Je suis en pleine bataille avec mes services techniques sur l'appréciation du prix global et forfaitaire en marchés de travaux.
Ils ont plusieurs interrogations :
- 1 - la DPGF peut-elle ne prévoir que les postes sans les quantités ?
- 2 - si les quantités sont définies dans la DPGF les candidats peuvent-ils modifier les quantités ?
- 3 - d'ou ma question : a partir de quand doit -on considérer dans ce cas que l'on peut vraiement encore analyser les offres ? (Ex : un candidat aura compté 20 m2 la ou la DPGF en prévoyait 50m2 et que les autres candidats se sont tenus aux quantités de la DPGF )
J'envisage de demander la rédaction suivante dans les CCTP :
« Le C.C.T.P. et la série de plans donnent les caractéristiques des travaux à prévoir pour une parfaite exécution et complète finition. En cas d'incertitude ou s'il apparaissait sur les documents susmentionnés des omissions ou des erreurs, les entrepreneurs devront compléter leurs renseignements auprès du Maître d'oeuvre ou parfaire et suppléer à un manque d'indications et aux omissions. » Ne seront pas considérés comme travaux " en plus ", et de ce fait, ne pourront donner lieu à un ordre de service ou à des comptes, tous les travaux nécessaires à l'entier et parfait achèvement de l'ouvrage dans le cadre des plans et C.C.T.P.
L'entrepreneur étant tenu dans ce cas d'avertir le MOE des éventuelles erreurs dans les plans et/ou le CCTP, avant la date limite de remise des offres.
Les travaux complémentaires que l'entreprises jugerait nécessaire, et qui ne seraient pas prévus à la DPGF seront chiffrées à la fin du bordereau mais seront inclus dans l'acte d'engagement.
En conséquence, le prix souscrit dans l'acte d'engagement correspond à des ouvrages livrés au complet et en parfait état de finition.
L'entrepreneur reconnaissant avoir tenu compte dans sa proposition de prix des observations qui précèdent, ne saurait arguer ultérieurement et se prévaloir d'une erreur ou d'une omission pour ne pas faire les travaux et fournir les matériaux nécessaires à l'achèvement total et complet des bâtiments tels qu'ils sont définis ci-après et ce, pour la somme unique à forfait prévue par lui au marché de son lot."
La forrmulation que je propose permettrait aux candidats de proposer éventuellement des quantités différentes de celles prévues par la DPGF. Toutefois cela n'absoudrait pas le MOE et/ou le BE de bien définir les quantités. Si les quantités constatées par un ou plusieus candidats sont largements différentes sur un ou plusieurs postes alors déclaration sans suite du lot retravail du MOE sur la DPGF. par contre si de faibles écarts prises en compte des montants et attribution. Certians MOE ou BE ont tendance à cconsidérer que comme ils sont les PU ils peuvent tout à fait modifier le montant des offres ds candidatas que se seraient trompés et ce sans faire de négociation. Ils faudrait à tout le moins pour moi une négociation.
Comment procédez vous dans ces marchés de travaux qui sont très spécifiques en ce qui concerne les quantités.
d'accord avec çà si tu utilise le bon vocabulaire :
Citation de: berder le Mars 16, 2012, 03:02:35 PM
Les travaux complémentaires que l'entreprises jugerait nécessaire, et qui ne seraient pas prévus à la DPGF seront chiffrées à la fin du bordereau de la DPGF mais seront inclus dans l'acte d'engagement.
Citation de: berder le Mars 16, 2012, 03:02:35 PM
Certians MOE ou BE ont tendance à cconsidérer que comme ils sont les PU, la DPGF ils peuvent tout à fait modifier le montant des offres ds candidatas que se seraient trompés et ce sans faire de négociation. Ils faudrait à tout le moins pour moi une négociation.
Donc globalement tu partages mon analyse et mes préconisations.
Quid pour des DPGF sans quantiés ? Les plans et le CCTP sont-ils suffisants pour éviter des offres aux quantités très différentes ?
l'idéal c'est une DPGF avec les quantités et la possibilité de compléter
çà évite les comparaisons délicates et pousse les E à questionner si désaccord flagrant ....
mais à partir des plans et et CCTP ils peuvent vraiement faire les quantités donc les métrés.
c'est pourquoi les deux écoles existent .....
récemment on a fait pour le même marché : d'un côté une DPGF sans quantités, les candidats devaient chiffrer les postes
et de l"autre un "quantitatif servant à expliciter les prix de la DPGF" (non contractuel), dans lequel ils devaient indiquer les quantités sur lesquelles ils s'étaient basés pour faire leurs prix
Et tu as pu attribuer ?
c'est en cours d'analyse
mais oui, ça va se faire
ça permet au maître d'oeuvre d'analyser les prix, tout en étant clair que le marché est à prix forfaitaire
reste à savoir comment traiter ce cas si les quantités sont très différentes sur un ou plusieurs postes.
Dernière petite question :
Quelle formules utilisez vous dans vos RC en ce qui concerne les prix forfaitaire pour l'analyse des offres.
Pour le critère du prix
Principe : plus le cahier des charges détermine des spécifications techniques claires, plus le critère prix revêt d'importance : sauf cas particulier, il ne doit pas représenter moins de 40%.
Pour les marchés de prestations intellectuelles dont l'estimation s'avère par nature incertaine et pour laquelle nous ne disposons pas d'éléments suffisamment pertinents pour asseoir un chiffrage réaliste et raisonnable, il est proposé de retenir la formule suivante :
(Prix médian)4
Note offre = note maxi X --------------------------------------------
(Prix médian)4 + (Prix de l'offre)4
Le prix médian étant calculé sur les seules offres classées (Nb égal au dessus comme en dessous, si NB Pair alors moyenne des deux centrales)
La préconisation quand l'estimation comporte une fourchette très resserrée et qu'elle s'avère réaliste et raisonnable, est :
N = note maxi * [ Prix Maximal - Offre analysée ] /[Prix Maximal - Prix Minimal ]
où
Prix Maximal = max [Estimation*(1+marge), Offre Maximum retenue],
Prix Minimal = min [Estimation*(1- marge), Offre minimum retenue].
L'orientation actuelle, calquée sur celle du CG92, est de retenir une solution qui rassemble les avantages des deux formules précédentes en gommant les aspects négatifs :
1. La référence est le prix médian, donc inconnu du maître d'ouvrage et de tous les opérateurs économiques avant ouverture des plis
2. au prix médian il est affecté la moyenne en note de prix
3. pour un prix inférieur de X% il est donné Y % de la moyenne en plus comme note
4. pour un prix supérieur de X% il est donné la Y % de la moyenne en moins comme note
5. il est fait confiance aux mathématiciens pour déterminer la formule de la courbe qui arrondira les extrémités en « asymptote », objectif : que tout prix différent obtienne une note différente sachant qu'entre les points prédéfinis ce sera quasiment une droite.
Le calcul de la note est ainsi effectué selon une formule dite "non linéaire médiane" dont les grands principes sont exposés ci-après. Cette formule permet le maintien d'une progressivité des notes en fonction des prix des différentes offres, entre la note minimale et la note maximale. Selon cette méthode, le prix médian se voit affecter de la note moyenne. Les notes affectées aux autres prix dépendent d'une fonction non linéaire tendant à amortir l'effet des écarts de prix par rapport au prix médian. Elle répond, d'une part, à l'objectif d'équité entre les soumissionnaires et, d'autre part, à la sélection de l'offre économiquement la plus avantageuse.
Plus particulièrement, cette méthode recherche les effets suivants dans la notation du prix des offres :
1. éviter des effets de distorsion que des distributions particulières de prix peuvent engendrer, comme l'effet de la prépondérance du prix pour les offres très basses,
2. attribuer des notes proches à des offres dont les prix sont proches,
3. avoir une différenciation de la note quasi-linéaire pour la majorité des offres.
La formule utilisée s'écrit :
Note maximale
Note = -----------------------------------------------------------------------
1 + Exponentielle [Coefficient Pente * (Prix – Prix médian)]
Le coefficient de la pente s'exprime en fonction d'une fourchette de prix et d'une fourchette de notes estimées comme étant probablement raisonnables d'un point de vue technico-économique.
La formulation du coefficient de pente est alors la suivante :
Logarithme népérien [ (2 / (1 – Fourchette note)) – 1]
Coefficient Pente = -----------------------------------------------------------------------------
Prix médian * Fourchette prix
Sous Excel la fonction exponentielle est EXP et la fonction logarithme népérien (dit parfois logarithme naturel) est Ln.
Le Prix médian est le prix théorique tel qu'il y ait autant d'offres au-dessus qu'en dessous, si le nombre d'offres est pair alors c'est la moyenne des deux du centre.
La fourchette de prix X % est représentative de la dispersion probablement et raisonnable prévisible des réponses des candidats, par défaut X= 20 % en travaux et 45% pour les autres dossiers.
La fourchette de note Y % est représentative de votre vision de l'écart de note pour la fourchette de prix X % ci-dessus tout en se gardant une marge pour éviter d'avoir à rectifier le tir s'il y a des offres en dehors de cette fourchette, par défaut Y = 80%.
Nota : il est possible de prendre deux fourchettes différentes de chaque côté du Prix médian, par exemple X = -20% à + 10% et Y =+70% à -80%
et sinon tu proposes des formations pour la compréhension et l'utilisation de telles formules? car là je pige rien
Très intéressant.
Je n'ai pas été précis dans ma demande. Je voulais dire par rapport au problème éventuel de quantité différente pour les travaux de bâtiments quelle phrase est utilisée dans le RC;
@ Naydjej
'ai dit :
Citation de: speedy le Mars 27, 2012, 12:10:16 PM
5. il est fait confiance aux mathématiciens pour déterminer la formule de la courbe qui arrondira les extrémités en « asymptote », objectif : que tout prix différent obtienne une note différente sachant qu'entre les points prédéfinis ce sera quasiment une droite.
ensuite on utilise la fonction "formule" dans excel et on se laisse guider !
@ Berder
rien puisque on met dans la DPGF que s'ils estiment d'autres prestations indispensables à la bonne exécution ils doivent les rajouter .....
Citation de: speedy le Mars 27, 2012, 12:19:43 PM
@ Naydjej
'ai dit :ensuite on utilise la fonction "formule" dans excel et on se laisse guider !
@ Berder
rien puisque on met dans la DPGF que s'ils estiment d'autres prestations indispensables à la bonne exécution ils doivent les rajouter .....
speedy c'est juste que j'aimerais comprendre puis savoir utiliser toutes les formules que tu proposes car j'en suis resté à la formule de base : offre la moins chère / offre proposée * 100, parfois je mets un carré pour accentuer les écarts mais c'est tout et j'ai l'impression que ma formule est lacunaire, qu'il manque quelque chose pour pouvoir bien comparer les offres, tu formes alors?
et dans mon administration j'ai pas de mathématiciens, je suis à la fois le service, le chef de service et la secrétaire ;D
merci speedy.
Le problème est de comprendre ces éléments de mathématiques. Si nous même ne les maîtrisons pas il peut être difficile de le diffuser ou de le vérifier et donc de demander aux services de les utiliser.
Moi j'ai un matheux comme boss n+1 - je vais donc voir avec lui :)
Mais si je ne saisis pas le détail, le principe est très convaincant merci !
Citation de: Naydje le Mars 27, 2012, 12:30:57 PM
et dans mon administration j'ai pas de mathématiciens, je suis à la fois le service, le chef de service et la secrétaire ;D
Euh ... pourquoi "la" secrétaire toujours ?! moi j'aimerais bien avoir un secrétaire homme ... :)
Citation de: Ravelle le Mars 27, 2012, 01:21:26 PM
Moi j'ai un matheux comme boss n+1 - je vais donc voir avec lui :)
Mais si je ne saisis pas le détail, le principe est très convaincant merci !
Euh ... pourquoi "la" secrétaire toujours ?! moi j'aimerais bien avoir un secrétaire homme ... :)
c'est une proposition? ;D
Avec la RGPP j'aurais un peu de mal mais si le poste se libère ... messieurs vous êtes les bienvenus !! :D
je cite ce qu'il faut comprendre :
"Le calcul de la note est ainsi effectué selon une formule dite "non linéaire médiane" dont les grands principes sont exposés ci-après. Cette formule permet le maintien d'une progressivité des notes en fonction des prix des différentes offres, entre la note minimale et la note maximale. Selon cette méthode, le prix médian se voit affecter de la note moyenne. Les notes affectées aux autres prix dépendent d'une fonction non linéaire tendant à amortir l'effet des écarts de prix par rapport au prix médian. Elle répond, d'une part, à l'objectif d'équité entre les soumissionnaires et, d'autre part, à la sélection de l'offre économiquement la plus avantageuse.
Plus particulièrement, cette méthode recherche les effets suivants dans la notation du prix des offres :
1. éviter des effets de distorsion que des distributions particulières de prix peuvent engendrer, comme l'effet de la prépondérance du prix pour les offres très basses,
2. attribuer des notes proches à des offres dont les prix sont proches,
3. avoir une différenciation de la note quasi-linéaire pour la majorité des offres"
donc nous avons une courbe quasiment droite entre deux points :
si vous retenez x = plus ou moins 20% et y = plus ou moins 80% avec une notation sur 20
l'offre = 0.8 *Pmédian obtient 18/20 et l'offre = 1.2 *Prix médian obtient 2/20 (l'offre Pmédian a 10/20)
au delà de ces bornes la note tend vers 20 d'un coté et vers 0 de l'autre .... mais en courbe voisine du cercle - la formule lisse tout çà ...
est ce plus clair ?