Un petit coup de gueule juridique dirai je ou politique du moins.
Le Rapport Perruchot sur le financement des syndicats ne sera pas rendu public, et toute personne contrevenant à cette disposition se verrait menacée de poursuites pénale.
Loin de moi l'idée de défendre des idées de tel ou tel bord, mais je reste indigné devant de tels reliquats de "Démocratie contrôlée"
Certes le rapport n'a pas été voté, néanmoins, son contenu peut permettre aux personnes qui s'y intéressent, de trouver des informations qu'il serait difficile de trouver par ailleurs.
En outre, la question du pourquoi taraude, "à qui profite le crime?" que contient (ou ne contient pas se rapport) pour que son contenu et les débats qu'il a engendré soient tenus à l'écart de toute information?
Pourquoi d'un sujet si peu en rapport avec notre quotidien général (seulement 7 à 8% des salariés sont syndiqués) se pose un blocage tel?
Parce qu'on touche au financement peut être? Le nerf de la guerre reste tabou?
Ou peut être parce que les ficelles, les abus, les avantages ou autres dont bénéficient les organisations syndicales se rapprochent de ceux dont peuvent bénéficier un parti politique?
Auquel cas en année d'élection présidentielle, donner des pistes de recherche à de "bons journalistes" pourrait être dangereux?
Beaucoup de questions mais encore peu de réponses, l'important est là: l'Assemblée Nationale recule d'un pas dans l'application de la démocratie moderne.
La rétention d'information, sauf à ce qu'elle mette en péril la sécurité d'un état ou l'intégrité des personnes n'est plus justifiée au niveau national et pourtant. !!!
** Mode coup de gueule off **
Tout cela n'est que secret de polichinelle !
C'est comme DSK, tout le monde sait et savait, mais on fait comme si c'était nouveau.
Syndicalisme et politique sont mélangés à tel point que cela en devient dégueulasse.
Personne n'ignore les liens entre le M*D*F et le parti au gouvernement.
Personne n'ignore le lien plus que direct entre la CG* et le Parti Comm*, où lorsqu'un audit était demandé par un CHSCT détenu par ce syndicat, c'était un organisme qui était grassement payé pour regarder comment les gens posaient leur pied sous leur bureau...siège de l'organisme à la même adresse que cet ancien parti ! Normal...
Et on a parlé avec la RATP, mais tout cela est connu...
C'est triste, affligeant, et un peu désespérant.
Ah oui... 7% de syndiqués. Si le syndicalisme meurt, on saura pourquoi.
Je partage ton coup de gueule.