Bonjour,
je voudrais proposer une approche complètement nouvelle de la notation du prix.
Quel est le but de la notation du prix?
C'est de fournir une note de l'offre financière qui s'ajoute aux notes obtenues par l'offre sur les autres critères;
le total des points de ces notes désigne l'offre la plus avantageuse (art.53), celle qui a recueilli le plus de points.
On n'a le droit d'ajouter les points de ces notes que si ils REPRÉSENTENT LA MÊME VALEUR ÉCONOMIQUE; faute de quoi l'addition de ces différentes notes ne veut rien dire...
Mais quelle est la valeur économique des points attribués par les différents critères?
-chaque point vaut le CENTIÈME de l'estimation, puisque celle ci représente la valeur économique du marché.
Par exemple, dans un marché de 100 000 euro, chaque point vaudra donc 1 000 euro. le critère "environnement" s'il est pondéré à 10%, aura une valeur économique de 10 000 euro.
ça veut dire que l'acheteur est prêt à payer 10 000 euro en plus, pour une offre qui répondrait parfaitement aux besoins qui ont été exprimés, par rapport à une offre qui n'apporterait rien.
Il faut donc que chaque point du "prix" vaille la même valeur économique que les autres critères, soit un centième du prix pour pouvoir les ajouter logiquement.
Quand chaque point vaut 1 000 euro, une offre qui est supérieure de 1 000 euro à une autre offre doit donc être notée un point de moins.
Une seule formule de notation du prix conduit à ce résultat.
Si la formule que vous utilisez donne un autre résultat, ceci fausse l'attribution des marchés.
Prenons l'exemple ci-dessus, en appliquant la formule hyperbolique, la plus utilisée en France : prix le plus bas/ prix à noter x pondération prix.
Deux offres sont de 80 000 euro et de 90 000 euro; elles sont séparées de 10 000 euro, elles devraient donc être notées avec 10 points de différence. La moins disante est de 60 000 euro. la pondération du prix est de 60%
La première, obtient: 60 X 60 000/90 000= 45 points . la deuxième obtient 60 X 60000/90 000=40 points au lieu de 35...
Si la première offre à 80 000 euro n'avait obtenu aucun point sur 10 en environnement et que la seconde ait donné toute satisfaction sur ce critère et avait été notée avec les 10 points du critère, la première obtient donc un total de 45 points et la deuxième 50 points; elle est donc largement gagnante alors qu'elle ne devait obtenir que 45 points également. On voit d'ailleurs que les 10 000 euro de différence entre les offres correspondent exactement à la valeur du critère environnement, soit 10 points ou 10 000 euro, ce qui justifie des notes égales pour les 2 offres.
Cette formule très populaire donne donc un résultat largement faux..
justification de ce postulat de base : "chaque point vaut le CENTIÈME de l'estimation, puisque celle ci représente la valeur économique du marché " ?
Réflexion séduisante, notamment par sa simplicité, mais qui souffre d'au moins deux défauts majeurs ...
Un, défaut théorique ou idéologique : la financiarisation du critère environnemental. On voit ce que ça donne avec la question des quotas de gaz à effet de serre.
Deux, plus pratique : pas de justification de la formule de transformation des prix. Si chaque millier d'€ vaut un point, comment atteindre la note min et la note max ? Note max : offre gratuite ? La pondération n'est-elle pas faussée ?
Par ailleurs, d'accord avec Speedy sur le lien entre estimation et valeur économique du marché.
Cela dit, je laisse la parole à de plus experts que moi sur la question ....
N'est-il pas plus simple (et plus transparent) de pondérer plus faiblement le critère prix ?
Plutôt qu'une nouvelle approche, vous faites seulement un transfert d'unité de points en Euros
Le reste n'est que "cuisine" et la définition de la relativité entre critères reste la véritable problématique.
La démarche de se demander combien on est prêt à payer pour par exemple 1 semaine de délai gagnée ou 1 tonne de CO2 économisée est parfaitement logique.
Vous avez aussi raison de dire que la formule "classique" ne permet pas de répondre à l'objectif car elle crée une "échelle locale".
Cependant votre façon de le démonter n'est la bonne car même avec la bonne formule les pondarations chosies vous empecherons d'arriver au bon résultat.
Citation de: speedy le Octobre 09, 2012, 09:40:55 AM
justification de ce postulat de base : "chaque point vaut le CENTIÈME de l'estimation, puisque celle ci représente la valeur économique du marché " ?
le système de pondération distribue 100 points de pourcentage entre les critères choisis; chaque critère voit son avantage estimé au nombre de points de pondération.
Le code des marchés demande d'estimer les avantages apportés par chaque offre; le total de ces avantages désigne le mieux disant. l'avantage apporté par une offre pour chacun des critères est égal au % de pondération multiplié par l'estimation totale du marché, qui n'est que la somme de ces avantages partiels.
Un marché de 100 000 euro (soit 100 points à 1 000 euro), doté de 3 critères: la valeur technique pour 30%, la réduction de délai pour 20% et le prix pour 50 %, signifie qu'une offre parfaite en valeur technique bénéficiera de 30 points, soit 30 000 euro dans le décompte des avantages. le délai le plus court bénéficiera de 20 points, soit l'équivalent de 20 000 euro et l' offre la moins disante bénéficiera de 50 Points, soit 50 000 euro. Il faut rappeler que le critère "prix" représente le cahier des charges strict; sa pondération est donc le rapport entre la valorisation du cahier des charges et le prix global estimé du marché.
Ce n'est donc pas un postulat, mais une définition de la valeur du point de notation: un marché a une estimation et 100 points de notation distribués entre les critères choisis. c'est valable pour tous les marchés.
Cette contribution doit être revue compte tenu des informations données plus bas sur la formule de CP
Pour avoir plusieurs fois indiqué sur ces forums que :
- la formule de notation du critère prix qui avait ma préférence était : NMax * (Pest -Poffre)/ Pest, soit une droite passant par les points (0, NMax) et (estimation, 0), que cela revenait à des prix corrigés (partie active simplifiée -Po, coefficent NMax/Pe) et que "un euro doiit rester un euro",
- la formule en Nmax * (PMax- Poffre) /PMax posait différentes difficultés même si elle était préférable à Nmax * (PMax- Poffre) / (PMax -Pmin)
je vais avoir du mal à ne pas être assez largement d'accord sur le résultat final.
Une observations toutefois, l'article 53 n'indique :
- ni que l'agrégation des points selon les différents critères doit impérativement se faire par une simple addition.
- ni que le prix est le seul pivot possible, ce qui imposerait la linéarité par rapport au prix.
C'est cela qui rend votre raccourci indiquant qu'il n'y a donc qu'une formule possible, abusif.
Cela reste à démontrer. Et cela suppose d'autres hypothèses(*).
Aussi, une réflexion sur les préférences rationnelles d'un acteur public ou plus généralement d'un acteur composé de plusieurs entités me semble nécessaire.
* : par exemple : comment est pris en compte le coût du financement ?
Citation de: R.J le Octobre 09, 2012, 09:47:00 AM
Réflexion séduisante, notamment par sa simplicité, mais qui souffre d'au moins deux défauts majeurs ...
Un, défaut théorique ou idéologique : la financiarisation du critère environnemental. On voit ce que ça donne avec la question des quotas de gaz à effet de serre.
Deux, plus pratique : pas de justification de la formule de transformation des prix. Si chaque millier d'€ vaut un point, comment atteindre la note min et la note max ? Note max : offre gratuite ? La pondération n'est-elle pas faussée ?
Par ailleurs, d'accord avec Speedy sur le lien entre estimation et valeur économique du marché.
Cela dit, je laisse la parole à de plus experts que moi sur la question ....
en réponse à ces deux interrogations intéressantes:
Sur la formule
-financiarisation de l'environnement: c'est une conséquence des directives européennes sur les marchés, qui organisent la recherche de la meilleure offre par le rapport qualité/prix. En effet, ce rapport impose obligatoirement une financiarisation de la qualité, puisque le prix est en euros. Sinon, le rapport ne signifierait rien...
l'idée de base est donc d'estimer l'avantage financier apporté par une réponse satisfaisante: ce critère "environnement" noté sur 10 points par exemple,le valorise à 10% du montant du marché. C'est un moyen simple de valoriser ce critère, puisqu'il suffit d'affecter des points à chaque offre suivant la qualité des propositions présentées.
La seule alternative serait de ne pas chercher le meilleur rapport qualité/prix, mais d'estimer la qualité des réponses apportées dans les offres, sans chercher à noter le prix. mais ce n'est pas le sens du code actuel!
Quant à la question sur la formule de notation du prix, je ne l'ai pas donnée, donc je ne peux pas la justifier...
La seule formule de notation qui donne la même valeur aux points du critère "prix" qu'aux autres critères est:
N(P)= %prix -( P-Po)/ estim.
où N(P) est la note de l'offre P; %prix est la pondération du prix (0,60 par exemple); Po est l'offre moins disante et estime. est l'estimation du marché.
Citation de: Mathieu le Octobre 09, 2012, 11:28:42 AM
N'est-il pas plus simple (et plus transparent) de pondérer plus faiblement le critère prix ?
en réponse, la pondération d'un critère et sa notation sont deux questions différentes. La notation apprécie la qualité de la réponse; la pondération exprime l'importance économique que l'acheteur a choisi pour un critère donné. Pondérer plus faiblement le prix signifie que vous attribuez moins d'importance au cahier des charges (que le critère "prix" représente) et plus d'importance à la qualité des offres. Ceci est un choix fondamental que fait l'acheteur de répartir les caractéristiques du produit entre le cahier des charges et les critères. Ceci ne change pas l'obligation de noter les critères.
Citation de: claude pomero le Octobre 09, 2012, 08:36:05 PM
Quant à la question sur la formule de notation du prix, je ne l'ai pas donnée, donc je ne peux pas la justifier...
La seule formule de notation qui donne la même valeur aux points du critère "prix" qu'aux autres critères est:
N(P)= %prix -( P-Po)/ estim.
où N(P) est la note de l'offre P; %prix est la pondération du prix (0,60 par exemple); Po est l'offre moins disante et estime. est l'estimation du marché.
Là, il va falloir m'expliquer, car je ne comprends pas bien ....
Pour le reste :
Citation de: claude pomero le Octobre 09, 2012, 09:35:52 AM
On n'a le droit d'ajouter les points de ces notes que si ils REPRÉSENTENT LA MÊME VALEUR ÉCONOMIQUE; faute de quoi l'addition de ces différentes notes ne veut rien dire...
Citation de: claude pomero le Octobre 09, 2012, 08:36:05 PM
financiarisation de l'environnement: c'est une conséquence des directives européennes sur les marchés, qui organisent la recherche de la meilleure offre par le rapport qualité/prix. En effet, ce rapport impose obligatoirement une financiarisation de la qualité, puisque le prix est en euros. Sinon, le rapport ne signifierait rien...
Le postulat à démontrer est peut-être celui-ci. Outre que je ne suis pas certain que les directives européennes soient particulièrement en cause, je doute qu'il faille déduire du principe d'analyse multi-critères une nécessaire "financiarisation" de la qualité, ou du respect de l'environnement, ou de toute autre démarche. Voire qu'il faille trouver une signification mathématiquement modélisable et transcendante.
Certes, l'addition finale conduit à une addition de données n'ayant pas nécessairement la même nature. Mais c'est plus le résultat de la transformation de tous les critères en chiffres, et de la plus grande simplicité à objectiver cette transformation s'agissant du critère prix (et encore, les débats sur la question laissent penser le contraire), qu'une logique qui tendrait à ce que chaque critère soit jugé à une aune unique.
Votre réduction de chaque élément de choix à un aspect financier permet probablement de faciliter la compréhension des différents interlocuteurs des enjeux lors de la définition de la pondération, mais j'avoue être sceptique quant à l'aspect notation.
Ce d'autant plus que la formule utilisée me semble pour le moins étrange ....
Citation de: bertrand le Octobre 09, 2012, 01:12:13 PM
La démarche de se demander combien on est prêt à payer pour par exemple 1 semaine de délai gagnée ou 1 tonne de CO2 économisée est parfaitement logique.
Vous avez aussi raison de dire que la formule "classique" ne permet pas de répondre à l'objectif car elle crée une "échelle locale".
Cependant votre façon de le démonter n'est la bonne car même avec la bonne formule les pondarations chosies vous empecherons d'arriver au bon résultat.
Citation de: bertrand le Octobre 09, 2012, 01:12:13 PM
La démarche de se demander combien on est prêt à payer pour par exemple 1 semaine de délai gagnée ou 1 tonne de CO2 économisée est parfaitement logique.
Vous avez aussi raison de dire que la formule "classique" ne permet pas de répondre à l'objectif car elle crée une "échelle locale".
Cependant votre façon de le démonter n'est la bonne car même avec la bonne formule les pondarations chosies vous empecherons d'arriver au bon résultat.
Citation de: TpF le Octobre 09, 2012, 01:01:41 PM
Plutôt qu'une nouvelle approche, vous faites seulement un transfert d'unité de points en Euros
Le reste n'est que "cuisine" et la définition de la relativité entre critères reste la véritable problématique.
Je n'ai pas bien compris votre remarque sur le transfert d'unités?
Il paraît important que le mode de notation des différents critères soit équitable, faute de quoi l'attribution des marchés pose problème. La question est de trouver comment noter équitablement le prix, pour qu'il puisse être mis en rapport avec les autres critères. Sa pondération étant le plus souvent élevée, sa notation a de l'importance.
Que veut dire "la question de la relativité entre critères? si vous parlez de leur pondération relative, il convient en effet de définir leur importance économique qui est celle des avantages qu'ils apportent.Il suffit ensuite de pondérer ces critères proportionnellement à leur importance économique. Le critère "prix" est pondéré selon l'importance économique du cahier des charges. La difficulté est effectivement le choix de la valorisation de chaque critère: c'est en principe la différence de valeur entre les niveaux "acceptable" et s"souhaité" du critère.
idem RJ
l'impression que la formule donne un % donc bizarre et probablement déjà pondéré .... on ne connait pas la note directe, bizarre
nous devons faire simple dans le dispositif, la formule de notation doit au moins être compréhensible par un mathématicien .... alors pour le commun des mortels faudra expliquer un peu mieux ....
Citation de: bertrand le Octobre 09, 2012, 01:12:13 PM
La démarche de se demander combien on est prêt à payer pour par exemple 1 semaine de délai gagnée ou 1 tonne de CO2 économisée est parfaitement logique.
Vous avez aussi raison de dire que la formule "classique" ne permet pas de répondre à l'objectif car elle crée une "échelle locale".
Cependant votre façon de le démonter n'est la bonne car même avec la bonne formule les pondarations chosies vous empecherons d'arriver au bon résultat.
Les pondérations choisies sont le fait de l'acheteur: la notation des offres prend en compte cette réalité, même si la pondération est discutable, voire fantaisiste..
Au baccalauréat, même si l'on ne partage pas le choix des coefficients des matières, il faut quand même que la notation des copies soient bien faite?
Citation de: hpchavaz le Octobre 09, 2012, 08:24:17 PM
Pour avoir plusieurs fois indiqué sur ces forums que :
- la formule de notation du critère prix qui avait ma préférence était : NMax * (Pest -Poffre)/ Pest, soit une droite passant par les points (0, NMax) et (estimation, 0), que cela revenait à des prix corrigés (partie active simplifiée -Po, coefficent NMax/Pe) et que "un euro doiit rester un euro",
- la formule en Nmax * (PMax- Poffre) /PMax posait différentes difficultés même si elle était préférable à Nmax * (PMax- Poffre) / (PMax -Pmin)
je vais avoir du mal à ne pas être assez largement d'accord sur le résultat final.
Une observations toutefois, l'article 53 n'indique :
- ni que l'agrégation des points selon les différents critères doit impérativement se faire par une simple addition.
- ni que le prix est le seul pivot possible, ce qui imposerait la linéarité par rapport au prix.
C'est cela qui rend votre raccourci indiquant qu'il n'y a donc qu'une formule possible, abusif.
Cela reste à démontrer. Et cela suppose d'autres hypothèses(*).
Aussi, une réflexion sur les préférences rationnelles d'un acteur public ou plus généralement d'un acteur composé de plusieurs entités me semble nécessaire.
* : par exemple : comment est pris en compte le coût du financement ?
l'aggrégation des points se fait effectivement par addition, bien qu'il soit envisagé par certains une multiplication des notes obtenues par chaque offre. De toutes façons, il convient que les notes des différents critères soient équitables, c'est à dire que chacun représente la même valeur économique.
Je n'ai pas compris la notion de pivot, qui entraine un linéarité de ?? par rapport au prix?
vous posez aussi la question du coût du financement. Celui ci change-t-il quelque chose dans la différenciation des notes pour les différentes offres? Qu'il soit pris en compte ou pas dans l'estimation du marché, même si la pondération s'en trouve modifiée, ceci ne change pas le problème de la notation équitable des offres avec la pondération retenue, je pense?
A/Cette section a été revue dans un autre message compte tenu de mon incompréhension initiale de la formule de CP
Citation de: claude pomero le Octobre 09, 2012, 08:36:05 PM...
La seule formule de notation qui donne la même valeur aux points du critère "prix" qu'aux autres critères est:
N(P)= %prix -( P-Po)/ estim.
où N(P) est la note de l'offre P; %prix est la pondération du prix (0,60 par exemple); Po est l'offre moins disante et estime. est l'estimation du marché.
Il faut peut être lire :
N(P)= (%prix) x (-( P-Po)/ estim)Deux remarques ;
1/ Il n'est pas habituel d'intéger le poids dans la note même si mathématiquement si N(P) = %P * n(p) et N(Q) = %Q n(q) alors NG(P,Q) = N(P) + N(Q) = %P * n(p) + %Q n(q) et que l'on peut alors prendre NGréduite(P = %P/%Q * n(p) + n(q) = %Préduit * n(p) + n(q) ...
2/ la formule de CP : %Prix . (-( P-Po)/ estim) et celle que je donnais précédemment HP : NMax * (Pest -Poffre)/ Pest sont très proches, elles s'ecrivent toutes les deux sous la forme a x + b
avec mes appelations :
* x = Poffre[/li][/list]
*CP : a = -%Prix/Pest et b = (%Prix . Po)/Pest
*]HP : a = -NMax/Pest et b = (NMax . Pest)/Pest
Elles sont "équivalentes" à une transformation près au prix corrigé même si les ancrages sont différents (voir ce tableau (https://docs.google.com/spreadsheet/ccc?key=0AvFQVhyAMFmTcGxVNC1TYzJDTTBfSHQtSDFLdUF4Wmc&hl=en_US)).
B/Citation de: claude pomero le Octobre 09, 2012, 08:36:05 PM...
des directives européennes sur les marchés, qui organisent la recherche de la meilleure offre par le rapport qualité/prix ...
Le ratio Q/P ne peut être modélisé par une somme pondérée. Dans l'espace plan des notes N(P),N(Q) les courbes "iso préférence" sont :
- pour le ratio Q/P : des droites qui passent par l'origine
- pour la somme pondérée : des parallèles
C/ FinanciarisationSi la moyenne pondérée introduit bien une certaine financiarisation, qui n'est que plus évidente avec les formules équivalentes, yl ne faut pas en tirer un conclusion sur la société.
Pour faire court :
1/ Au nom de la transparence, les directives ont érigé en méthode de choix ce qui ne devrait être qu'une méthode d'aide au choix.
Les méthodes d'aide au choix n'ont de valeur que si on les complète notamment par des tests de robustesse.
La suite à donner à un test de robustesse dans le cas d'une procédure de marché public est une question ouverte.
2/ Pour empirer la situation, les directives prévoient que l'ensemble des paramètres de la méthodes de choix doivent être figés avant connaissance des offres tout au moins pour ceux qui pourraient avoir un effet sur la présentation des offres.
Bref on demande au PA de résoudre un problème théoriquement insoluble même si dans la pratique les solutions apportées sont plutôt satisfaisantes.
Citation de: claude pomero le Octobre 09, 2012, 10:45:25 PMDe toutes façons, il convient que les notes des différents critères soient équitables, c'est à dire que chacun représente la même valeur économique.
C'est le cas avec votre formule mais ce n'est pas nécessaire, la notion de formule équivalente à une transformation près le montre.
Citation de: claude pomero le Octobre 09, 2012, 10:45:25 PMJe n'ai pas compris la notion de pivot, qui entraine un linéarité de ?? par rapport au prix?
Dans le prix corrigé tous les autres critère sont transformés en unité de monétaire, l'euro sert d'unité pivot. Ce n'est pas étonnant la monnaie est faite pour cela.
La linéairité me semble venir des deux points "agrégation des points par addition" et pivot.
Citation de: claude pomero le Octobre 09, 2012, 10:45:25 PM
vous posez aussi la question du coût du financement. Celui ci change-t-il quelque chose dans la différenciation des notes pour les différentes offres? Qu'il soit pris en compte ou pas dans l'estimation du marché, même si la pondération s'en trouve modifiée, ceci ne change pas le problème de la notation équitable des offres avec la pondération retenue, je pense?
Pour un investissement très important, on peut imaginer que les frais financiers ne soient pas proportionnels au montant emprunté. Dans ce cas les euros du prix vont être modifiés de façon non proportionnelle.
en pratique :
% prix P Po estim note pondérée
40 85 95 100 40.10
86 40.09
87 40.08
88 40.07
89 40.06
90 40.05
95 40.00
100 39.95
105 39.90
110 39.85
115 39.80
çà fait bizarre que des offres obtiennent plus que la part attribuée au critère ..... ou alors je n'ai rien compris à votre formule ?
Citation de: speedy le Octobre 09, 2012, 11:03:40 PM
% prix P Po estim note pondérée
40 85 95 100 40.10
...
95 40.00
...
çà fait bizarre que des offres obtiennent plus que la part attribuée au critère ..... ou alors je n'ai rien compris à votre formule ?
CP a défini Po comme l'offre au prix le plus bas
je comprends que l'on part de 100points et donc 100% donc % prix =40% par exemple
% prix P Po estim note
40 85 85 100 40
86 39.99
87 39.98
88 39.97
89 39.96
90 39.95
95 39.9
100 39.85
105 39.8
110 39.75
115 39.7
120 39.65
200 38.85
autant dire que le prix n'a quasiment aucune importance .....
l'approche est une droite très très plate !!! à prix = 1000 note encore 30.85!!!
il faut simplement dire que dans cette approche on prend l'engagement de mettre par critère la note pondérée maximum au meilleur, qu'ensuite le principe est une notation linéaire proportionnelle ..... mais il faudrait une différenciation plus marquée !!!!
ou alors il faut prendre non pas la valeur du % mais 0.40 .... et donc note maxi totale 1
Citation de: speedy le Octobre 09, 2012, 11:52:22 PM
% prix P Po estim note
40 85 85 100 40 0, 40, soit 40%
86 39.99 0,39 soit 39%...
87 39.98 0,38
88 39.97 0,37
89 39.96 0,36
90 39.95 0,35
95 39.9 0,30
100 39.85 0,25
105 39.8 0,20
110 39.75 0,15
115 39.7 0,10
120 39.65 0,5
200 38.85 - 0,75
autant dire que le prix n'a quasiment aucune importance .....
Vous avez fait une erreur de calcul dans l'application de la formule de prix. Je vous ai recalculé les bonnes valeurs de votre exemple (dernière colonne ci dessus).
Vous constatez que le prix garde bien l'importance que vous lui avez donnée.
Je pense que l'erreur que vous avez faite vient de la valeur de %prix: vous avez pris 40, alors que la pondération du prix vaut 0,40; en effet, 40% qui est la pondération que vous avez choisie a cette valeur de 0,40.
On utilise tous une facilité de langage en donnant comme note max d'un critère le NUMÉRATEUR de sa pondération, comme 40 de note max pour une pondération de 40%. Mais si vous préférez, il suffit de définir la note obtenue par le critère prix par celle donnée par la formule, mais multipliée par 100.
Alors, la formule s'écrit:
N(P)= 100*(%prix -( P-Po)/ estim.)
là ça se comprend mieux, il faut dire clairement que vous vous engagez à donner la note maxi sur chaque critère et là on pourrait se comprendre.
reste que beaucoup de MO ne souhaitent pas communiquez sur l'estimation et donc risque de fuites .....
Citation de: R.J le Octobre 09, 2012, 09:33:47 PM
Là, il va falloir m'expliquer, car je ne comprends pas bien ....
Pour le reste :
Le postulat à démontrer est peut-être celui-ci. Outre que je ne suis pas certain que les directives européennes soient particulièrement en cause, je doute qu'il faille déduire du principe d'analyse multi-critères une nécessaire "financiarisation" de la qualité, ou du respect de l'environnement, ou de toute autre démarche. Voire qu'il faille trouver une signification mathématiquement modélisable et transcendante.
Certes, l'addition finale conduit à une addition de données n'ayant pas nécessairement la même nature. Mais c'est plus le résultat de la transformation de tous les critères en chiffres, et de la plus grande simplicité à objectiver cette transformation s'agissant du critère prix (et encore, les débats sur la question laissent penser le contraire), qu'une logique qui tendrait à ce que chaque critère soit jugé à une aune unique.
Votre réduction de chaque élément de choix à un aspect financier permet probablement de faciliter la compréhension des différents interlocuteurs des enjeux lors de la définition de la pondération, mais j'avoue être sceptique quant à l'aspect notation.
Ce d'autant plus que la formule utilisée me semble pour le moins étrange ....
Ce choix de la "finaciarisation" est celui du code, article 53: on doit retenir l'offre ÉCONOMIQUEMENT la plus avantageuse, ce qui signifie en clair que tous les critères sont transformés en valeurs économiques. c'est une conséquence de la volonté de trouver le meilleur rapport qualité/prix, qui conduit à donner une valeur financière à la qualité.
Vous trouvez par ailleurs cette formule de notation du prix "étrange"... mais ce n'est que l'expression générale d'une formule très utilisée;
N(P)= note Max du prix * (1- (P-Po)/Po); cette formule linéaire bien connue est un cas particulier de la formule proposée: celle où le moins disant vaut exactement l'estimation du cahier des charges. En dehors de cette valeur, la formule est fausse. La formule proposée généralise cette formule à toutes les valeurs de l'offre moins disante.
Votre lecture de la notion d'offre économiquement la plus avantageuse relève plus de l'interprétation que de la volonté des rédacteurs de Code qui cherchait à remplacer l'idée de moins disant en la remplaçant par un langage plus technique .... Ça me fait penser à l'histoire révélée récemment de la fameuse règle des 3% de déficit ....
Encore une fois, votre démarche trouve un intérêt en ce qu'elle permet à mon sens de fixer plus logiquement que ce qui se pratique actuellement la pondération.
Mais maintenant que je comprends en effet votre formule (j'avais en effet suivi la même démarche que Speedy) .... Je ne la trouve guère plus satisfaisante que le classique : prix le plus bas/ prix à noter x pondération prix.
Elle souffre du même défaut, prenant en compte l'offre la moins disante, elle est complètement relative .... Certes, 1 point vaut 1.000 € .... Mais en fonction de l'offre la moins disante, la même offre peut se trouver à 30 comme à 10 points. La notation du critère est dès lors complètement relativisée au regard du poids économique des autres critères, qui seraient notés eux objectivement ? Ou également relativement ?
Citation de: hpchavaz le Octobre 09, 2012, 10:48:28 PM
A/Il faut peut être lire :
N(P)= (%prix) x (-( P-Po)/ estim)
Deux remarques ;
1/ Il n'est pas habituel d'intéger le poids dans la note même si mathématiquement si N(P) = %P * n(p) et N(Q) = %Q n(q) alors NG(P,Q) = N(P) + N(Q) = %P * n(p) + %Q n(q) et que l'on peut alors prendre NGréduite(P = %P/%Q * n(p) + n(q) = %Préduit * n(p) + n(q) ...
2/ la formule de CP : %Prix . (-( P-Po)/ estim) et celle que je donnais précédemment HP : NMax * (Pest -Poffre)/ Pest sont très proches, elles s'ecrivent toutes les deux sous la forme a x + b
avec mes appelations :
- x = Poffre
- CP : a = -%Prix/Pest et b = (%Prix . Po)/Pest
- HP : a = -NMax/Pest et b = (NMax . Pest)/Pest
Elles sont "équivalentes" à une transformation près au prix corrigé même si les ancrages sont différents (voir ce tableau (https://docs.google.com/spreadsheet/ccc?key=0AvFQVhyAMFmTcGxVNC1TYzJDTTBfSHQtSDFLdUF4Wmc&hl=en_US)).
B/Le ratio Q/P ne peut être modélisé par une somme pondérée. Dans l'espace plan des notes N(P),N(Q) les courbes "iso préférence" sont :
- pour le ratio Q/P : des droites qui passent par l'origine
- pour la somme pondérée : des parallèles
C/ Financiarisation
Si la moyenne pondérée introduit bien une certaine financiarisation, qui n'est que plus évidente avec les formules équivalentes, yl ne faut pas en tirer un conclusion sur la société.
Pour faire court :
1/ Au nom de la transparence, les directives ont érigé en méthode de choix ce qui ne devrait être qu'une méthode d'aide au choix.
Les méthodes d'aide au choix n'ont de valeur que si on les complète notamment par des tests de robustesse.
La suite à donner à un test de robustesse dans le cas d'une procédure de marché public est une question ouverte.
2/ Pour empirer la situation, les directives prévoient que l'ensemble des paramètres de la méthodes de choix doivent être figés avant connaissance des offres tout au moins pour ceux qui pourraient avoir un effet sur la présentation des offres.
Bref on demande au PA de résoudre un problème théoriquement insoluble même si dans la pratique les solutions apportées sont plutôt satisfaisantes.
C'est difficile de répondre à autant d'interrogations...
Non, il n'y a pas d'erreur dans la formule.
-Le poids du prix est presque toujours intégré dans les formules, sous la forme: "note max", qui est en réalité le numérateur du poids du prix (par exemple, note max=40 pour une pondération du prix de 40% ou 0,40)
-Les formules que vous avez proposées ne sont pas comparables, d'abord avec le signe- et surtout parce que cette formule fait intervenir le moins disant Po.
Vous parlez ensuite de la modélisation du ratio Q/P. Ce ratio est effectivement représenté par une droite qui passe par O dans l'espace Qualité/prix: tous les offres de même rapport qualité/ prix sont sur la même droite, quels que soient leur prix et leur niveau de qualité. Mais la notion de représentation de la somme pondérée dans cet espace ne me semble pas avoir d'intérêt, puisque toute horizontale représente un niveau donné de qualité et toute verticale un niveau de prix.
Vous parlez ensuite de tess de robustesse pour les méthodes de notation employées. Il est en effet intéressant de voir comment se comportent les différentes méthodes de notation dans des cas très variés et dans des cas rares, comme pour une seule offre; pour deux offres égales en prix; pour une offre qui dépasse l'estimation; pour des offres très proches ou très écartées...J'ai vérifié ces différentes configurations avec cette nouvelle formule et la robustesse est avérée.
Il est à noter que beaucoup de formules de notation ne résistent pas à ces essais.
Ceci étant, il n'y a pas lieu à mon avis d'être pessimiste. L'important est que les offres soient appréciées avec des méthodes équitables et qui parviennent à l'efficacité et à la transparence recherchée: une fois ces méthodes au point, il suffit ensuite de les appliquer à tous les marchés, puisqu'elles sont robustes!
Je viens (avec retard) de comprendre la notation proposée par Claude Pomero :
%Prix-(P-Po)/Estim
Il s'agit d'une notation linéaire qui a les caractéristiques suivantes :
Note Maximale (% prix) | -> | prix le plus bas = Po |
|
| Note 0 | -> | Po + %Prix * estmation |
Citation de: speedy le Octobre 10, 2012, 08:08:29 AM
là ça se comprend mieux, il faut dire clairement que vous vous engagez à donner la note maxi sur chaque critère et là on pourrait se comprendre.
reste que beaucoup de MO ne souhaitent pas communiquez sur l'estimation et donc risque de fuites .....
Ce n'est pas moi qui m'engage à donner la note maxi au critère prix; c'est la conséquence du principe général de notation qui veut qu'un critère obtienne la note maximum s'il répond parfaitement aux besoins de l'acheteur (article 1 du code). Or un candidat précise dans son offre PAR SON ACTE D'ENGAGEMENT qu'il va au moins réaliser le cahier des charges: il satisfait donc obligatoirement aux besoins de l'acheteur pour le critère "prix" qui est représentatif du cahier des charges. L'offre la moins disante doit donc avoir la note maximum, parce qu'elle s'engage à respecter le cahier des charges et qu'elle est la plus basse.
La communication de l'estimation ne donne AUCUN avantage à l'entreprise qui connaîtrait l'estimation du marché; vous pouvez même l'indiquer dans les pièces écrites; en effet, la notation dépend entièrement de la différence financière entre l'offre et le moins disant.
Citation de: R.J le Octobre 10, 2012, 10:08:30 AM
Votre lecture de la notion d'offre économiquement la plus avantageuse relève plus de l'interprétation que de la volonté des rédacteurs de Code qui cherchait à remplacer l'idée de moins disant en la remplaçant par un langage plus technique .... Ça me fait penser à l'histoire révélée récemment de la fameuse règle des 3% de déficit ....
Encore une fois, votre démarche trouve un intérêt en ce qu'elle permet à mon sens de fixer plus logiquement que ce qui se pratique actuellement la pondération.
Mais maintenant que je comprends en effet votre formule (j'avais en effet suivi la même démarche que Speedy) .... Je ne la trouve guère plus satisfaisante que le classique : prix le plus bas/ prix à noter x pondération prix.
Elle souffre du même défaut, prenant en compte l'offre la moins disante, elle est complètement relative .... Certes, 1 point vaut 1.000 € .... Mais en fonction de l'offre la moins disante, la même offre peut se trouver à 30 comme à 10 points. La notation du critère est dès lors complètement relativisée au regard du poids économique des autres critères, qui seraient notés eux objectivement ? Ou également relativement ?
Vous soulevez des questions de fond importantes: quelle est la valeur de la rédaction de l'article 53? Mon avis est qu'il ne faut pas sous-estimer le poids des mots choisis, comme "économiquement" ou "la plus avantageuse". Cette dernière notion renvoie à l'estimation des avantages apportés à l'acheteur par chaque offre; la somme économique de tous ces avantages conduit à l'offre "la plus avantageuse", ce qui induit la recherche et l'estimation des avantages apportés par rapport aux besoins exprimés.
Vous parlez ensuite du problème des offres anormalement basses, puisque si le moins disant n'est pas anormalement bas et qu'il s'est engagé par son acte d'engagement à réaliser au moins le cahier des charges, il n'y a aucune raison de ne pas prendre son offre comme valable sur la question du prix (pour les qualités de cette offre, il faut évidemment examiner les autres critères!).
Les offres anormalement basses sont un problème complexe pour leur détection. mais une méthode de notation du prix qui voudrait s'affranchir de cette difficulté sans respecter l'égalité financière de valeur entre critères s'exposerait peut-être à des difficultés beaucoup plus grandes en termes d'équité?
Certains proposent par exemple d'éliminer systématiquement les offres les moins chères: comment une entreprise qui a fait des efforts financiers (ou qui bénéficie peut-être d'un avantage compétitif) ne se sentirait pas lésée?
Je pense que ce sont deux questions différentes et que la détection d'offres anormalement basses doit être améliorée dans ses méthodes, sans pour autant refuser de donner à l'offre moins disante la note qu'elle mérite.
Je n'envisageais pas la question des offres anormalement basses dans mon commentaire. Uniquement la relativité liée à la prise en compte de l'offre la moins disante dans la formule de notation, son aspect "local".
Citation de: claude pomero le Octobre 10, 2012, 10:25:02 AM
Ce n'est pas moi qui m'engage à donner la note maxi au critère prix; c'est la conséquence du principe général de notation qui veut qu'un critère obtienne la note maximum s'il répond parfaitement aux besoins de l'acheteur (article 1 du code). Or un candidat précise dans son offre PAR SON ACTE D'ENGAGEMENT qu'il va au moins réaliser le cahier des charges: il satisfait donc obligatoirement aux besoins de l'acheteur pour le critère "prix" qui est représentatif du cahier des charges. L'offre la moins disante doit donc avoir la note maximum, parce qu'elle s'engage à respecter le cahier des charges et qu'elle est la plus basse.
La communication de l'estimation ne donne AUCUN avantage à l'entreprise qui connaîtrait l'estimation du marché; vous pouvez même l'indiquer dans les pièces écrites; en effet, la notation dépend entièrement de la différence financière entre l'offre et le moins disant.
sauf que cela a un effet sur l'établissement de l'offre avec un nivellement des offres autour de l'estimation. Là où le moins cher aurait la meilleure note sur le critère prix, en donnant l'estimation on neutralise presque le critère prix sauf à ce qu'on est une offre très basse par rapport à l'estimation et là on peut tomber dans l'offre anormalement basse
Reprise de la section A/ de mon 1er messageCitation de: claude pomero le Octobre 09, 2012, 08:36:05 PM...
La seule formule de notation qui donne la même valeur aux points du critère "prix" qu'aux autres critères est:
N(P)= %prix -( P-Po)/ estim.
où N(P) est la note de l'offre P; %prix est la pondération du prix (0,60 par exemple); Po est l'offre moins disante et estime. est l'estimation du marché.
Il faut lire "à la lettre :
N(P)= (%prix) - ( P-Po)/ estimDeux remarques ;
1/ Il n'est pas habituel d'intéger le poids dans la note même si mathématiquement si N(P) = %P * n(p) et N(Q) = %Q n(q) alors NG(P,Q) = N(P) + N(Q) = %P * n(p) + %Q n(q) et que l'on peut alors prendre NGréduite(P = %P/%Q * n(p) + n(q) = %Préduit * n(p) + n(q) ...
Néamoins cela peut troubler.
Reste à exprimer la formule donnant la note globale. Je pense que CP utilise une formule du genre quand il y a deux critères supplémentaires:
| NG | = | NPrix + Nq1 + Nq2 |
| NPrix | = | % Prix * ... |
| NQ1 | = | %Q1 * nq1 |
| NQ2] | = | %Q2 * nq1 |
avec %Prix + %Q1 + %Q2 = 1
Il s'agit d'une notation linéaire qui a les caractéristiques suivantes :
Note Maximale (% prix) | -> | prix le plus bas = Po |
|
| Note 0 | -> | Po + %Prix * estimation |
2/ la formule de CP : %Prix -( P-Po)/ estim) et celle que je donnais précédemment HP : NMax * (Pest -Poffre)/ Pest sont très proches, elles s'ecrivent toutes les deux sous la forme a x + b
avec mes appellations :
- x = Poffre
- CP : a = -1/Pest et b = %Prix + Po/Pest
- HP : a = -NMax/Pest et b = (NMax . Pest)/Pest
Elles sont "équivalentes" à une transformation près au prix corrigé même si les ancrages sont différents (voir ce tableau (https://docs.google.com/spreadsheet/ccc?key=0AvFQVhyAMFmTcGxVNC1TYzJDTTBfSHQtSDFLdUF4Wmc&hl=en_US)).
| NGcp | = | NP+NQcp |
| = | %Prix -( P-Po)/ estim)+NQcp |
| = | - P/estim + NQcp + %Prix + Po/estim |
| NGcp * estim | = | - P + NQcp * estim + %Prix * estimation + Po |
| | = | - P + NQ * estim + Partie_fixe_cp |
|
|
| NGhp | = | kp NP+ kq NQ |
| = | kp * NMax * (estim - P)/ estim+ kq NQhp |
| = | -kp*NMax * P/ estim*+ kq * NQhp + kp * NMax |
| NGhp*estim/kp/NMax | = | -P+ kq * NQhp *estim/kp/NMax+ kp * NMax*estim/kp/NMax |
| = | -P+ kq/kp NQhp/NMax *estim + kp * NMax*estim/kp/NMax |
| = | -P+ kq/kp NQhp/NMax *estim +Partie_fixe_HP |
Compte tenu du fait que NQcp = NQhp * kq/kp /Nmax les formules donnent des prix corrigés identiques à une translation près.
En fait elles sont non seulement équivalentes au sens donné à la page 47 de ce pdf (fil Notation du critère prix de l'ancien forum) (http://agorapublix.com/forum3/index.php?action=dlattach;topic=18146.0;attach=917) mais même strictement équivalentes puisque la pente des droites est la même (1/estim) une fois tenu compte de la façon d'exprimer différemment les notes. Ce qui n'a pas d'effet en ce qui concerne l'écart entre les offres puisque le calcul de l'écart supprime les parties fixes (Partie_fixe_cp ou Partie_fixe_hp)
ConclusionComme indiqué dans mon tout premier message, cette formule me plait bien.
Si l'on accepte la façon d'exprimer les pondérations et les points de Claude Poméro qui bien qu'inhabituelle présente des avantages, elle peux être utilisée en remplacement de NMax * (estim - p)/ estim à laquelle elle est équivalente.
Citation de: R.J le Octobre 10, 2012, 10:47:40 AM
Je n'envisageais pas la question des offres anormalement basses dans mon commentaire. Uniquement la relativité liée à la prise en compte de l'offre la moins disante dans la formule de notation, son aspect "local".
Attention :
Si la formule de CP est ancrée localement par Po,
la pente est indépendante de Po.
De ce fait, la formule n'est qu'en apparence "locale", les écarts entre les offres n'étant pas affectés par le point d'ancrage.
Citation de: Naydje le Octobre 10, 2012, 10:56:25 AM
sauf que cela a un effet sur l'établissement de l'offre avec un nivellement des offres autour de l'estimation. Là où le moins cher aurait la meilleure note sur le critère prix, en donnant l'estimation on neutralise presque le critère prix sauf à ce qu'on est une offre très basse par rapport à l'estimation et là on peut tomber dans l'offre anormalement basse
Ce n'est pas la pratique des entreprises. Elles savant que l'estimation est le moyen de prévoir l'enveloppe budgétaire et qu'il vaut mieux que l'acheteur évite d'avoir à demander une "rallonge" de crédit... cette estimation ne les empêche nullement à faire des offres compétitives pour emporter le marché, c'est l'intérêt de la concurrence!
De nombreux maîtres d'ouvrage donnent l'estimation du marché. celle ci apparaît aussi souvent dans les délibérations ou préparations budgétaires.
Les entreprises l'utilisent surtout pour ne pas risquer d'être rejeté pour dépassement de cette estimation, ce qui est juridiquement possible...
En ce qui concerne la communication au moment de l'appel d'offres, les avis comme cela apparaît ci dessus sont très partagés, certains maitres d'ouvrage communiquent cette estimation et beaucoup ne le souhaitent pas. L'avis des autorités de la concurrence allaient en France plutôt dans ce sens.
Sur le plan pratique comme indiqué sur ce forum précédemment si l'on indique la formule dans l'appel d'offre rien pour l'instant n'impose de donner l'estimation elle même. LE Conseil d'Etat valide cette position.
Si jamais cela devait évoluer, je pense qu'il serait alors de possible de passer directement au prix corrigé qui est mathématiquement une méthode avec pondération.
Citation de: hpchavaz le Octobre 10, 2012, 11:42:37 AM
Attention :
Si la formule de CP est ancrée localement par Po, la pente est indépendante de Po.
De ce fait, la formule n'est qu'en apparence "locale", les écarts entre les offres n'étant pas affectés par le point d'ancrage.
La pente est indépendante de Po, certes.
Mais en fonction de ce Po, quand bien même les écarts entre les offres ne bougent pas, la notation diffèrent.
La même offre peut obtenir 10 ou 20 points (ou plus ou moins) en fonction de cet ancrage.
Simulations : 40 points pour le prix. Estimation à 100. Offre A à 90.
Si Po = 50, A est noté 0
Si Po = 60, A est noté 10 (ou 0,1)
Si Po = 70, A est noté 20 (ou 0,2)
Si Po = 80, A est noté 30 (ou 0,3)
etc.
Dans un système qui entend placer la valeur économique en référence absolue sur l'ensemble des critères, une telle fluctuation de la manière de valoriser le prix en fonction de Po me semble pour le moins dérangeante.
La pondération est donc faussée.
Ou alors j'ai raté une étape.
Conclusion
Comme indiqué dans mon tout premier message, cette formule me plait bien.
Si l'on accepte la façon d'exprimer les pondérations et les points de Claude Poméro qui bien qu'inhabituelle présente des avantages, elle peux être utilisée en remplacement de NMax * (estim - p)/ estim à laquelle elle est équivalente.
[/quote]
merci pour ce message positif; mais je ne pense pas que les deux formules soient équivalentes, puisque celle que vous indiquez donne la note maximum Nmax pour une offre égale à zéro euro, ce qui est un ancrage absolu (puisque le barème des prix commence là) La formule proposée donne cette note max au moins disant.
La note zéro est donnée dans votre formule à une offre égale à l'estimation, alors que l'autre correspond au prix du moins disant augmenté de la valeur financière du cahier des charges. mais il se peut que les deux droites de notation aient la même pente, je n'ai pas eu le temps de le vérifier.
Si l'on prend l'exemple d'une offre à 150 000€ pour une estimation à 200 000€ et une pondération du prix de 60%, votre formule donne 15 points sur 60. La formule que je propose ne peut pas donner de note, en l'absence de la valeur du moins disant. Si cette offre de 150 K€ était la moins disante, elle obtiendrait 60 points. l'offre qui obtiendrait 15 points serait de 240 000 euro. Les résultats paraissent très différents dans les applications concrètes des formules?
Citation de: hpchavaz le Octobre 10, 2012, 11:42:37 AM
Attention :
Si la formule de CP est ancrée localement par Po, la pente est indépendante de Po.
De ce fait, la formule n'est qu'en apparence "locale", les écarts entre les offres n'étant pas affectés par le point d'ancrage.
Oui, c'est la réalité, car la pente de la droite de notation ne dépend que du poids du critère "prix" et de l'estimation. Je me suis d'ailleurs amusé à baptiser cette formule: la "formule parallèle", car la droite de notation des offres est toujours parallèle aux autres droites de notation lorsque on s'amuse à changer la valeur du moins disant...
Et si Po>estim (disons Po=200, estim = 100), ça ne vous choque pas que cette note max soit attribuée à une offre qui est susceptible de se révéler complètement déconnectée de la réalité économique (sous réserve que l'estimation soit correcte bien entendu) ?
Citation de: R.J le Octobre 10, 2012, 12:25:53 PMMais en fonction de ce Po, quand bien même les écarts entre les offres ne bougent pas, la notation diffèrent.
...
Dans un système qui entend placer la valeur économique en référence absolue sur l'ensemble des critères, une telle fluctuation de la manière de valoriser le prix en fonction de Po me semble pour le moins dérangeante.
...
La pondération est donc faussée.
Le plus facile : La pondération n'est pas faussée puisque entre deux offres, la préférence (qui ne dépende que des écarts de note) reste la même.
Plus intéressant à mon avis si l'on veut aller dans le sens de cette critique est d' observer que :
- la note de l'estimation va bouger alors même que l'estimation fait partie de la méthode.
- si jamais po < (1-%prix) *estimation, alors d'une part la note de l'estimation devient négative (*) mais surtout d'autre part une confusion(**) me semble difficile d'éviter entre le %prix et un éventuel ratio (offre sur estimation) de présomption d'offres anormalement basses.
Si l'on est dans un secteur où les prix ont une forte variabilité mais ne sont pas les éléments les plus importants dans le choix (exemple denrées alimentaires (***)) cela risque d'être délicat.
*) Les notes négatives ne me dérangent pas au dessus de l'estimation mais au dessous comment expliquer.
**) confusion dans l'esprit du décideur, des entreprises ou même du juge
***) Je sais qu'il existe une réglementation spécifique mais c'est un exemple
Citation de: R.J le Octobre 10, 2012, 12:51:21 PM
(sous réserve que l'estimation soit correcte ) ?
Oui et c'est hélas souvent le point qui blesse ! :-\
Citation de: hpchavaz le Octobre 10, 2012, 12:56:08 PM
Le plus facile : La pondération n'est pas faussée puisque entre deux offres, la préférence (qui ne dépende que des écarts de note) reste la même.
Dans l'absolu certes. Mais nous ne regardons alors que l'aspect notation et non le trio notation/pondération/valeur économique tel qu'issu du premier message.
Citation de: claude pomero le Octobre 09, 2012, 09:35:52 AM
-chaque point vaut le CENTIÈME de l'estimation, puisque celle ci représente la valeur économique du marché.
Par exemple, dans un marché de 100 000 euro, chaque point vaudra donc 1 000 euro. le critère "environnement" s'il est pondéré à 10%, aura une valeur économique de 10 000 euro.
Pour le reste, j'avoue avoir un peu de difficultés à concevoir les notes négatives (ou supérieurs au poids affecté).
Citation de: R.J le Octobre 10, 2012, 12:51:21 PM
Et si Po>estim (disons Po=200, estim = 100), ça ne vous choque pas que cette note max soit attribuée à une offre qui est susceptible de se révéler complètement déconnectée de la réalité économique (sous réserve que l'estimation soit correcte bien entendu) ?
Je pense que ce sont des cas d'école, puisque vous dites que l'estimation de 100 est correcte et que l'offre la plus basse est 200! Ceci étant, cette offre recevra 40 points puisqu'elle est la moins disante et les autres seront notées plus bas (exemple pour une offre à 220: 20 points). la notation des offres reste robuste... il faut penser que les critères "qualité" sont pondérées à 60%; les notes qualité seront probablement déterminantes pour le choix du moins disant. L'écart de 1 point pour 1 euro est conservé; les autres offres étant sur la m^me base, il n'y a pas de déformation de la notation générale, je pense...
Le problème que vous soulevez ne me semble pas être un problème de notation; il semble qu'il y a quand même un problème d'estimation; une autre possibilité est que le cahier des charges n'est pas très clair et que les candidats ont pu répondre avec des offres en sur-qualité par rapport aux besoins?
CP
Citation de: Michel le Octobre 10, 2012, 01:38:24 PM
Oui et c'est hélas souvent le point qui blesse ! :-\
Il faut remarquer que même si l'estimation est fausse, le système de notation n'est pas modifié.
-
prenons un exemple: estimation 100 € (en réalité 200€) pondération prix:60%. le moins disant est à 150 €. l'estimation n'est que la moitié de la réalité, mais le moins disant aura la note maximum liée à la pondération du prix, soit 60 points; Une offre de 200 €, aura 10 points; si l'estimation avait été correcte, il aurait eu 35 points. C'est un écart important de 25 points. Mais La formule hyperbolique classique donne une note de 45 points...
Citation de: claude pomero le Octobre 10, 2012, 08:47:27 PM
Je pense que ce sont des cas d'école, puisque vous dites que l'estimation de 100 est correcte et que l'offre la plus basse est 200! Ceci étant, cette offre recevra 40 points puisqu'elle est la moins disante et les autres seront notées plus bas (exemple pour une offre à 220: 20 points). la notation des offres reste robuste... il faut penser que les critères "qualité" sont pondérées à 60%; les notes qualité seront probablement déterminantes pour le choix du moins disant. L'écart de 1 point pour 1 euro est conservé; les autres offres étant sur la m^me base, il n'y a pas de déformation de la notation générale, je pense...
Le problème que vous soulevez ne me semble pas être un problème de notation; il semble qu'il y a quand même un problème d'estimation; une autre possibilité est que le cahier des charges n'est pas très clair et que les candidats ont pu répondre avec des offres en sur-qualité par rapport aux besoins?
CP
J'ai volontairement accentué le trait. Pour souligner deux choses :
D'une part, la logique de pondération issue de l'estimation initiale me semble faussée (si la note financière max est initialement calée sur l'estimation et que la pondération des autres critères en découle, le fait que la notation ne soit plus en rapport avec l'estimation me dérange). A vrai dire, je trouve toujours dérangeant qu'une note financière soit découplée de la valeur normale d'une prestation quelconque. C'est peut-être plus lié à une idée de la logique de la note financière qu'à un pur raisonnement mathématique, mais c'est un point gênant à mon sens, notamment dans une démarche pédagogique.
Cela dit, en effet, les écarts restant constant, j'admets que le résultat final n'est pas modifié. Sous réserve de savoir comment sont traités les notes hors bornes, négatives ou surpositives (qui elles ne sont pas un cas d'école lorsqu'on réalise les simulations) ....
Par ailleurs, ce découplage entre valeur réelle et appréciation du critère financier me semble un mauvais message à destination des OE. En présence d'un marché fermé, l'annonce faite de ce découplage est susceptible d'aggraver les conséquences de comportements anticoncurrentiels.
J'ai indiqué plus haut que je pense que CP utilise une formule du genre quand il y a deux critères supplémentaires:
| NG | = | NPrix + Nq1 + Nq2 |
| NPrix | = | % Prix * ... |
| NQ1 | = | %Q1 * nq1 |
| NQ2 | = | %Q2 * nq1 |
avec %Prix + %Q1 + %Q2 = 1
Il serait bon q u'il le confirme, ce qui permettrait de savoir exactement sur quoi nous sommes en train d'échanger.
Citation de: R.J le Octobre 10, 2012, 12:25:53 PM
La pente est indépendante de Po, certes.
Mais en fonction de ce Po, quand bien même les écarts entre les offres ne bougent pas, la notation diffèrent.
La même offre peut obtenir 10 ou 20 points (ou plus ou moins) en fonction de cet ancrage.
Simulations : 40 points pour le prix. Estimation à 100. Offre A à 90.
Si Po = 50, A est noté 0
Si Po = 60, A est noté 10 (ou 0,1)
Si Po = 70, A est noté 20 (ou 0,2)
Si Po = 80, A est noté 30 (ou 0,3)
etc.
Dans un système qui entend placer la valeur économique en référence absolue sur l'ensemble des critères, une telle fluctuation de la manière de valoriser le prix en fonction de Po me semble pour le moins dérangeante.
La pondération est donc faussée.
Ou alors j'ai raté une étape.
Le système dont vous parlez,"qui entend placer la valeur économique en référence absolue sur l'ensemble des critères", est le Code des marchés, article 53. en effet celui ci demande d'attribuer le marché à l'offre ÉCONOMIQUEMENT la plus avantageuse.
Les notations que vous avez calculés sont exactes. vous en déduisez que les notes du prix sont fluctuantes, puisque la note d'une offre de 90 € varie entre 0 et 30 points selon la variation de l'offre moins disante entre 50 et 80 €.
On remarque qu'il reste 60 points à distribuer au titre des critères "qualité". On note que la valeur du point est de 1 € dans cet exemple. On peut vérifier que l'écart de note entre A et le moins disant est bien de 1€ par point avec cette nouvelle formule (exemple pour la première ligne; 40 € d'écart de prix, 40 points de différence de note entre 40 et Zéro).
Les points "qualité" auront aussi la même valeur de 1€ pour 1 point obtenu. Si l'offre A obtient mieux que 40 points de plus que le moins disant, elle remporte le marché. Ceci est possible dans la mesure où l'estimation est de 100€: une offre moins disante à 50€ a probablement bien moins de qualité que celle à 90 €.
On voit dans le tableau des notes que plus l'offre moins disante est loin de l'estimation, moins sa note qualité va être importante, ce qui donne la possibilité aux offres plus chères et probablement de meilleure qualité de rattraper leur retard...
Si ce n'est pas le cas, l'offre moins disante mérite de remporter le marché, puisqu'elle aura un niveau de qualité intéressant en plus de son prix le plus faible!
Citation de: hpchavaz le Octobre 11, 2012, 10:09:27 AM
J'ai indiqué plus haut que je pense que CP utilise une formule du genre quand il y a deux critères supplémentaires:
| NG | = | NPrix + Nq1 + Nq2 |
| NPrix | = | % Prix * ... |
| NQ1 | = | %Q1 * nq1 |
| NQ2 | = | %Q2 * nq1 |
avec %Prix + %Q1 + %Q2 = 1
Il serait bon q u'il le confirme, ce qui permettrait de savoir exactement sur quoi nous sommes en train d'échanger.
Oui, je vous confirme que cette formule donne une note sur %prix au maximum, par exemple 0,60 pour une pondération du prix de 60% (remarquons que 60% =0,60).
Il convient évidemment que la règle que vous indiquez soit respectée, c'est à dire qu'un critère Valeur technique pondéré à 40% soit noté au maximum à 0,40; le total des notes est donc bien de 1 au maximum.
A mon avis, ce n'est pas très présentable; c'est pourquoi les acheteurs notent en général sur 100.
Dans ce cas, la formule devient N(P)= 100* (%prix - (P-Po)/estim).
Cette formule peut s'écrire, pour une pondération de 60% du prix: N(P)= 60 - 100*(P-Po)/estim. les autres critères doivent évidemment être notés avec le même multiplicateur.
Citation de: claude pomero le Octobre 11, 2012, 12:27:28 PM
Oui, je vous confirme que cette formule donne une note sur %prix au maximum, par exemple 0,60 pour une pondération du prix de 60% (remarquons que 60% =0,60).
Il convient évidemment que la règle que vous indiquez soit respectée, c'est à dire qu'un critère Valeur technique pondéré à 40% soit noté au maximum à 0,40; le total des notes est donc bien de 1 au maximum.
A mon avis, ce n'est pas très présentable; c'est pourquoi les acheteurs notent en général sur 100.
Dans ce cas, la formule devient N(P)= 100* (%prix - (P-Po)/estim).
Cette formule peut s'écrire, pour une pondération de 60% du prix: N(P)= 60 - 100*(P-Po)/estim. les autres critères doivent évidemment être notés avec le même multiplicateur.
je crois que je commence à comprendre :
en fait si on pondère le prix à 60% la note max doit être de 60 c'est cela?
donc valeur technique 30% = note sur 30
et critère environnemental 10% = note sur 10
c'est cela?
oui et à priori on s'engage à donner le maxi au meilleur .....
je reprends mon exemple
prix 60 %
VT 30%
environnement 10%
si on note sur 20 les trois critères et que le meilleur a le maximum des notes sur les trois critères, avec la pondération il a 20, donc je ne vois pas trop la différence avec l'exemple cité de CP
La méthode dans son ensemble est donc :
| NG | = | Nprix(P) + %Q nq |
| avec |
| Nprix(P) | = | %prix -( P-Po)/ estim |
| nq | = | une note qualité dans la plage [0-100] |
| et |
| 1 | = | %prix + %Q |
1/ Le %Prix n'est pas un poids%Prix intervient dans la formule sous la forme d'un terme qui est additionné alors que habituellement les poids sont dans les formules de notation un des termes d'une multiplication.
Pour clarifier, si l'on abandonne la présentation en pourcent qui correspond à x/100 et que l'on passe à des poids(*), il y a un écart de note constant(**) entre la pondération Pond1 (PoidsPrix =60; PoidsQ = 40) la pondération Pond2 (PoidsPrix = 100; PoidsQ = 40) ou encore pour donner un cas extrème Pond3 (PoidsPrix = 0; PoidsQ = 40). L'écart de note étant constant, les choix résultants des 3 pondérations sont identiques.
Le %Prix ne joue pas de rôle par lui même dans le choix final, ce n'est donc pas un poids au sens habituel.
2/ Le %Prix joue un autre rôle que celui d'un poids%Prix sert à translater la note et lui donner la propriété d'être comme l'indique CP égale à %Prix pour Po.
Cette propriété peut être dans certains cas désirable mais on pourrait tout à fait envisager un autre calage sans changer le choix final.
Exemple dans cette feuille de calcul (https://docs.google.com/spreadsheet/pub?key=0AvFQVhyAMFmTdDZNN19JUFBjMnV6R252RlZ6TTZBSWc&single=true&gid=0&output=html)----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Notes :
*) abandon de la contrainte %Prix + %Q = 1
**) 0,4/1 ou 40/100 (ie 100-60) selon la présentation retenue cf. dernier message de CP
Citation de: hpchavaz le Octobre 11, 2012, 02:42:10 PM
La méthode dans son ensemble est donc :| NG | = | Nprix(P) + %Q nq |
| avec |
| Nprix(P) | = | %prix -( P-Po)/ estim |
| nq | = | une note qualité dans la plage [0-100] |
| et |
| 1 | = | %prix + %Q |
1/ Le %Prix n'est pas un poids
%Prix intervient dans la formule sous la forme d'un terme qui est additionné alors que habituellement les poids sont dans les formules de notation un des termes d'une multiplication.
Pour clarifier, si l'on abandonne la présentation en pourcent qui correspond à x/100 et que l'on passe à des poids(*), il y a un écart de note constant(**) entre la pondération Pond1 (PoidsPrix =60; PoidsQ = 40) la pondération Pond2 (PoidsPrix = 100; PoidsQ = 40) ou encore pour donner un cas extrème Pond3 (PoidsPrix = 0; PoidsQ = 40). L'écart de note étant constant, les choix résultants des 3 pondérations sont identiques.
Le %Prix ne joue pas de rôle par lui même dans le choix final, ce n'est donc pas un poids au sens habituel.
2/ Le %Prix joue un autre rôle que celui d'un poid
%Prix sert à translater la note et lui donner la propriété d'être comme l'indique CP égale à %Prix pour Po.
Cette propriété peut être dans certain cas désirable mais on pourrait tout à fait envisagé un autre calage.
On pourrait tout à fait envisager un autre calage sans changer le choix final.
Exemple dans cette feuille de calcul (https://docs.google.com/spreadsheet/pub?key=0AvFQVhyAMFmTdDZNN19JUFBjMnV6R252RlZ6TTZBSWc&single=true&gid=0&output=html)
*) abandon de la contrainte %Prix + %Q = 1
**) 0,4/1 ou 40/100 (ie 100-60) selon la présentation retenue cf. dernier message de CP
pourrais tu faire une simulation avec un exemple chiffré car on est pas mal à être intéressé par vos échanges seulement on n'arrive pas à tout suivre, y'a des formules et des termes assez ciomplexes
merci d'avance
Citation de: Naydje le Octobre 11, 2012, 02:44:02 PMpourrais tu faire une simulation avec un exemple chiffré car on est pas mal à être intéressé par vos échanges seulement on n'arrive pas à tout suivre, y'a des formules et des termes assez ciomplexes
merci d'avance
Comme indiqué dans mon message précédent voir dans cette feuille de calcul (https://docs.google.com/spreadsheet/pub?key=0AvFQVhyAMFmTdDZNN19JUFBjMnV6R252RlZ6TTZBSWc&single=true&gid=0&output=html)
merci
Citation de: hpchavaz le Octobre 11, 2012, 04:22:19 PM
Comme indiqué dans mon message précédent voir dans cette feuille de calcul (https://docs.google.com/spreadsheet/pub?key=0AvFQVhyAMFmTdDZNN19JUFBjMnV6R252RlZ6TTZBSWc&single=true&gid=0&output=html)
Oui, les formules CP et HP sont bien parallèles mais la première passe par (Po, %prix) alors que la deuxième passe par (zéro, %prix) par rapport à HP. CP est donc translatée vers la droite de la valeur %prix. (j'ai un beau graphique, mais je n'arrive pas à le coller à ce message!)
Le sujet étant mathématiquement épuisé, je reviens sur
Citation de: claude pomero le Octobre 10, 2012, 10:14:03 AMVous parlez ensuite de tess de robustesse pour les méthodes de notation employées. Il est en effet intéressant de voir comment se comportent les différentes méthodes de notation dans des cas très variés et dans des cas rares, comme pour une seule offre; pour deux offres égales en prix; pour une offre qui dépasse l'estimation; pour des offres très proches ou très écartées...J'ai vérifié ces différentes configurations avec cette nouvelle formule et la robustesse est avérée.
Il est à noter que beaucoup de formules de notation ne résistent pas à ces essais.
Ceci étant, il n'y a pas lieu à mon avis d'être pessimiste. L'important est que les offres soient appréciées avec des méthodes équitables et qui parviennent à l'efficacité et à la transparence recherchée: une fois ces méthodes au point, il suffit ensuite de les appliquer à tous les marchés, puisqu'elles sont robustes!
La robustesse à laquelle je faisais référence n'est pas la robustesse de la méthode (1) mais la robustesse du résultat de la méthode (2)
La robustesse de la méthode (1) porte sur la formule prix et s'analyse en testant comme CP l'indique des cas de configurations d'offres (*)
La robustesse du choix (2) porte sur l'ensemble de la méthode (prix et Q) et vérifie si le choix final est stable vis à vis de variations raisonnables dans l'appréciation de Q.
*) les cas avec 1 ou 2 offres étant catastrophiques pour certaines méthodes comme la méthode des ratios
Citation de: claude pomero le Octobre 12, 2012, 09:25:55 AM
Oui, les formules CP et HP sont bien parallèles mais la première passe par (Po, %prix) alors que la deuxième passe par (zéro, %prix) par rapport à HP. CP est donc translatée vers la droite de la valeur %prix. (j'ai un beau graphique, mais je n'arrive pas à le coller à ce message!)
quand on répond (avec ou sans citation) il y a en bas à gauche "Options supplémentaires", on clique et apparaît des choix dont joindre un fichier en parcourant son propre disque ou clé USB .... puis on valide avec "soumettre"
Je ne me prononcerai pas sur la pertinence de tel ou tel formule de calcul de prix. Vous m'avez donné mal à la tête.
Par contre, à ma connaissance, aucune obligation n'impose de renseigner la formule de calcul du prix dans le réglement de la consultation, que ce soit par les textes ou la jurisprudence.
C'est donc un pouvoir discrétionnaire du pouvoir adjudicateur, à partir du moment où cette formule est appliquée à tous les candidats d'un même marché. Le contrôle du juge n'est que celui de l'erreur manifeste d'appréciation. Bien sur, on est jamais à l'abri d'un revirement.
Mais bref, le combat ne m'apparait pas comme la recherche de la formule "la plus mieux transparente et équitable", plutôt celui de m'assurer procédure aprés procédure d'avoir toujours la possibilité de retenir le candidat "le plus mieux" pour la collectivité.
ah ? ce n'est pas de ça qu'on parle ? de l'intendance certes, avec les mains dans le cambouis, non ?
Je crois me souvenir qu'un technicien de PACA utilisait cette conversion au tout Euro. C'était dans un MONITEUR de 2003 ou 2004.
Le temps de digérer vos débats...et je reviens dessus ou pas
Citation de: Saga le Octobre 12, 2012, 02:14:22 PM
Je ne me prononcerai pas sur la pertinence de tel ou tel formule de calcul de prix. Vous m'avez donné mal à la tête.
Par contre, à ma connaissance, aucune obligation n'impose de renseigner la formule de calcul du prix dans le réglement de la consultation, que ce soit par les textes ou la jurisprudence.
C'est donc un pouvoir discrétionnaire du pouvoir adjudicateur, à partir du moment où cette formule est appliquée à tous les candidats d'un même marché. Le contrôle du juge n'est que celui de l'erreur manifeste d'appréciation. Bien sur, on est jamais à l'abri d'un revirement.
Mais bref, le combat ne m'apparait pas comme la recherche de la formule "la plus mieux transparente et équitable", plutôt celui de m'assurer procédure aprés procédure d'avoir toujours la possibilité de retenir le candidat "le plus mieux" pour la collectivité.
Le commentaire de SAGA est très intéressant, car il souligne qu'effectivement la collectivité est libre de ces choix de méthodes de pondération et de notation (ne pas confondre avec la transparence, qui est ici de faire connaître ou pas les modes de notation, qui relève aussi de son choix ). Mais le fait d'appliquer à tous les candidats d'un même marché la notation décidée
ne prouve en rien la valeur de cette notation!
L'objectif du code des marchés est de déterminer l'offre la plus avantageuse: la vraie question est de trouver comment arriver à ce résultat... c'est tout l'objet de nos débats. Les enjeux sont considérables, puisqu'on parle de 400 milliards d'euros pour le montant annuel des marchés publics en Europe.
SAGA dit aussi que son objectif est de retenir "le plus mieux" pour la collectivité: je crois que c'est aussi le nôtre..
CitationLes enjeux sont considérables, puisqu'on parle de 400 milliards d'euros pour le montant annuel des marchés publics en Europe.
L'avenir de l'Europe se joue donc sur Agorapublix ! ;D
Plus sérieusement, si vous parvenez à dégager une formule du juste prix et qui fasse consensus, je serais interessé.
Mais ce n'est pas ma priorité dans le sens où je ne veux pas être juste. Je veux pouvoir dégager un classement à peu pret cohérent, et conserver dans ma manche quelques formules magiques pour exclure les offres nuisibles.
Donc j'utilise une formule classique d'écart à la moyenne, qui ne présente aucun risque juridique, dans le sens où elle conserve une bonne proportionnalité entre les prix proposés et la notation obtenue.
Citation de: Saga le Octobre 15, 2012, 11:55:42 AM
Donc j'utilise une formule classique d'écart à la moyenne, qui ne présente aucun risque juridique, dans le sens où elle conserve une bonne proportionnalité entre les prix proposés et la notation obtenue.
c'est quoi cette formule classique ? le barycentre ;D
Citation de: Saga le Octobre 15, 2012, 11:55:42 AM
L'avenir de l'Europe se joue donc sur Agorapublix ! ;D
Plus sérieusement, si vous parvenez à dégager une formule du juste prix et qui fasse consensus, je serais interessé.
Mais ce n'est pas ma priorité dans le sens où je ne veux pas être juste. Je veux pouvoir dégager un classement à peu pret cohérent, et conserver dans ma manche quelques formules magiques pour exclure les offres nuisibles.
Donc j'utilise une formule classique d'écart à la moyenne, qui ne présente aucun risque juridique, dans le sens où elle conserve une bonne proportionnalité entre les prix proposés et la notation obtenue.
Dommage que de conserver dans votre manche des formules magiques pour exclure les offres nuisibles, ça ne marche pas puisque vous devez avoir communiqué vos formules de notation AVANT d'ouvrir les plis!
Affirmer par ailleurs que vous ne voulez pas être juste, c'est peut-être entraîner votre pouvoir adjudicateur vers le favoritisme?
Les formules d'écart à la moyenne ont déjà un inconvénient majeur: elles ne donnent pas le maximum de points à l'offre moins disante et elles faussent donc les résultats de la consultation...
CitationDommage que de conserver dans votre manche des formules magiques pour exclure les offres nuisibles, ça ne marche pas puisque vous devez avoir communiqué vos formules de notation AVANT d'ouvrir les plis!
Comment ça ? Je n'ai aucune formule à renseigner dans mes publicités ou DCE, juste les critères et sous critères.
CitationAffirmer par ailleurs que vous ne voulez pas être juste, c'est peut-être entraîner votre pouvoir adjudicateur vers le favoritisme?
Non, au stade de la mise en oeuvre des critères, on entraîne le PA vers l'offre la plus judicieuse. Ca rime avec avantageuse, mais il y'a un peu plus de saveur. Quand au délit de favoritisme au travers de la mise en oeuvre des critères de sélection des offres, je demande à lire des arrets et des jugements.
Certaines formules sont retoquées par le juge, ça arrive, mais de la à caractériser un délit de favoritisme, c'est autre chose.
CitationLes formules d'écart à la moyenne ont déjà un inconvénient majeur: elles ne donnent pas le maximum de points à l'offre moins disante et elles faussent donc les résultats de la consultation...
Si le juge en a jugé ainsi, je m'incline. Et c'est d'ailleurs possible. Si un professeur ou un avocat l'a dit, bof.
Peut être qu'un jour il y' aura un revirement, un contrôle normal sur la mise en oeuvre des critères de séléction, et notamment le prix. Peut être que ça tombera sur moi. Et ce jour là, je serai fier, et je pourrais dire : "J'ai fais avancer le droit !" :P
Citation de: Saga le Octobre 16, 2012, 11:16:29 AM
Comment ça ? Je n'ai aucune formule à renseigner dans mes publicités ou DCE, juste les critères et sous critères.
Ce n'est pas une formule à renseigner dans la consultation: vous n'avez aucune obligation de cette sorte. mais le Pouvoir Adjudicateur doit être OBLIGATOIREMENT au courant par écrit du mode de notation utilisé par les services. ce peut être un règlement, une instruction d'un DGS ou autre. On ne peut en aucun cas utiliser par exemple une formule de prix ou une autre au choix, après l'ouverture des plis. Il suffit en effet de changer de formule pour donner le marché à une entreprise ou à une autre!
tout à fait, et dire une formule classique ça ne veut rien dire .....
Cela dit, la distinction entre le pouvoir adjudicateur et ses services est un peu virtuelle.
Quant à une obligation en majuscule, par écrit et préalable (information de qui vers qui ?), j'ai des doutes. Et quant à la forme (règlement, instruction ....), figée à jamais pour tout type de consultation ?
Certes, ne pas fixer une méthode de notation en fonction des offres reçues est nécessaire, mais de là à en faire découler des obligations si contraignantes et précises, je crois que l'on s'éloigne du droit positif ....
Sans être nécessairement écrite, une règle commune est utile voire indispensable pour que les "services" puissent préparer efficacement la prise de décision, en amont par la pondération et lors de l'analyse ou la négociation.
Que la réglementation impose une méthode de choix, crée des situations suffisamment complexes pour que l'on évite de les compliquer par des méthodes inappropriées; situations dont on ne pourra sortir que par un arbitrage entre optimum économique et risque juridique.
Citation de: R.J le Octobre 16, 2012, 12:19:34 PM
Cela dit, la distinction entre le pouvoir adjudicateur et ses services est un peu virtuelle.
Quant à une obligation en majuscule, par écrit et préalable (information de qui vers qui ?), j'ai des doutes. Et quant à la forme (règlement, instruction ....), figée à jamais pour tout type de consultation ?
Certes, ne pas fixer une méthode de notation en fonction des offres reçues est nécessaire, mais de là à en faire découler des obligations si contraignantes et précises, je crois que l'on s'éloigne du droit positif ....
Pourquoi dire que la distinction entre le PA et ses services est virtuelle?
A part les petites collectivités où il peut arriver que le maire lui même fasse le Règlement de la consultation et note les offres, la pratique générale est que ce sont des services de la collectivité qui préparent le tout.
Mais la responsabilité de la dévolution des marchés est endossée par les PA; je pense que c'est la moindre des choses que de ne pas les mettre en situation de favoritisme, ce qui est très grave. Le moyen d'éviter ceci est une pièce écrite qui indique le mode de pondération et le mode de notation que proposent d'employer le service. Peu importe sa forme...celle ci peut évidemment changer avec le temps et avec l'objet des marchés. Mais toujours avant d'ouvrir les offres!
De même, le rapport d'analyse doit être signé par le rédacteur et approuvé par la chaîne hiérarchique, jusqu'au PA. Si un maillon de cette chaîne demande une modification, le rédacteur ne doit resigner le nouveau rapport que s'il est d'accord avec les modifications. La responsabilité de l'attribution est ainsi clairement identifiée.
En cas de recours pour favoritisme, il faut toujours pouvoir prouver que la notation n'a pas été adaptée au résultat de l'ouverture des plis, mais décidée à l'avance. Ceci est du droit positif..
Citation de: claude pomero le Octobre 17, 2012, 09:36:44 AM
Pourquoi dire que la distinction entre le PA et ses services est virtuelle?
Parce que vous confondez personne morale et personne physique dirait-on.
Citation de: R.J le Octobre 17, 2012, 09:44:59 AM
Parce que vous confondez personne morale et personne physique dirait-on.
Vous avez raison: l'administration et les élus font partie de la même personne morale.
Mais les procès au pénal pour favoritisme s'adressent aux personnes physiques pour fautes personnelles. Encore que depuis peu, je crois qu'il peut être recouru au pénal contre des personnes morales... ;D
CitationA part les petites collectivités où il peut arriver que le maire lui même fasse le Règlement de la consultation et note les offres
Euh.... ;D