fournisseur. Ne pouvez vous prévoir qu'il fasse une première application que vous contrôlerez, selon une méthode définie au contrat, et prévoir dans le contrat ce qu'il faut au cas où cela ne donnerait pas satisfaction ?
Ce test peut il se faire dans le cadre de la consultation ?
L'unité au m² semble intéressante.
Bien qu'après avoir regardé un certain nombre de DCE d'autres acheteurs, tous arrivent à présenter un BPU avec les produits nécessaires au traitement. J'ai peut-être la malchance de tomber dans un
Pour la définition du besoin, c'est l'objectif et un moyen d'y parvenir.
L'unité du BPU est définie par nous et non par le fournisseur, je préfère ça. Ce dernier proposant une unité de produits par m² par type de terrain.
Ça me paraît jouable. Mais je vais quand même voir pourquoi mes aimables techniciens n'arrivent pas à préciser leur demande.
Dans votre situation, le système que vous souhaiteriez peut-être développer de "conception-fourniture" me pose personnellement problème... Votre futur prestataire sera vraisemblablement mis dans une position de juge et partie! Vous établissez en plus, a priori, un gros défaut de connaissance technique sur les solutions à apporter en la matière, l'asymétrie d'information entre vous et les potentiels candidats me paraît source de problèmes.
Si vous n'avez, dans votre structure, que peu de lisibilité sur la structure des coûts induits par la réalisation de la prestation et pas plus d'expertise pour juger de la solution technique proposée, vous ne pourrez a priori pas pouvoir être capable de juger de la justesse des prix fixés par les diverses prestataires.
Aussi, le prestataire peu scrupuleux, dans le système que vous envisager, pourra tenter d'employer cette « méconnaissance » relative de vos services à ses fins. In fine Il pourrait ainsi résulter le développement d'une « rente informationnelle ».
Si conception-fourniture il doit y avoir : il me paraît essentiel de scinder/allotir la prestation en prohibant la présence du même acteur dans les deux lots (encore faut-il que cela soit possible... notamment face au nombre d'opérateurs sur le segment...).
Le marché de service (avec obligation de résultat classique) est vraiment inenvisageable?
Citation de: Dorca le Octobre 22, 2015, 03:35:36 PM
Dans votre situation, le système que vous souhaiteriez peut-être développer de "conception-fourniture" me pose personnellement problème... Votre futur prestataire sera vraisemblablement mis dans une position de juge et partie! Vous établissez en plus, a priori, un gros défaut de connaissance technique sur les solutions à apporter en la matière, l'asymétrie d'information entre vous et les potentiels candidats me paraît source de problèmes.
Aussi, le prestataire peu scrupuleux, dans le système que vous envisager, pourra tenter d'employer cette « méconnaissance » relative de vos services à ses fins. In fine Il pourrait ainsi résulter le développement d'une « rente informationnelle ».
Amen.
Je suis à 100% d'accord.
CitationSi vous n'avez, dans votre structure, que peu de lisibilité sur la structure des coûts induits par la réalisation de la prestation et pas plus d'expertise pour juger de la solution technique proposée, vous ne pourrez a priori pas pouvoir être capable de juger de la justesse des prix fixés par les diverses prestataires.
Si on a l'expertise, on l'a... la volonté, j'en suis moins sûr.
CitationSi conception-fourniture il doit y avoir : il me paraît essentiel de scinder/allotir la prestation en prohibant la présence du même acteur dans les deux lots (encore faut-il que cela soit possible... notamment face au nombre d'opérateurs sur le segment...).
Le marché de service (avec obligation de résultat classique) est vraiment inenvisageable?
Pour ce qui est du système de "conception fourniture", je résiste autant que possible pour que ça ne se passe pas ainsi, et ce n'est que contraint que je garde la solution du prix m² en réserve.
J'ai deux bons DCE de villes voisines où ils ont parfaitement pu définir les produits nécessaires, et je m'en vais mettre tout ça sous le nez des mes sympatriques techniciens.
J'aime bien l'innovation en MP, mais il faut pas pousser.
Il faut aussi se poser la question de la pertinence de la procédure par rapport à l'enjeu financier. En dessous des seuils la procédure pouvant être assez rapide, de bonnes clauses de résiliation peuvent assez facilement régler dans la pratique de gros problèmes théoriques.